Droits de l'homme | La défense de la dignité humaine

02 avril 2009

La candidature des États-Unis au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Selon la représentante permanente des États-Unis, il faut que le Conseil des droits de l’homme soit équilibré.

 
La 10e réunion du Conseil sur les droits de l'homme de l'ONU le 2 mars 2009
Ouverture de la dixième réunion du Conseil sur les droits de l'homme des Nations unies le 2 mars à Genève (Suisse).

Washington - Les États-Unis sont convaincus qu’œuvrer au sein du Conseil des droits de l’homme des Nations unies est le meilleur moyen de renforcer l’objectif de cette organisation qui est de contrer les violations des droits de l’homme, a dit l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU.

La secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton et la représentante permanente des États-Unis à l’ONU Susan Rice ont annoncé le 31 mars l’intention des États-Unis de présenter leur candidature à un siège au Conseil des droits de l’homme des Nations unies cette année.

Le Conseil des droits de l’homme est un organe intergouvernemental qui relève de l’Organisation des Nations unies ; composé de 47 membres, il a pour mission de renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde, a indiqué le porte-parole adjoint par intérim du département d’État Gordon Duguid.

« Les droits de l’homme sont un élément essentiel de l’ensemble de la politique étrangère des États-Unis », a dit Mme Clinton. « De concert avec d’autres pays, nous chercherons à améliorer le mécanisme onusien des droits de l’homme afin de mieux réaliser la vision de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies. »

La prochaine série d’élections à ce Conseil est prévue pour le 15 mai à l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Les membres sont élus pour un mandat de trois ans. Le Conseil des droits de l’homme a été créé en mars 2006 pour remplacer la Commission onusienne sur les droits de l’homme, en grande partie dysfonctionnelle ; il devra faire l’objet d’un examen officiel de sa structure et de ses procédures en 2011.

Ayant choisi de ne pas se joindre au Conseil des droits de l’homme au moment de sa création en 2006, les États-Unis ont commencé en mars à participer à ses travaux à titre d’observateur pour faire face au problème des violations des droits de l’homme dans le monde.

« Les États-Unis ont contribué à fonder les Nations unies et continuent d’avoir un intérêt vital à appuyer l’attachement réel de cette organisation aux principes des droits de l’homme que nous partageons avec d’autres États membres », a souligné Mme Clinton.

Mme Rice a affirmé qu’œuvrer au sein de ce Conseil est une manière plus efficace de promouvoir et de protéger les droits de l’homme. « Ceux qui sont victimes de violations de leurs droits et font l’objet d’oppression dans le monde, de même que ceux qui consacrent leur vie à défendre les droits de l’homme, ont besoin que ce Conseil soit équilibré et crédible », a-t-elle souligné.

Lors d’une conférence de presse téléphonique, Mme Rice a souligné que les États-Unis ne voient aucun avantage à critiquer le conseil de l’extérieur sans avoir une influence significative sur ses décisions.

M. Duguid a précisé que la décision de se joindre au Conseil des droits de l’homme entre dans le cadre « de la nouvelle ère d’engagement » du gouvernement Obama vis-à-vis des autres pays du monde.

L’ambassadeur du Nigéria et actuel président du Conseil des droits de l’ONU, M. Martin Uhomoibhi, a publié un communiqué au siège de cette organisation à Genève, disant qu’il se félicitait chaleureusement de cet engagement des États-Unis.

« Si les États-Unis devenaient membres à part entière du conseil, je suis convaincu qu’ils continueront à lui fournir un apport de grande valeur », a ajouté M. Uhomoibhi.

Le président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, M. Howard Berman, a affirmé que les États-Unis étaient restés trop longtemps en marge du Conseil des droits de l’homme.

« J’appuie fermement la décision du gouvernement de renouer le contact avec le Conseil des droits de l’homme de l’ONU en briguant un siège cette année. Ce forum mondial devient de plus en plus dysfonctionnel et politisé, avec pratiquement aucun conseil de la part des États-Unis », a indiqué M. Berman.

Et d’ajouter que « l’insistance pathologique du Conseil pour diaboliser Israël » l’a empêché de faire face aux crises des droits de l’homme qui sévissent au Zimbabwé, au Soudan et dans d’autres pays et qui ont pratiquement échappé à tout examen.

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