04 mai 2009
Il réaffirme son admiration et son soutien envers les journalistes attachés à la recherche de la vérité.
(Début du texte)
La Maison-Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Le 1er mai 2009
Déclaration du président à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse
Observée annuellement le 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse nous rappelle l'importance vitale de cette liberté fondamentale. En cette journée, nous célébrons la fonction indispensable que remplissent les journalistes d'exposer les abus de pouvoir, alors même que nous sonnons l'alarme au sujet du nombre croissant de journalistes dont les efforts visant à diffuser l'information quotidienne au public sont réduits au silence par la mort ou l'emprisonnement.
Quoique la Journée mondiale de la liberté de la presse n'ait été instituée qu'en 1993, ses racines sont profondément ancrées dans la communauté internationale. En 1948, alors que les populations de par le globe se relevaient des horreurs de la Deuxième Guerre mondiale, on jugea opportun de proclamer dans la Déclaration universelle des droits de l'homme le principe fondamental selon lequel « tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit ».
Alors que le monde reconnaît l'importance centrale et indiscutable de la liberté de la presse, les journalistes se trouvent fréquemment en péril. Depuis la célébration de la première Journée mondiale, il y a environ 16 ans, 692 journalistes ont été tués. Seul un tiers de ces décès étaient liés aux aléas des reportages en zone de guerre ; la majorité des victimes étaient des journalistes locaux qui couvraient chez eux des sujets tels que la criminalité, la corruption et la sécurité nationale. S'ajoutent à ce chiffre tragique les centaines d'autres journalistes qui subissent l'intimidation, la censure et l'arrestation arbitraire - n'étant coupables de rien de plus que leur passion de la vérité et leur conviction tenace que la liberté d'une société dépend de son degré d'information. Aux quatre coins du globe, on voit des journalistes soit emprisonnés soit assujettis à un harcèlement incessant : de l'Azerbaïdjan au Zimbabwé, de la Birmanie à l'Ouzbékistan, de Cuba à l'Érythrée. Les témoins emblématiques de cette réalité affligeante ne manquent pas, tels J.S. Tissainayagam au Sri Lanka ou encore Shi Tao et Hu Jia en Chine. Nous jugeons particulièrement inquiétante la situation de citoyens de notre propre pays actuellement en détention à l'étranger, notamment Roxana Saberi en Iran et Euna Lee et Laura Ling en Corée du Nord.
Aujourd'hui, je tiens à professer mon soutien et mon admiration pour tous les membres courageux de la presse, hommes et femmes, qui s'efforcent d'exposer la vérité et de renforcer le devoir de transparence à travers le monde. Ce faisant, il me vient à l'esprit l'observation suivante de Thomas Jefferson : « L'assise de notre gouvernement étant l'opinion du peuple, notre tout premier objet doit être de conserver ce droit et s'il m'était donné de décider si nous devrions avoir un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, sans hésitation aucune je préférerais la seconde option. »
(Fin du texte)