04 septembre 2008
Une délégation européenne va se rendre à Moscou.

Washington - La Maison-Blanche s'est félicitée du soutien des 27 États membres de l'Union européenne pour ce qui est de convaincre la Russie de retirer ses forces armées qui occupent deux provinces séparatistes de la Géorgie en violation d'un accord de cessez-le-feu.
« Nous convenons avec l'Union européenne que l'accord de cessez-le-feu doit être appliqué intégralement et nous nous associons à sa demande que les forces armées se retirent jusqu'aux positions qu'elles occupaient avant le déclenchement des hostilités », indique le communiqué que la porte-parole de la Maison-Blanche, Mme Dana Perino, a diffusée le 1er septembre.
Dans ce communiqué, la Maison-Blanche encourage aussi l'Union européenne à envoyer en Géorgie des observateurs civils dès que possible pour ne pas donner à la Russie une excuse pour maintenir ses forces armées dans ce pays.
Les hostilités entre la Russie et la Géorgie ont éclaté le 7 août après que les forces armées géorgiennes eurent tenté de reprendre le contrôle de la province séparatiste de l'Ossétie du Sud. Lorsque les affrontements se sont terminés, les forces armées russes ont pris fermement le contrôle de cette province et de l'autre province séparatiste géorgienne, l'Abkhazie, et elles ont établi des zones de sécurité dans le territoire géorgien en violation de l'accord de cessez-le-feu.
Les démarches diplomatiques visant à encourager les forces russes à se retirer sur leurs positions antérieures au 7 août, ce qui fait partie de l'accord de cessez-le-feu, n'ont pas donné de résultats jusqu'ici.
Le 1er septembre, l'Union européenne s'est réunie d'urgence pendant quatre heures à Bruxelles (Belgique) et est convenue de dépêcher à Moscou la semaine prochaine une délégation chargée de faire pression sur la Russie pour qu'elle respecte l'accord de cessez-le-feu conclu sous l'égide du président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, au nom de l'Union européenne. C'est en effet la France qui assure actuellement la présidence de l'Union européenne pour une période de six mois.
L'Union européenne est aussi convenue que si la Russie ne respectait pas l'accord qu'elle avait conclu, la deuxième série de négociations relatives à un partenariat politique et économique entre Bruxelles et Moscou qui était prévue pour la mi-septembre serait reportée.
Lors de la conférence de presse qu'il a donnée à l'issue de la réunion de Bruxelles, M. Sarkozy a déclaré qu'il convenait de dire que le comportement de la Russie au cours des dernières semaines - sa réaction disproportionnée et sa reconnaissance des deux régions qui s'étaient déclarées indépendantes - causait une inquiétude considérable en Europe et ailleurs.
Selon le communiqué de la Maison-Blanche, la réunion extraordinaire de l'Union européenne montre que l'Europe et les États-Unis sont unis dans leur soutien en faveur de l'intégrité territoriale de la Géorgie.
« Nous approuvons la décision de l'Union européenne d'envoyer une mission en Géorgie et d'encourager ses États membres à dépêcher aussitôt que possible des observateurs ; nous nous félicitons de la nomination d'un représentant spécial de l'Union européenne pour la crise et comptons œuvrer étroitement avec lui », souligne ce communiqué.
Pour sa part, le président a décidé d'envoyer cette semaine le vice-président Dick Cheney dans cette partie du monde aux fins de consultations avec les dirigeants de la Géorgie, de l'Ukraine et de l'Azerbaïdjan.
L'Union européenne aussi bien que les États-Unis ont condamné la Russie pour avoir reconnu l'indépendance des provinces géorgiennes de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, car ils considèrent que cette reconnaissance est susceptible de déstabiliser le sud du Caucase. La Géorgie est une ancienne République soviétique qui a accédé à l'indépendance en 1991 lors de la dissolution de l'Union soviétique.
Les États-Unis se sont aussi engagés à participer à la reconstruction de la Géorgie et à assister à la conférence internationale sur la reconstruction de ce pays. Depuis la cessation des hostilités, des navires et des avions de l'armée américaine apportent une aide humanitaire à la Géorgie.
L'intervention de la Russie en Géorgie a mis à mal les relations entre Washington et Moscou. « Nous sommes aussi d'avis comme l'Union européenne que la Russie a un choix à faire si elle ne veut pas s'isoler de l'Europe », indique le communiqué de la Maison-Blanche.