13 mai 2008
Il cherchera notamment à faire progresser les négociations de paix israélo-palestiniennes.
Washington - Lors de son voyage en Israël, en Arabie saoudite et en Égypte du 13 au 18 mai, le président Bush accordera une grande importance au processus de paix israélo-palestinien ainsi qu'à divers dossiers intéressant le Liban, l'Irak et l'Afghanistan.
Il célébrera en particulier le soixantième anniversaire de la création de l'État israélien ainsi que le soixante-quinzième anniversaire de l'établissement des relations officielles entre les États-Unis et l'Arabie saoudite. Il se rendra dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh pour s'entretenir séparément avec les dirigeants de plusieurs pays musulmans et prononcera un discours devant le Parlement israélien, la Knesset, et devant le Forum économique mondial du Moyen-Orient.
« Le président réaffirmera son engagement personnel en faveur de la paix entre les Israéliens et les Palestiniens et encouragera la poursuite des efforts visant à mettre en œuvre la solution de deux États : un Israël démocratique et une Palestine démocratique vivant côte à côte en paix et en sécurité », a indiqué son conseiller pour la sécurité nationale, M. Stephen Hadley.
M. Bush a exprimé son optimisme au sujet de la conclusion d'un accord entre Israël et l'Autorité palestinienne avant la fin de sa présidence en janvier 2009. M. Hadley a cependant indiqué que le président estimait que les négociations bilatérales étaient essentielles à cet égard et qu'il n'aurait pas de réunion à trois avec les dirigeants israélien et palestinien.
La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, qui est récemment revenue du Proche-Orient, a déclaré à son retour qu'il était clair que les Israéliens et les Palestiniens avaient le même objectif et qu'ils s'employaient à parvenir avant la fin de l'année à un accord qui réglerait les questions fondamentales.
Le voyage de M. Bush au Moyen-Orient, qui sera son second voyage de l'année dans cette partie du monde et probablement son dernier avant la fin de son mandat, montrera, selon M. Hadley, son opposition inébranlable aux extrémistes et aux États qui les soutiennent, à savoir l'Iran et la Syrie.
Le président a lancé une campagne diplomatique à la fin de 2007 avec la convocation de la Conférence d'Annapolis sur le Proche-Orient en vue de régler le conflit israélo-palestinien. Il s'est ensuite rendu dans cette partie du monde en janvier et il a envoyé sa secrétaire d'État, Mme Rice, au début de mois de mai en Israël et en Cisjordanie.
Les questions fondamentales qui restent à régler dans le cadre des négociations de paix israélo-palestiniennes ont trait à la démarcation des frontières, à l'avenir de Jérusalem, aux colonies israéliennes en Cisjordanie, aux réfugiés palestiniens, aux ressources en eau et aux relations futures entre les deux États.
Lors de la conférence de presse qu'il a donnée avant le départ du président, M. Hadley a déclaré que les Palestiniens qui habitaient dans la bande de Gaza auraient le choix de se joindre aux autres Palestiniens pour faire partie du nouvel État palestinien ou de continuer à subir le joug du Hamas, mouvement que les États-Unis considèrent comme une organisation terroriste et qui s'est emparé du pouvoir que détenait auparavant l'Autorité palestinienne.
Pour sa part, le Hamas doit aussi choisir entre maintenir le statu quo ou participer au processus de paix afin de progresser. Dans ce dernier cas, il lui faudra ;
- renoncer au terrorisme,
- reconnaître le droit d'Israël à exister,
- enfin, accepter les accords internationaux que les Israéliens et les Palestiniens ont déjà conclus comme les fondements de la paix.
En Israël, M. Bush s'entretiendra avec le président d'Israël, M. Shimon Pérès, puis avec le premier ministre israélien, M. Ehoud Olmert. Il prononcera aussi une brève allocution lors de la conférence internationale organisée en l'honneur du soixantième anniversaire de la création de l'État israélien, ainsi qu'un discours devant la Knesset. Il s'entretiendra aussi avec le représentant spécial du Quatuor pour le processus de paix au Proche-Orient, M. Tony Blair, en vue de parler de l'aide internationale nécessaire pour renforcer les institutions palestiniennes.
En Arabie saoudite, le président conférera avec le roi Abdallah et célébrera le soixante-quinzième anniversaire de l'établissement des relations officielles entre les États-Unis et l'Arabie saoudite.
Pendant les deux journées qu'il passera à Charm el-Cheikh, il s'entretiendra avec le président de l'Égypte, M. Hosni Moubarak, le président et le premier ministre de l'Autorité palestinienne, MM. Mahmoud Abbas et Salam Fayyad respectivement, le président de l'Afghanistan, M. Hamid Karzaï, le roi Abdallah II de Jordanie, le premier ministre libanais, M. Fouad Siniora, le vice-président de l'Irak, M. Adel Abdoul Mahdi, et le premier ministre adjoint irakien, M. Barham Salih.