18 août 2008
La déclaration du président des États-Unis au sujet du conflit russo-géorgien
Washington - Le président Bush a déclaré que la Russie devait respecter l'accord de cessez-le-feu qu'elle avait conclu avec la Géorgie en vue de mettre fin au conflit qui opposait ces deux pays depuis onze jours, au sujet des régions séparatistes de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.
Lors de la brève conférence de presse qu'il a donnée le 16 août dans sa propriété de Crawford (Texas), M. Bush a indiqué qu'on pouvait observer quelques progrès en ce qui concerne le règlement du conflit qui avait éclaté le 7 août entre des forces russes et des forces géorgiennes en Ossétie du Sud. Le président de la Russie, M. Dimitri Medvedev, a-t-il dit, a signé l'accord de paix négocié sous l'égide de la France et est convenu de commencer à retirer ses blindés de Géorgie.
Le président Medvedev a annoncé le 17 août que ce retrait commencerait le 18 août. « J'espère que cette fois-ci il tiendra parole », a dit la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, à la suite de cette annonce.
Le président Bush a qualifié la déclaration du président Medvedev de « mesure prometteuse » qui devrait désarmorcer le conflit. « Maintenant, la Russie doit respecter l'accord, retirer ses forces et, bien entendu, mettre fin à ses opérations militaires. »
Mme Rice, qui s'était rendue en Géorgie, devait aller ensuite à Bruxelles (Belgique) pour consulter les États membres de l'OTAN et l'Union européenne en vue de les rallier à la cause de la défense de la Géorgie.
« Une question importante, a dit M. Bush, a trait au fait que la Russie soutient que les régions de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie pourraient ne plus faire partie de la Géorgie à l'avenir. Ces régions font bien partie de la Géorgie, et la communauté internationale a dit clairement à de multiples reprises qu'elles continueraient d'en faire partie. »
Pour sa part, Mme Rice a déclaré à la presse après les propos du président Bush qu'il se pouvait que la Russie maintienne en place les soldats chargés du maintien de la paix en Ossétie du Sud qui y étaient au moment du déclenchement des hostilités et qui avaient un pouvoir très limité en matière de patrouille, mais pas d'autres.