12 septembre 2008
Les visites d'État sont réservées aux alliés et aux partenaires les plus proches des États-Unis.
Washington - Le président Bush va accueillir à la Maison-Blanche, le 15 septembre, le président du Ghana, M. John Kufuor, dans le cadre d'une visite d'État, visite officielle qui est réservée aux alliés et aux partenaires les plus proches des États-Unis.
Le sous-secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines, M. Todd Moss, a souligné ce point lors de l'entretien qu'il a accordé dernièrement à America.gov. Cette visite, a-t-il dit, sera l'occasion de célébrer l'un des « partenariats bilatéraux les plus étroits » avec les États-Unis.
« Je pense que tout le monde sait que la président Bush accorde à l'Afrique une place très importante en matière de politique étrangère. Les relations entre les États-Unis et l'Afrique sont meilleures à l'heure actuelle qu'à tout autre période de l'histoire des États-Unis, et je ne pense pas qu'un autre gouvernement ait accordé plus d'importance à l'Afrique que le nôtre. Il est clair que la politique africaine sera l'un des legs du gouvernement Bush, ce que la Maison-Blanche et le président reconnaissent bien et ce dont ils sont très fiers. »
En février 2008, la tournée du président Bush en Afrique (au Bénin, en Tanzanie, au Ghana, au Rwanda et au Libéria) a donné lieu à de multiples célébrations, a rappelé M. Moss. « Je pense que le fait d'inviter le président Kufuor à faire une visite d'État à Washington fait partie de cette célébration du partenariat entre l'Afrique et les États-Unis, qui est particulièrement fort entre notre pays et le Ghana. »
À propos des entretiens qui vont se tenir à la Maison-Blanche, M. Moss, qui s'occupe des relations avec les pays de l'Afrique de l'Ouest, a déclaré qu'ils devraient porter sur trois grands domaines : la démocratie, le développement économique et la sécurité régionale.
Les États-Unis et le Ghana vont tous deux avoir une élection présidentielle à la fin de l'année et un nouveau président en janvier car, en vertu de la Constitution de leurs pays respectifs, MM. Bush et Kufuor ne peuvent pas briguer un autre mandat. « On a donc deux présidents qui arrivent au terme d'une période de huit ans durant laquelle ils ont coopéré étroitement », a dit le haut responsable.
La prochaine élection au Ghana, pays qui a l'un des meilleurs bilans en Afrique selon M. Moss, est particulièrement importante parce qu'elle sera la cinquième élection consécutive où les candidats de divers partis peuvent se présenter librement. « Le Ghana, a-t-il dit, montre réellement au reste du continent la voie de la démocratisation et joue un rôle de premier plan dans ce domaine. »
Pour ce qui est du développement économique, le Ghana donne également l'exemple aux autres pays africains : son taux de croissance économique est supérieur à 5 % par an.
Ce pays connaît une croissance non seulement dans les secteurs traditionnels tels que l'exploitation minière, le cacao et l'or, mais aussi dans le secteur des services, en particulier les services financiers. Il s'ensuit qu'il a élargi sa base économique en faisant preuve de patience et en appliquant une politique économique judicieuse qu'on peut considérer comme un modèle pour le reste du continent africain.
En août 2006, le Ghana a conclu un accord d'un montant de 547 millions de dollars avec la Société du compte du millénaire des États-Unis (Millenium Challenge Corporation ou MCC) et est aussi le bénéficiaire de nombreux programmes d'aide du gouvernement des États-Unis.
Quant à la sécurité régionale, M. Moss a rappelé que le Ghana jouait un rôle primordial en matière de maintien de la paix tant en Afrique qu'ailleurs, ainsi qu'en ce qui concerne le règlement des conflits dans ce continent. Il a cité à titre d'exemple l'action du président Kufuor en faveur du maintien de la paix au Libéria et son action visant à régler les difficultés qui ont suivi l'élection présidentielle contestée au Kénya.
Le partenariat entre les États-Unis et le Ghana, a-t-il indiqué, remonte aux années 1960. Richard Nixon, qui était alors vice-président des États-Unis, a assisté à l'investiture du président Nkrumah en 1957, ce qui a à peu près concordé avec la création au département d'État de la direction des affaires africaines, qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire.
Par ailleurs, le président John Kennedy a signé un accord en décembre 1961 en vue d'aider le Ghana à financer la construction du barrage d'Akosambo, qui produit jusqu'à ce jour la plus grande partie de l'électricité du pays.
Le partenariat entre les États-Unis et le Ghana remonte à longtemps, mais n'a jamais été aussi étroit qu'à l'heure actuelle, a souligné M. Moss.