08 avril 2008
La conférence de presse du secrétaire d'État adjoint aux affaires européennes et eurasiennes des États-Unis

Washington - Pendant leur réunion au sommet à Bucarest (Roumanie), les chefs d'État et de gouvernement des États membres de l'OTAN ont traité de sujets importants qui ne se limitent pas à l'acceptation de l'adhésion de deux nouveaux États membres, l'Albanie et la Croatie.
Ils ont réaffirmé leur engagement durable en faveur de l'Afghanistan en adoptant un plan stratégique politico-militaire, qui a reçu également l'approbation de leurs partenaires contribuant à la Force internationale d'assistance à la sécurité dans ce pays. Ils se sont engagés à équiper d'ici à 2012 les forces armées afghanes. Plusieurs pays ont également fait diverses offres. La France entre autres s'est engagée à envoyer un bataillon en Afghanistan.
S'ils n'ont pas invité la Géorgie et l'Ukraine à participer à un plan d'action pour l'adhésion, ils ont indiqué dans leur déclaration que ces deux pays deviendraient un jour membres de leur alliance et que, lors de leur réunion en décembre, leurs ministres des affaires étrangères seraient habilités à prendre une décision quant à la participation de ces deux pays à un plan d'action pour l'adhésion, après une première évaluation des progrès accomplis. Le président Bush et son ministre de la défense, M. Robert Gates, ont exprimé leur satisfaction à ce sujet.
Lors de la conférence de presse qu'il a donnée le 7 avril, le secrétaire d'État adjoint aux affaires européennes et eurasiennes des États-Unis, M. Daniel Fried, a déclaré, à propos de la réunion au sommet de Bucarest : « Nous n'avons pas obtenu tout ce que nous voulions, mais nous avons obtenu beaucoup de choses », dont l'adoption du plan de défense antimissile des États-Unis auquel devraient participer l'Europe et éventuellement la Russie.
Un fait qui n'a pas beaucoup retenu l'attention des médias selon M. Fried est la décision de la France de réintégrer le commandement intégré le l'OTAN. Ce pays n'était plus un membre à part entière de l'OTAN depuis 1966, à la suite de la décision du président de la République française, le général Charles de Gaulle, de le retirer de la structure militaire intégrée de cette alliance.
Par ailleurs, l'OTAN va reprendre ses négociations au sujet de la Macédoine, troisième pays qui espérait aussi être invitée à adhérer, mais dont la Grèce a bloqué la candidature en raison de son nom qui est le même que celui d'une province grecque.
Certaines des questions secondaires traitées au sommet de Bucarest ont trait à l'engagement de l'OTAN à continuer de maintenir la paix au Kosovo, à l'invitation qu'elle a adressée à la Serbie pour qu'elle entame un dialogue avec elle, à son rôle en matière de sécurité énergétique et à son engagement à aborder le dossier de la cybersécurité.
Ces activités représentent, selon M. Fried, « une alliance qui agit, et ce que l'on observe, c'est le fait que l'OTAN est en train de devenir pour le XXIe siècle le bras de la communauté transatlantique en matière de sécurité, qui pourra exécuter des missions dans des lieux très éloignés ».
La réunion au sommet de Bucarest, a-t-il dit, a représenté trois bonnes journées pour l'OTAN et pour l'avancement de sa mission, qui consiste à « assurer la sécurité de ses membres et à promouvoir la liberté ».