Paix et sécurité | Vers un monde plus stable

16 décembre 2008

Visite impromptue d'adieu de M. Bush en Irak et en Afghanistan

« Les États-Unis tiennent leur parole », a-t-il affirmé.

 
MM. George Bush et Nuri al-Maliki le 14 décembre 2008
Le président Bush sert la main du premier ministre de l'Irak, M. Nuri al-Maliki à Bagdad le 14 décembre 2008.

Washington - Le président Bush s'est félicité des progrès accomplis en Irak et en Afghanistan, lors d'une visite impromptue dans la région, au cours de laquelle il a souligné la détermination des États-Unis à continuer à œuvrer en faveur du succès des deux démocraties émergentes sous le mandat de son successeur, le président élu Barack Obama.

« J'appartiens à un parti politique qui est différent de celui du président élu Obama. Mais je lui souhaite de réussir, » a dit M. Bush, le 14 décembre, à Kaboul, la capitale afghane. « Ces nations doivent savoir que les États-Unis se sont tenus à leurs côtés, se tiennent à leurs côtés et continueront de le faire. »

Lors de sa quatrième et dernière visite présidentielle en Irak, M. Bush a fait l'éloge des progrès remarquables accomplis dans la situation sécuritaire et au niveau politique dans le pays, une amélioration qui a pu se faire grâce à une armée et à une police irakiennes de plus en plus capables de mener à bien leur mission, grâce à la stratégie de la coalition dirigée par les États-Unis d'envoyer des renforts de troupes en 2007, et grâce aux Irakiens qui se sont joints aux forces alliées pour combattre l'extrémisme dans le cadre de l'initiative « Réveil d'Anbar » - des événements clés qui ont conduit à une baisse de 90 % du niveau de la violence et ont solidement placé l'Irak sur la voie des réformes, de la reconstruction et du développement.

« Il y a de l'espoir dans les yeux des jeunes Irakiens », a dit M. Bush. « Ils ont un avenir pour lequel nous nous sommes battus - un Irak fort, compétent et démocratique qui sera une force de liberté et une force de paix au cœur du Moyen-Orient. »

M. Bush a eu des entretiens avec le président irakien Jalal Talabani et les membres du conseil présidentiel, puis avec les principaux députés au parlement, avant de rejoindre le premier ministre irakien Nouri al-Maliki pour la signature de deux accords qui marquent une nouvelle phase des relations américano-irakiennes : un protocole cadre sur la coopération des deux pays à l'avenir et un accord sur le statut des forces américaines, qui leur permet de rester en Irak et définit leur rôle de sécurité, tel qu'autorisé par Bagdad. (Voir « Les États-Unis se félicitent de la ratification par l'Irak du Pacte de sécurité ».)

« En signant ces accords, nous démontrons au peuple irakien que les États-Unis d'Amérique tiennent leur parole », a dit M. Bush. « Nous laissons au prochain président une fondation stable pour l'avenir. »

George Bush et Hamid Karzai le 14 décembre
Les présidents George Bush et Hamid Karzai à Kaboul le 14 décembre 2008.

D'ici juin 2009, la plupart des 146.000 membres des forces de la coalition positionnés sur plus de 400 bases en Irak, seront redéployés vers des bases situées hors des zones de population et commenceront les préparatifs pour leur retrait prévu pour la fin de 2011. M. Obama a dit qu'il souhaiterait achever ce retrait dans les seize premiers mois de son mandat - soit vers avril 2010.

Il reste encore de nombreux défis à relever mais les États-Unis demeureront prêts à apporter leur aide, a affirmé le président Bush, reconnaissant que le public était encore mécontent du rythme des changements accomplis, comme l'a illustré le journaliste irakien Muntader al-Zaidi en lançant ses chaussures sur le podium où MM. Bush et Maliki tenaient leur conférence de presse.

« Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il s'agit d'une pointure 42 », a plaisanté M. Bush, qui est sorti sain et sauf de la mêlée. « C'est ce qui arrive dans les sociétés libres. »

« Des renforts discrets » pour l'Afghanistan

Le président Bush s'est rendu en Afghanistan, où les États-Unis et la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'OTAN (la FIAS) aident les Afghans à reconstruire leur pays suite à des décennies de conflit, mais où ils doivent encore mener un combat difficile contre les talibans et les militants d'Al-Qaïda qui ont établi des sanctuaires le long de la frontière avec le Pakistan.

L'envoi « de renforts discrets » de forces américaines se poursuit actuellement, a dit M. Bush, alors que la FIAS se félicite de la promesse, faite par la France lors du Sommet 2008 de l'OTAN de Bucarest, en Roumanie, de déployer de nouvelles troupes, dans le cadre des contributions supplémentaires que feront les pays alliés.

Ces efforts contre l'insurrection, a dit M. Bush, comprendront également des engagements de la part de la communauté internationale d'élargir le nombre des équipes conjointes de reconstruction, civiles et militaires, dans les provinces, et d'accroître les autres initiatives visant à aider les Afghans à bâtir un gouvernement démocratique efficace, capable de fournir les services essentiels, de lutter contre la corruption et de créer de nouvelles possibilités économiques pour ses citoyens.

La stabilisation de l'Afghanistan est une priorité importante de la politique étrangère de M. Obama et un thème à la tête de l'ordre du jour des réunions entre sa nouvelle équipe et celle de M. Bush à la Maison-Blanche au cours de cette transition.

« Comme vous avez pu compter sur ce gouvernement, vous pourrez tout aussi bien compter sur le prochain », a dit M. Bush lors d'une conférence de presse tenue avec le président afghan Hamid Karzaï. « Il y va de notre intérêt que la démocratie s'épanouisse en Afghanistan. »

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