10 juillet 2008
La conférence de presse du président des États-Unis à l'issue du sommet du G8

Washington - Le président Bush s'est félicité que les grandes puissances économiques aient fait des progrès importants pendant la dernière journée de la réunion au sommet du groupe des Huit (G8) en se mettant d'accord sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre tant dans les pays industriels que dans les pays en développement afin d'atténuer le réchauffement climatique d'ici à 2050.
« Toutes les grandes puissances économiques doivent participer à la lutte contre les changements climatiques, et c'est ce qui s'est passé aujourd'hui », a dit M. Bush, alors que le G8 s'apprêtait à clôturer sa réunion au sommet dans l'île japonaise d'Hokkaïdo, le 9 juillet. Les États-Unis et les autres États membres du G8 ont exprimé leur volonté de réduire considérablement les gaz à effet de serre d'ici à 2050, a-t-il précisé.
Dans la déclaration diffusée le 8 juillet, le G8 souligne que les pays tant industriels qu'en développement doivent s'efforcer de réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, mais que les États membres de ce groupe (l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie) ne peuvent pas à eux seuls réaliser cet objectif.
Les chefs d'État et de gouvernement du G8 se sont aussi entretenus avec les dirigeants d'autres pays dont l'économie est importante (l'Afrique du Sud, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie et le Mexique) au sujet de la question des changements climatiques. Ce groupe de pays a également rendu publique une déclaration dans laquelle il préconise une action concertée en vue de réduire les gaz à effet de serre ainsi que des objectifs et des engagements, mais sans préciser un pourcentage de réduction.
Lors de la conférence de presse qu'il a donnée à l'issue de la réunion au sommet du G8, M. Bush s'est déclaré d'avis que l'une des manières de réaliser les objectifs était d'investir dans le domaine des nouvelles technologies aux niveaux tant national qu'international et dans les secteurs tant public que privé. « Les États-Unis, le Japon et le Royaume-Uni, a-t-il dit, ont créé un fonds spécialisé (Clean Technology Fund) à cet effet. C'est là une manière d'aider les pays en développement à acquérir les technologies nécessaires pour qu'ils puissent devenir de bons gérants de l'environnement. »
Les grands pays industriels, a-t-il indiqué, prennent des mesures pour encourager les technologies non polluantes en coopérant dans le domaine de la recherche et du développement. « Je suis fermement convaincu que nous pouvons devenir moins tributaires du pétrole grâce aux nouvelles technologies, et il est évident qu'il va nous falloir consacrer des fonds à la recherche et au développement pour atteindre cet objectif. »
La réunion du G8 avec les autres pays dont l'économie est importante au sujet des changements climatiques est la première à avoir eu lieu depuis que l'on a commencé il y a vingt ans à aborder les questions relatives au climat et à la sécurité énergétique, a fait remarquer M. James Connaughton, qui est à la tête des conseillers du président Bush en matière d'environnement. Certains dirigeants de ce groupe sont en faveur de la décision du G8 de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, mais d'autres ne sont pas « tout à fait prêts à soutenir cette décision ».
Le président Bush s'est entretenu en tête à tête avec des chefs d'État en marge de la réunion du G8. C'est ainsi qu'il a parlé avec le président de la Chine, M. Hu Jintao, de l'état actuel des relations sino-américaines le 9 juillet et abordé avec lui des questions touchant aux échanges commerciaux, à la lutte contre le terrorisme, à la sécurité énergétique, aux droits de l'homme et à la liberté politique.
En ce qui concerne les négociations commerciales de Doha, qui visent à libéraliser les échanges commerciaux, M. Bush a indiqué que les chefs d'État et de gouvernement du G8 avaient mis l'accent sur l'importance cruciale de les mener à bien d'ici à la fin de cette année. « Nous tenons à élargir l'accès aux marchés des produits agricoles, des produits industriels et des services. Nous estimons aussi que les échanges commerciaux constituent le meilleur moyen de contribuer à réduire la pauvreté. »
Lors du premier jour de la réunion au sommet, les chefs d'État et de gouvernement du G8 se sont réunis avec des dirigeants africains pour se pencher sur les questions de la lutte contre les maladies, de la formation d'un nombre accru d'agents sanitaires et du renforcement de la coopération économique. Le G8, a indiqué M. Bush, s'est engagé à consacrer 60 millions de dollars sur une période de cinq ans à la lutte contre le sida et d'autres maladies.
« Je suis heureux, a-t-il dit, de signaler que le G8 s'est engagé à fournir 100 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide d'ici à 2010 en vue de prévenir le paludisme. Comme vous le savez, les États-Unis jouent un rôle primordial pour aider les pays à éradiquer le paludisme, et les États membres du G8 ont décidé de soutenir nos efforts. »
Les États-Unis et leurs partenaires du G8 se sont également engagés à accroître leur aide dans le domaine des maladies tropicales négligées de manière à soigner, au cours des cinq prochaines années, 75 % des personnes qui en sont atteintes dans les pays les plus touchés en Afrique, en Amérique latine et en Asie.
« Enfin, a dit le président, nous nous sommes mis d'accord sur des mesures visant à faire face à la crise alimentaire et à la hausse des prix de l'énergie. Nous sommes convenus de satisfaire dans l'immédiat les besoins alimentaires en envoyant une aide alimentaire d'urgence, en élargissant l'accès aux engrais et aux semences et en encourageant certains pays à supprimer leurs restrictions à l'exportation. »
Les chefs d'État et de gouvernement du G8 sont également convenus de faciliter l'exécution de plans visant à doubler la production de produits alimentaires de base, à accélérer l'accès aux nouvelles technologies agricoles et à acquérir une partie de l'aide alimentaire dans les pays bénéficiaires.
Pour ce qui est de la hausse des prix de l'énergie, M. Bush a précisé que le G8 était convenu de s'attaquer tant à l'offre qu'à la demande et notamment d'accroître les capacités de production et de raffinage de pétrole.