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13 mars 2008

M. Bush réaffirme le soutien des États-Unis à l'Afghanistan et à l'Irak

Il incite les alliés des États-Unis à accroître leur soutien à ces deux pays.

 
George Bush à Nashville
Le président Bush à Nashville (Tennessee) le 11 mars 2008. (© AP Images)

Washington - Les États-Unis demeurent résolus à aider les Afghans et les Irakiens à faire face aux forces de l'extrémisme et à mettre en place un régime démocratique solide.

« L'effet d'un Irak libre et d'un Afghanistan libre se fera sentir au-delà des frontières de ces deux pays, et je suis convaincu que leur réussite montrera à d'autres pays ce qu'il est possible de faire », a dit le président Bush le 11 mars.

Lors du discours qu'il a prononcé ce jour-là à Nashville devant des personnalités de la radio et de la télévision confessionnelles, M. Bush a souligné que l'engagement des États-Unis en faveur de l'Afghanistan et de l'Irak se fondait sur la conviction selon laquelle la liberté était universelle et la démocratie avait le pouvoir de transformer la vie des gouvernés, de créer des possibilités économiques et de fournir les fondements de la paix et de la prospérité.

« Quels que soient sa religion et son milieu, toute personne mérite d'avoir la possibilité de choisir son avenir, a-t-il dit. C'est que les États-Unis pensent, et ce sont là les idéaux qui ont contribué à la création de notre pays. »

Il y a sept ans, du temps des talibans, a-t-il indiqué, la grande majorité des Afghans (quelque 25 millions) vivaient dans la pauvreté et moins de 50 km de routes étaient goudronnées. À l'heure actuelle, le pays a près de 2.500 km de routes goudronnées, ce qui permet la circulation des marchandises à destination des marchés et celle de pratiquement tous les Afghans désireux d'avoir accès à des services essentiels tels que des soins médicaux, alors que le nombre de ceux qui y avaient accès était auparavant très faible.

Toutefois, les talibans continuent de demeurer un ennemi déterminé, a-t-il fait remarquer. Leurs activités sont financées grâce au trafic de l'opium, et, face à la force des soldats de l'OTAN, ils préfèrent s'attaquer aux nouvelles écoles, enlever des enseignants afghans et se servir d'enfants comme kamikazes dans le cadre d'une campagne visant à démoraliser la population.

M. Bush a souligné que les États-Unis mettraient fin à ces activités pour le bien de l'humanité et pour leur sécurité, avant que les talibans trouvent le moyen de s'emparer de nouveau du pouvoir.

Les États-Unis comptent renforcer les progrès qu'ils ont réalisés avec leurs alliés de l'OTAN en voyant 3.200 marines de plus en Afghanistan. Ces marines seront surtout chargés de former des soldats et des policiers afghans de manière à ce qu'ils puissent servir et protéger leurs concitoyens.

Le président a indiqué qu'il restait encore beaucoup à faire en Afghanistan et qu'il demanderait aux alliés des États-Unis d'apporter un plus grand soutien aux Afghans lors de la prochaine réunion au sommet de l'OTAN à Bucarest (Roumanie).

« Le moment est venu pour les pays de prendre les décisions difficiles qui sont nécessaires pour que nos enfants puissent grandir dans un monde plus empreint de paix, a-t-il dit. Nous savons ce qui est en jeu, et nous savons ce que nous avons à faire. Nous allons donc aider les Afghans à jouir des bienfaits de la liberté. »

Comme en Afghanistan, la libération de quelque 27 millions d'Irakiens du joug de la dictature s'est suivie de nombreux problèmes, alors que les extrémistes demeurent encore résolus à s'attaquer à des civils et à détruire les progrès réalisés.

Les États-Unis, a dit M. Bush, ont montré leur engagement en faveur de l'Irak en envoyant en 2007 des renforts (20.000 soldats). Allié à l'exécution de programmes de reconstruction, à une participation accrue de l'ONU et du G8 dans le domaine diplomatique et au soutien croissant de chefs de tribu irakiens, le déploiement de ces renforts a entraîné une diminution de la violence et permis un retrait progressif de membres des forces de la coalition.

Toutefois, comme en Afghanistan, il reste encore beaucoup à faire en Irak. « Les progrès réalisés en Irak sont précaires. Ils ne sont pas irréversibles et ils sont fragiles », a fait remarquer le président.

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