18 septembre 2009

Washington - En dépit des progrès indéniables enregistrés contre l'épidémie mondiale de sida, ce fléau continue de faire des ravages dans tous les continents et en divers lieux de tous les pays du monde, a déclaré la secrétaire d'État américaine, Mme Hillary Clinton.
Le sida, a-t-elle dit, « ronge les économies, exacerbe la pauvreté et sème les germes de l'instabilité. Pour les familles, son tribut se mesure par la perte de parents aimés ; pour les nations, il se mesure par la perte des potentialités humaines. »
Le 17 septembre, lors d'une cérémonie de prestation de serment marquant l'entrée en fonction du nouveau coordonnateur pour les États-Unis de la lutte mondiale contre le sida, le docteur Eric Goosby, Mme Clinton a fait le point de la situation six ans après le lancement par les États-Unis du programme le plus important de l'histoire relatif à la lutte contre une seule maladie - le Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le sida, ou PEPFAR.
Engagé en 2003 par le président George W. Bush, le PEPFAR s'était fixé les objectifs suivants sur 10 ans, en partenariat avec un certain nombre de pays intéressés : appuyer le traitement d'au moins 3 millions de personnes, la prévention de 12 millions d'infections et la prestation de soins à 12 millions d'êtres humains, dont 5 millions d'orphelins et d'enfants vulnérables.
Mme Clinton a indiqué que grâce à ce programme, les États-Unis avaient assuré jusqu'ici le traitement de plus de 2 millions de personnes, des services de dépistage et de conseil à près de 57 millions de personnes, et des soins à plus de 4 millions d'orphelins et d'enfants fragilisés. « Le président Obama et moi-même sommes profondément attachés au succès continu du PEPFAR, a-t-elle dit. Nous travaillerons, dans le cadre du PEPFAR et en coopération avec nos partenaires mondiaux, à élargir l'accès à ces services de prévention, de traitement et de soins. »
Le gouvernement Obama, a poursuivi la secrétaire d'État, conçoit le PEPFAR comme une plate-forme sur laquelle se grefferont d'autres services médicaux essentiels pour les particuliers et pour les familles, en vertu notamment de l'Initiative mondiale du président en matière de santé.
C'est l'une des raisons pour lesquelles le docteur Goosby a été choisi par M. Obama pour diriger cette entreprise. Professeur de médecine à l'université de Californie à San Francisco, le docteur Goosby a consacré une longue partie de sa carrière à la santé publique, notamment dans des postes clés du gouvernement de M. Bill Clinton.
Au moment de sa désignation, le docteur Goosby a déclaré, selon le New York Times, que le programme PEPFAR avait déjà « sauvé des millions de vies en Afrique subsaharienne et dans d'autres régions durement touchées du monde. Il reste cependant des problèmes importants à régler en matière de prévention et de traitement de l'infection par le VIH. »
Mme Clinton a fait l'éloge du docteur Goosby comme étant un pionnier de la lutte contre le sida depuis les premiers jours de la découverte de cette épidémie. « En tant que jeune médecin à San Francisco, il a été l'un des premiers docteurs à traiter des séropositifs à l'hôpital général de San Francisco, où il a contribué à l'intégration des programmes anti-VIH aux services de méthadone. »
Le docteur Goosby a occupé dans le gouvernement fédéral divers postes liés aux programmes nationaux de lutte contre le sida et il a notamment travaillé au Bureau de la Maison-Blanche chargé de la politique nationale sur le sida où il a concouru à la mise en œuvre de l'Initiative en faveur des minorités frappées par le sida, a indiqué Mme Clinton. Il a également dirigé la Fondation Pangaea contre le sida, qui aide les autorités médicales de par le monde à lancer leurs programmes de traitement du VIH.
Le docteur Goosby a rejoint Mme Clinton en Afrique du Sud lors du voyage qu'elle a effectué dernièrement en Afrique subsaharienne, afin d'observer les programmes mis en place par le nouveau gouvernement sud-africain. Il a également fait un séjour récent au Zimbabwé où il a analysé les efforts renouvelés des autorités médicales en vue d'augmenter la capacité de leurs services hospitaliers et de créer un dispositif viable de soins médicaux.