10 juin 2008
Les alliés doivent soutenir le développement économique de l'Afghanistan.

Washington - Le président Bush considère son ultime tournée en Europe comme le moment idéal de remercier les alliés qui ont soutenu les États-Unis en Afghanistan et en Irak durant les moments les plus tumultueux de sa présidence. C'est également une occasion de susciter un renouvellement des engagements envers des causes qui touchent le monde entier.
« Les pays que je vais visiter ont des troupes en Afghanistan et je tiens, bien entendu, à les remercier, mais aussi à leur rappeler qu'il y a beaucoup de travail à faire », a déclaré M. Bush, le 9 juin, avant son départ pour Ljubljana (Slovénie), où il participera au Sommet États-Unis-Union européenne à Brdo, non loin de la capitale.
« Je crois que notre coopération en Afghanistan constituera un accomplissement historique ; nous aurons aidé une jeune démocratie à se remettre d'un régime qui traitait les femmes, par exemple, comme des citoyennes de seconde classe. »
Pour cette raison, il a l'intention de faire du soutien à l'Afghanistan un élément important de l'ordre du jour du Sommet États-Unis-Union européenne qui se tient le 10 juin et de la Conférence internationale de soutien à l'Afghanistan qui se tiendra à Paris plus tard dans la semaine. Il a ajouté que la récente visite à Kaboul de son épouse, Laura Bush, lui avait fourni de plus amples renseignements sur les besoins du pays.
« C'est elle qui va se rendre à la Conférence de Paris, en compagnie de la secrétaire d'État Condoleezza Rice, et qui demandera, en notre nom, aux pays de soutenir le développement de l'Afghanistan, ce qui est une façon de contribuer à la paix », a déclaré M. Bush lors d'une récente interview.
La situation en Afghanistan est difficile parce qu'il s'agit d'une jeune démocratie qui émerge d'un régime brutal qui avait peu fait pour améliorer les conditions de vie des Afghans, a dit le président. En 2007, des résistants du régime taliban renversé ont menacé de lancer une offensive pour reprendre le pouvoir, mais c'est la coalition dirigée par les États-Unis qui a pris l'initiative en lançant sa propre offensive, réussissant à améliorer le niveau général de sécurité dans le pays.
« Le meilleur résultat obtenu, toutefois, est au niveau de la formation des forces policières - et je remercie le gouvernement italien de son aide - et militaires qui, au bout du compte, seront responsables de la sécurité du pays. »
En plus du Sommet États-Unis-Union européenne à Brdo, M. Bush aura des entretiens bilatéraux à Berlin, à Rome, au Vatican, à Paris, à Londres et en Irlande du Nord, a déclaré M. Stephen Hadley, conseiller à la sécurité nationale. M. Bush participera également à la commémoration du 60e anniversaire du Plan Marshall pour la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale, ainsi que du pont aérien de Berlin, qui contribua à résoudre une grave crise au début de la guerre froide, durant l'occupation multinationale de l'Allemagne.
Durant ce voyage, M. Bush aura également un entretien avec le pape Benoît XVI.