18 décembre 2008
Le président affirme que préserver la sécurité des États-Unis a été son souci prioritaire.

En 2001, les États-Unis ont été l'objet d'une attaque de la part de terroristes étrangers qui ne ressemblait en rien aux menaces auxquelles ce pays avait dû faire face dans le passé, a déclaré le président Bush lors d'un discours prononcé le 17 décembre, à l'École de hautes études militaires de l'armée de terre, en Pennsylvanie.
Les attaques du 11 septembre 2001 avaient fait suite à plusieurs autres, notamment les attentats à la bombe, en 1993, contre ce même World Trade Center et, en 1998, contre deux ambassades des États-Unis en Afrique, et l'attentat suicide, en 2000, contre le bâtiment de guerre USS Cole, au Yémen.
« Pendant des années, notre pays a considéré ces attaques comme des incidents isolés, et nous y avons riposté par des mesures limitées. Cela a changé le 11 septembre 2001 », a dit M. Bush.
Les États-Unis ont alors entrepris « une campagne résolue et de grande envergure » pour combattre le terrorisme international et améliorer la sécurité de la patrie, a dit M. Bush. Beaucoup d'Américains craignaient une attaque directe sur le territoire américain, comme cela avait été le cas au début de la Seconde Guerre mondiale, quand la marine de guerre du Japon avait attaqué une base navale américaine à Pearl Harbour, dans l'État d'Hawaï.
« Pour protéger le peuple américain, nous avons réaménagé notre stratégie, de manière fondamentale, autour de trois principes essentiels », a précisé le chef de l'exécutif.
Premièrement, les États-Unis ont reconnu le fait que leurs mesures de sécurité et leurs compétences dans le domaine du renseignement étaient inadéquates face à la nouvelle menace, a dit M. Bush. Son gouvernement a entrepris des efforts de réorganisation de l'administration fédérale, les plus importants depuis la fin de la guerre froide, et entamé des réformes majeures des services de renseignement.
Deuxièmement, a dit M. Bush, les États-Unis sont devenus conscients du fait qu'ils ne pouvaient pas se permettre d'attendre que les terroristes attaquent de nouveau pour les combattre. Une campagne globale a été alors mise au point et lancée pour lutter contre les terroristes individuels et les groupes terroristes à l'étranger, démanteler leurs réseaux, assécher leurs sources de financement et traduire en justice leurs commandants.
Et troisièmement, les États-Unis se sont rendu compte que la lutte contre le terrorisme implique plus qu'une bataille armée ; elle comprend également un combat idéologique, a dit le président Bush. « Et pour remporter ce combat, nous devons contrer l'idéologie de haine des terroristes par une vision fondée sur la liberté et la justice et qui offre de l'espoir », a-t-il ajouté.
M. Bush a dit qu'on voyait la preuve de l'efficacité des efforts des États-Unis et de leurs alliés dans la situation actuelle où les terroristes se font chasser de leurs sanctuaires, leur financement est bloqué et leurs réseaux, perturbés.
Le président Bush a également dit que les États-Unis ont intensifié leurs efforts pour éliminer les conditions qui produisent le désespoir et contribuent souvent à une réaction de rage et de radicalisme, qui, à leur tour, peuvent nourrir le terrorisme.
« Nous laisserons, à la fin de notre mandat, une coalition solide de plus de 90 pays, soit près de la moitié du monde, engagée à lutter contre le terrorisme, à partager l'information et les renseignements et à assurer la protection de nos citoyens », a dit M. Bush.
Le discours présidentiel du 17 décembre entrait dans le cadre d'allocutions présentées par M. Bush pour expliquer les décisions qu'il a prises au cours de son mandat. M. Bush quittera la Maison Blanche le 20 janvier 2009 quand le président élu Barack Obama prendra ses fonctions.