11 août 2009
Mme Clinton a également mis en évidence la lutte de l’Afrique du Sud contre ce fléau.

Washington - Tout au long de sa tournée de sept pays africains, la secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton, met l’accent sur l’engagement des États-Unis à combattre le fléau du sida en Afrique subsaharienne ; en Angola, elle a signé un nouvel accord-cadre avec le gouvernement tandis qu’en Afrique du Sud, elle a rendu visite à des séropositifs, dans un centre de soins financé par les États-Unis.
Le nouveau partenariat entre les États-Unis et l’Angola, signé le 10 août par Mme Clinton et par le ministre angolais des affaires étrangères, M. Assunçao Afonso des Anjos, consiste en un plan stratégique de coopération sur cinq ans entre les deux gouvernements et d’autres intéressés. Il vise à réaliser les objectifs du Plan stratégique national de l’Angola 2007-2010 contre le sida avec la contribution des États-Unis dans le cadre du Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR).
L’accord-cadre entre les États-Unis et l’Angola permettra de s’attaquer au sida au moyen de stratégies qui ont fait leurs preuves, en élargissant les programmes de prévention et en améliorant l’accès aux soins médicaux et leur qualité. Parmi ses autres objectifs figurent le renforcement des capacités locales, l’adoption de réformes et l’aide au gouvernement angolais pour qu’il puisse coordonner son action avec celle de groupes clés et de responsables de la lutte contre cette maladie.
« Cet accord-cadre représente une nouvelle approche de la lutte que mène notre gouvernement contre le sida, a indiqué Mme Clinton. Il met l’accent sur une approche qui va de la base au sommet et qui est mise au point pour le pays que nous aidons et par ses responsables. » Il accorde aussi une plus grande important aux effets de cette maladie sur les femmes, a-t-elle dit en soulignant que les personnes de sexe féminin représentaient près de 60 % des séropositifs en Afrique subsaharienne.
Lancé en 2003 par l’ancien président George Bush, le PEPFAR demeure le programme le plus important jamais créé par un pays pour combattre une maladie unique. En 2008, le Congrès américain l’a prorogé pour une période de cinq ans et affecté 48 milliards de dollars à la prévention du sida, aux traitements et aux soins et à la lutte contre la tuberculose et le paludisme. Les programmes exécutés dans le cadre du PEPFAR sont destinés aux pays qui sont les plus touchés par le sida, notamment en Afrique subsaharienne mais aussi dans le bassin caraïbe.
Le partenariat américano-angolais portera sur la prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant, sur l’amélioration du suivi et de l’évaluation médicale, et sur les cas d’infections combinées de sida et de tuberculose. Il visera aussi à contrer la stigmatisation et la discrimination dont font l’objet les séropositifs et cherchera à faire participer ceux-ci à tous les aspects de la préparation de ses programmes et de leur exécution. Le partenariat prévoit l’étude du rôle que la circoncision des hommes joue dans la pandémie du sida en Angola, ainsi que l’application de mesures adaptées.
Si Mme Clinton a fait l’éloge du gouvernement angolais pour son action en vue de l’application rapide de l’accord-cadre de partenariat, M. dos Anjos a félicité Mme Clinton et le gouvernement Obama de l’appui durable qu’ils offrent aux séropositifs, « en fournissant les moyens de lutter contre ce virus, de prévenir de nouvelles infections, d’alléger les souffrances des personnes atteintes du sida et d’améliorer les conditions de vie des séropositifs ».
« Ce sont les moments comme celui-ci qui définissent la dimension réelle de la coopération humaine », a déclaré M. dos Anjos en remerciant Mme Clinton de sa visite à Luanda.: « La signature de cet accord, a-t-il ajouté, est l’acte concret qui apportera la vérité et la solidarité réelle entre le peuple angolais et le peuple américain. »
Le PEPFAR continue de donner des résultats en Afrique du Sud
Mme Clinton avait aussi fait état des programmes financés par le PEPFAR en Afrique du Sud, lors de sa visite du 6 au 8 août dans ce pays. Le 7 août, elle s’est rendue avec le ministre sud-africain de la santé, le docteur Aaron Motsoaledi, le 7 août, dans un centre de soins financé par les États-Unis (Cullinan Care Clinic) dans la banlieue de Pretoria, où elle s’est entretenu avec des patients séropositifs qui lui ont fait part de leur vie..
« Je suis très heureuse, a-t-elle dit, de voir qu’il y a des personnes ici qui veulent bien parler de leur vie dans ce centre parce que le ministre et moi-même pouvons parler, et nos invités distingués peuvent aussi le faire, mais l’important c’est ce que ce centre de soins signifie pour les habitants de la région et ce qu’il représente pour une action future en faveur de tous les Sud-Africains. »
« Ce centre, a-t-elle indiqué, est le résultat du partenariat et de la collaboration entre le peuple et le gouvernement des États-Unis et le peuple et le gouvernement de l’Afrique du sud. Nous sommes fiers d’appuyer ce qu’il fait grâce au PEPFAR et à l’USAID (l’Agence des États-Unis pour le développement international). »
Lors de cette visite, Mme Clinton était accompagnée de deux membres du Congrès et du nouveau coordinateur pour le sida dans le monde, M. Eric Goosby.
La secrétaire d’État a entamé sa tournée de sept pays africains le 4 août au Kénya, où elle a assisté au Huitième Forum de l’AGOA à Nairobi. Elle s’est ensuite rendue en Afrique du Sud avant d’aller en Angola, puis en République démocratique du Congo. Elle doit encore se rendre au Nigéria, au Libéria et au Cap-Vert avant de rentrer le 14 août aux États-Unis.