06 mai 2009
Le président veut proroger le PEPFAR et appliquer une stratégie intégrée d'aide à l'étranger.
(Début du texte)
La Maison-Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Le 5 mai 2009
Déclaration du président
L'initiative mondiale des États-Unis en matière de santé
En ce XXIe siècle, la maladie se propage librement à travers les frontières et les océans et, ces temps derniers, le virus H1N1 de 2009 nous a rappelé avec force la nécessité urgente d'agir. Il n'est plus possible de nous cloîtrer du reste du monde et d'espérer pour le mieux, pas plus que nous ne pouvons rester indifférents aux problèmes de santé qui se posent au-delà de nos frontières. Telle flambée épidémique en Indonésie est capable d'atteindre l'Indiana en quelques jours. Les crises sanitaires à l'étranger peuvent causer des souffrances et des conflits généralisés ainsi qu'une contraction de l'économie.
C'est pourquoi je demande au Congrès d'accueillir favorablement ma proposition de budget pour l'année budgétaire 2010, de 8,6 milliards de dollars - et de 63 milliards de dollars sur six ans -, visant à mettre en place une nouvelle stratégie mondiale générale en matière de santé. S'agissant de prévention, il n'est plus question de s'attaquer à chaque maladie isolément. L'interdépendance qui caractérise notre monde d'aujourd'hui nous commande d'appliquer une approche intégrée.
Alors que j'étais au Sénat, je m'étais joint à une majorité de membres des deux partis pour appuyer l'initiative efficace du gouvernement Bush intitulée Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le sida, ou PEPFAR. Ce plan a assuré des programmes de traitement et de prévention à des millions d'individus réduits à des situations parmi les plus extrêmes de la planète. L'été dernier, le Congrès a adopté la loi Lantos-Hyde de lutte mondiale contre le sida, que j'ai été fier de coparrainer quand j'étais sénateur et que je vais maintenant appliquer en tant que président. Cependant, je reconnais que tous nos efforts en vue de mettre fin à la mort par le sida, le paludisme et la tuberculose seront vains si nous ne faisons pas davantage pour améliorer les dispositifs de santé de par le monde en mettant l'accent sur la santé maternelle et infantile et en veillant à ce que les meilleures pratiques nous guident dans le financement de ces programmes.
Mon budget prévoit des investissements cruciaux dans cette nouvelle stratégie mondiale exhaustive en matière de santé. Nous appuierons les objectifs du PEPFAR tout en intensifiant et en améliorant notre lutte contre des maladies qui tuent 26.000 enfants chaque jour. Nous ne pourrons, certes, résoudre tous les problèmes. Néanmoins, nous avons le devoir de protéger la santé de nos populations, de sauver des vies, d'atténuer les souffrances et de contribuer à la santé et à la dignité de tous les êtres humains. Les États-Unis peuvent exercer une action significative afin de relever ces défis, et c'est ce à quoi mon gouvernement est résolu à s'employer.
(Fin du texte)