04 décembre 2008
eJournal USA : L'abolition des pires formes du travail des enfants
La création d'un monde sûr et salubre pour nos enfants est une tâche tout aussi importante que n'importe quelle autre. Et pourtant des millions d'enfants dans le monde entier demeurent la proie de la pauvreté, de la maladie, des conflits armés, de l'exploitation et du travail forcé.
La petite fille qui figure sur la page de couverture a été photographiée par le cinéaste Robin Romano alors qu'elle tassait de l'argile dans des moules pour fabriquer des briques au Bengale occidental (Inde). Dans le cadre d'un film documentaire intitulé « Stolen Childhoods » (Enfances volées), Robin Romano dépeint le travail des enfants dans 8 pays et décrit des programmes destinés à mettre fin au travail des enfants. « Les fours à briques et les carrières de gravier sont très répandus au Bengale occidental, dans l'Orissa et dans d'autres États de l'Inde », écrit-il sur son site Internet (www.stolenchilhoods.org) où figurent ses photos. « Les enfants qui y travaillent sont exploités 12 à 16 heures d'affilée, 7 jours par semaine, 365 jours par an. Leur monde consiste uniquement de bassins à boue, d'aires de séchage, de fours, de piles de rochers et de concasseurs. La nuit, ils dorment dehors ou dans un abri de fortune où les conditions sanitaires sont inexistantes. Il n'y a pas d'école, ni même une famille pour beaucoup d'entre eux. Plus d'un tiers des enfants qui travaillent dans cette fabrique et un quart des enfants qui sont à la carrière viennent d'autres régions, où leurs parents ont été obligés de les vendre comme esclaves ou dépendent du faible salaire que ces enfants peuvent leur remettre. »
Nous examinons ce mois-ci quelques-unes des initiatives remarquables visant à lutter contre l'exploitation des enfants par le travail. L'équipe de rédaction de la revue « Perspectives économiques » tient à remercier la ministre du travail des États-Unis, Mme Elaine Chao, le personnel du Programme international contre le travail des enfants de ce ministère et l'Organisation internationale du travail pour les conseils qu'ils nous ont prodigués et pour le temps qu'ils ont consacré à la réalisation de cette revue. Nous sommes aussi reconnaissants à de nombreux groupes qui s'attaquent au problème du travail des enfants, tâche qui exige l'engagement d'une vaste coalition de personnes œuvrant afin de retirer les enfants d'un environnement dangereux sur les plans aussi bien physique que psychologique.
Dans son introduction, Mme Chao indique que, le 12 juin 2005, des pays du monde entier vont observer la Journée mondiale contre le travail des enfants et faire ainsi porter l'attention sur les mesures prises par les pouvoirs publics, par des organisations non gouvernementales et par les entreprises pour mettre fin aux pires formes du travail des enfants. Cette année, le travail des enfants dans les mines et dans les carrières recevra une attention particulière. Des projets pilotes élaborés par l'Organisation internationale du travail montrent comment on peut supprimer le travail des enfants dans les mines et dans les carrières en aidant les travailleurs de ces deux secteurs à obtenir la reconnaissance de leurs droits, à organiser des coopératives ou d'autres unités de production, à améliorer la santé, la sûreté et la productivité des travailleurs adultes et à mettre en place des services essentiels tels que les écoles, l'eau potable et l'assainissement.
Nous espérons que le présent numéro de « Perspectives économiques », publié par le département d'État, aidera nos lecteurs à mieux prendre conscience du sort peu enviable de la petite fille dont la photographie figure sur la page de couverture et des nombreux efforts visant à l'aider ainsi que les milliers d'enfants qui sont dans une situation semblable à travers le monde.
La rédaction
Article de l'édition de mai 2005 d' eJournal USA