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12 juin 2009

La lutte contre la traite des personnes passe par la sensibilisation du public

Deux exemples de ce combat contre l'esclavage des temps modernes

 
Benjamin Perrin
M. Benjamin Perrin. (Photo département d'État)

Washington - Dans le monde entier, des quantités de gens désespérément à la recherche d'un emploi se retrouvent aux mains de trafiquants d'êtres humains. On estime que chaque année, 800.000 hommes, femmes et enfants franchissent illégalement des frontières internationales. Des millions d'autres sont victimes de la traite des personnes dans leur propre pays.

Ce problème ne passe pas inaperçu de tous, à preuve les héros du quotidien qui, dans de nombreux pays, agissent pour mettre fin à cette forme moderne d'esclavage.

Prenez par exemple le canadien Benjamin Perrin, qui a fondé le Future Group, une organisation non gouvernementale (ONG) vouée à la lutte contre la traite des personnes et l'exploitation sexuelle des enfants. Cette ONG œuvre avec des gouvernements étrangers, d'autres ONG et des entreprises pour lutter contre la traite et d'autres fléaux de portée mondiale, comme le VIH/sida.

Mme Mariliana Morales Berrios. (Photo département d'État)

M. Perrin a concentré son action sur le gouvernement canadien, l'exhortant à fournir des services plus efficaces aux victimes. En 2006, il a publié un rapport sur la façon dont le gouvernement canadien traite les victimes. Ceci a conduit à l'octroi de permis temporaires de résidence et de soins médicaux.

L'année dernière, M. Perrin a publié son dernier projet de recherche, qui porte sur des documents d'immigration rassemblés depuis 2006, lorsque le ministère canadien de la citoyenneté et de l'immigration a commencé à signaler les cas suspects. Ses recherches ont permis d'identifier 31 cas de traite d'êtres humains au Canada et constituent les premières statistiques nationales du pays sur ce problème.

Aujourd'hui, M. Perrin continue de promouvoir la prise de conscience de ce crime et d'encourager les gouvernements à protéger les victimes. Il a témoigné devant le parlement canadien à ce sujet, à dirigé le groupe de travail de l'université de Colombie britannique sur la traite des personnes et aidé à repérer un réseau national d'exploitation sexuelle des enfants.

Une Costaricaine pionnière des programmes de lutte contre la traite

Des efforts semblables sont déployés dans d'autres régions du monde. L'année dernière, le gouvernement costaricain a progressé sur les plans de la lutte contre ce fléau et de l'aide aux victimes. Il a récemment lancé des campagnes de prévention ainsi que des cycles de formation pour les membres de la fonction publique et de la police. Il a également mis l'accent sur l'aide aux victimes, même s'il reste encore beaucoup à faire au niveau de l'engagement de poursuites judiciaires contre les trafiquants.

Mais avant que le gouvernement ne s'attaque au problème, Mariliana Morales Berrios faisait déjà des pieds et des mains pour aider les victimes. En 1997, elle a créé la fondation Rahab pour aider les victimes et leur famille à trouver une nouvelle vie. Elle ne s'est pas laissé démonter par ses ressources limitées. Même si elle-même et son équipe reçoivent souvent des menaces, elles continuent d'aider les victimes de la traite à échapper à leurs ravisseurs. En fait, depuis sa création, la fondation Rahab a aidé plus de 3.000 victimes et sensibilisé plus de 5.000 fonctionnaires de l'État, policiers et agents de tourisme à ce fléau.

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