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10 juin 2008

Le département d'État se dote d'un nouveau responsable de la diplomatie publique

M. James Glassman évoque le recours à la persuasion pour lutter contre le terrorisme.

 

Washington - Le recours à « l'arsenal de la persuasion » - à savoir le « soft power » (influence non agressive, pouvoir de séduction), le pouvoir « intelligent » et la diplomatie publique - est essentiel si l'on veut vaincre le terrorisme, affirme James Glassman, que le Sénat a confirmé, le 4 juin, au poste de sous-secrétaire d'État à la diplomatie et aux affaires publiques.

Durant sa séance de confirmation, M. Glassman a déclaré que la tâche qui l'attendait consistait à « donner au monde l'image d'un pays bon et compatissant », tout en livrant le combat idéologique le plus important de notre époque.

Pour ce faire, a-t-il dit, il faudra multiplier les échanges éducatifs, améliorer les techniques utilisées et, par-dessus tout, promouvoir les valeurs américaines afin de contrer l'idéologie des extrémistes violents. La puissance douce, ou pouvoir de séduction, est un concept de science politique créé par le professeur de Harvard Joseph Nye. Il fait référence à la capacité d'un pays d'influencer directement le comportement ou les intérêts d'autres États par des moyens culturels ou idéologiques.

Dans ce contexte, M. Glassman considère que son rôle consiste à promouvoir les intérêts des États-Unis en informant et en influençant les citoyens du monde entier. Il a ajouté qu'il avait l'intention de coopérer étroitement avec les alliés des États-Unis, particulièrement en Europe, afin d'atteindre cet objectif.

Il a également abordé la question de la mauvaise opinion des États-Unis que l'on a souvent à l'étranger et il a l'intention, pour contrer ce phénomène, de mieux écouter les autres pays, d'avoir des communications plus respectueuses et de faciliter les échanges d'informations avec eux.

« Les peuples d'autres pays ne seront pas toujours d'accord avec notre politique, mais nous voulons au moins qu'ils aient une idée juste de cette politique et des motivations qui la sous-tendent. Nous souhaitons que les désaccords soient constructifs. »

M. Glassman a été auparavant membre du Groupe Djerejian, qui étudie la diplomatie publique des États-Unis au Moyen-Orient, et président du Conseil des gouverneurs de l'audiovisuel, qui supervise la Voix de l'Amérique. Il a également consacré 40 ans de sa carrière à la communication - en tant qu'éditeur, journaliste, animateur d'émissions télévisées consacrées aux affaires publiques et gestionnaire de site Web - et fondé deux entreprises médiatiques.

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