01 août 2008
Quelque 1,64 million de personnes dans 15 pays ont bénéficié d’une thérapie antirétrovirale

Washington – Lorsque le président Bush a proposé, en janvier 2003, un plan pluriannuel de grande ampleur pour lutter contre le sida, seulement 50.000 séropositifs en Afrique subsaharienne recevaient un traitement antirétroviral.
Quelque temps plus tard, le Congrès a adopté le plan d’aide d’urgence à la lutte contre le sida à l’étranger, connu sous l’acronyme anglais de PEPFAR, et voté les 15 milliards de dollars prévus pour son financement pendant une période de cinq ans. Il vient de proroger ce plan, dont la dotation devrait atteindre 48 milliards pour la période allant de 2009 à 2013.
Dans le cadre du PEPFAR, la lutte contre le sida allie la prévention au traitement et aux soins. Près de la moitié (47 %) des fonds du PEPFAR ont été affectés en 2007 au traitement. En mars dernier, quelque 1,64 million d’habitants de 15 pays avaient reçu un traitement antirétroviral.
En tout, 1,73 million d’hommes, de femmes et d’enfants ont bénéficié d’un traitement financé par le PEPFAR, et 33 millions ont reçu des conseils et subi un test de dépistage. Treize des pays bénéficiaires du PEPFAR se trouvent en Afrique subsaharienne, qui compte plus des deux tiers des séropositifs du monde.
Le PEPFAR a également permis de financer des programmes visant à prévenir la transmission du virus du sida de la mère à l’enfant pendant la grossesse et chez les toxicomanes et à garantir la non-contamination des réserves de sang.
Selon le rapport annuel que le PEPFAR a rendu public en 2008, quelque 6,6 millions de personnes séropositives ou touchées par le sida, dont près de 3 millions d’enfants en situation vulnérable, ont reçu des soins d’une forme ou d’une autre grâce aux programmes qu’il finance.
En 2007, le PEPFAR a élargi son champ d’action en intégrant dans les programmes alimentaires ses programmes de soins destinés aux séropositifs, en particulier aux femmes séropositives qui sont enceintes ou qui allaitent un enfant, et aux enfants en situation vulnérable.

Il finance aussi des programmes visant à renforcer les cours de prévention et d’aide psychologique dans les écoles. En 2007, environ 180 millions de dollars ont financé des activités éducatives. Dans certains cas, des écoles ont reçu des subventions pour acheter du matériel didactique si elles acceptaient de renoncer à exiger des droits d’inscription pour les enfants en situation vulnérable.
Les partenariats
Œuvrant de concert avec d’autres organismes fédéraux, tels que les services de l’Initiative en faveur de la lutte contre le paludisme, la Société du compte du millénaire, l’Agence des États-Unis pour le développement international et le Corps de la paix, le PEPFAR établit des partenariats avec les pouvoirs publics des pays bénéficiaires, des organisations non gouvernementales et le secteur privé.
Le partenariat avec PlayPumps International, la fondation Case et d’autres organismes finance à concurrence de 60 millions de dollars des projets visant à alimenter en eau potable des familles en Afrique. Il fixe des manèges à des pompes à eau dans quelque 700 écoles et dispensaires situés dans 10 pays. L’énergie des enfants qui se servent des manèges permet de pomper de l’eau potable pour les habitants des localités intéressées.
Le PEPFAR a aussi établi un partenariat avec la société PepsiCo et avec l’Organisation internationale du travail pour mieux informer les salariés de cette société des risques du sida en Inde. Tout comme de nombreux autres employeurs, la société PepsiCo tient à faire en sorte que son personnel reste en bonne santé.
Un autre partenariat avec Motorola, Accenture Development Partners, GSM Association Development Fund et MTN Voxiva a trait aux moyens de télécommunications nécessaires dans 10 pays bénéficiaires du PEPFAR. Le programme Phones-for-Health (téléphones pour la santé), dont le budget est de 10 millions de dollars, permettra la transmission sans délai d’informations précises entre les responsables de la lutte contre le sida et les prestataires de services.
En 2007, le PEPFAR a investi environ 638 millions de dollars au titre de la modernisation de l’infrastructure médicale, y compris la construction et la rénovation de bâtiments, la création de laboratoires, la fourniture de matériel médical et la formation technique des prestataires de services et d’agents sanitaires.
Le PEPFAR appuie aussi les mesures prises par des pays afin de mieux évaluer la santé de la population et de porter sur des cartes les lieux de traitement et de soins en vue de découvrir les lacunes géographiques.
Près de 2 millions de personnes ont reçu un traitement dans le cadre de programmes financés en commun par le PEPFAR et par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le PEPFAR fournit environ un tiers du budget du Fonds mondial, environ 2,5 milliards de dollars jusqu’ici, soit plus que tout autre pays.