26 août 2008
Elle doit se retirer sur les positions qu'elle occupait avant le conflit.

Washington - La Russie a bien réduit sa présence en Géorgie, mais elle continue de violer l'accord de cessez-le-feu négocié par l'intermédiaire de l'Union européenne, a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, M. Tony Fratto, le 25 août.
« De nombreux soldats russes sont toujours dans des territoires non disputés. Des postes de contrôle sont toujours en place. Nous avons repéré ces activités à Poti. Il ne fait donc aucun doute que la Russie ne respecte pas cet accord. »
Elle a bien retiré la majeure partie de ses forces le 22 août, après une incursion de deux semaines chez son voisin du sud découlant d'une dispute au sujet de la région séparatiste d'Ossétie du Sud, soutenue par Moscou. Mais plusieurs centaines de soldats russes sont toujours stationnés en Géorgie près du port maritime de Poti, sur la mer Noire, ainsi que dans plusieurs postes de contrôle installés aux fins « de maintien de la paix » en dehors de la zone de conflit.
La Russie justifie ses actions par ce qu'elle appelle la création de « zones de sécurité », mais le président français Nicolas Sarkozy, qui assure en ce moment la présidence tournante de l'Union européenne et, à ce titre, a négocié l'accord de cessez-le-feu, a critiqué les activités de Moscou et réclamé une réunion spéciale des dirigeants de l'Union européenne le 1er septembre afin de discuter de l'aide à la Géorgie et des futures relations avec la Russie.
La Russie doit tenir ses promesses et replier toutes ses forces sur les positions qu'elles occupaient avant le conflit, a dit M. Fratto. En attendant, les États-Unis œuvrent au déploiement de 100 observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Il s'agit là d'une mesure d'établissement de la confiance afin de préparer le terrain d'un processus de paix.
M. Fratto a précisé que le vice-président Dick Cheney se rendrait en Azerbaïdjan afin de s'entretenir avec le président Ilham Aliyev, et qu'il aurait ensuite des entretiens en Géorgie avec le président Mikheil Saakashvili, en Ukraine avec le président Viktor Youchtchenko et en Italie avec le président Giorgio Napolitano et le premier ministre Silvio Berlusconi.
« Le président a pensé qu'il était important que le vice-président consulte nos alliés de la région au sujet de nos intérêts communs. »
La marine des États-Unis livre de l'aide à la Géorgie
Le 25 août, l'USS McFaul est arrivé dans le port maritime géorgien de Batumi, sur la mer Noire, chargé de couvertures, de bouteilles d'eau et d'aliments pour bébés destinés aux familles géorgiennes déplacées par l'attaque des Russes.
Le garde-côte Dallas est en route pour la Géorgie avec des fournitures supplémentaires, pendant que l'USS Mount Whitney, le navire de commandement de la Sixième flotte de la marine des États-Unis, est en cours de chargement dans le port italien de Gaète, et se mettra bientôt en route.
Le Pentagone a livré près de 800 tonnes d'aide humanitaire d'une valeur de plus de 18,4 millions de dollars depuis que le président Bush a donné l'ordre à l'armée des États-Unis d'envoyer de l'aide à la Géorgie.
Par ailleurs, a ajouté M. Fratto, le sous-secrétaire d'État aux affaires économiques, énergétiques et agricoles, M. Reuben Jeffrey, dirige une délégation de hauts représentants de diverses agences fédérales des États-Unis afin d'aider la Géorgie à évaluer l'ampleur des dégâts et à planifier les secours et la reconstruction. Les agences représentées dans la délégation sont les suivantes : Agence des États-Unis pour le développement international, ministère du commerce, Société du compte du millénaire, Société de promotion des investissements privés à l'étranger, Agence des États-Unis pour le commerce et le développement et ministère des finances.