24 septembre 2009

Washington - Le président Obama a marqué une pause dans le tohu-bohu des manifestations et des conférences diplomatiques de Nations unies pour s'adresser à des groupes bénévoles dont la mission consiste à déployer tous leurs efforts en vue de contribuer à résoudre les problèmes les plus tenaces de notre siècle, notamment la pauvreté, la maladie, l'ignorance et les effets des changements climatiques.
« Partout dans le monde, alors même que nous cherchons à inaugurer une nouvelle ère de dialogue avec d'autres pays, nous prenons un engagement encore plus étendu, celui de bâtir de nouveaux partenariats entre les sociétés et les citoyens, au sein de la vie associative, commerciale et confessionnelle », a déclaré M. Obama le 22 septembre à New York lors de la cinquième réunion annuelle de la Clinton Global Initiative (CGI).
Lancée en 2005 par l'ancien président Bill Clinton, cette initiative mondiale s'emploie à rassembler les forces vives des secteurs public et privé en faveur de la recherche de solutions dans quatre domaines : les changements climatiques, la pauvreté, la santé et l'éducation. La réunion de cette année coïncidait avec l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies, dont beaucoup de membres - chefs d'État et de gouvernement, dirigeants des milieux d'affaires, célébrités, etc. - se sont engagés à s'attaquer à ces dossiers sociaux ardus. Le directeur de la CGI, M. Robert Harrison, a déclaré à la presse que, depuis la première conférence, mille quatre cents engagements avaient été pris, dont certains valant plusieurs milliards de dollars.
La création de partenariats sur la base du respect mutuel et des intérêts mutuels est le principe qui anime la dynamique actuelle des relations entre les États-Unis et le reste du monde, a affirmé le président.
« Cet esprit de partenariat est une caractéristique déterminante de notre politique étrangère. Nous rénovons l'œuvre de développement en tant qu'élément clé de la politique extérieure des États-Unis, non pas en faisant la leçon aux autres ou en leur imposant nos idées, mais en restant à l'écoute, en recherchant les occasions de collaboration et d'échanges accrus entre étudiants et spécialistes, de coopération entre scientifiques aux fins de l'avancement des techniques, de partenariats entre sociétés commerciales et entre créateurs d'entreprises, afin de promouvoir la prospérité et les possibilités économiques pour les populations du monde entier », a déclaré M. Obama.
Il a fait observer qu'à l'inverse des extrémistes qui ne pensaient essentiellement qu'à la destruction de sociétés entières, les États-Unis envisageaient un avenir où les ressources seraient consacrées à l'instruction, à la santé et au bien-être des populations. Cet engagement passe obligatoirement par la création d'associations qui dépassent le cadre des régions ou des religions, tant que, de leur côté, les chefs religieux, les organisations non gouvernementales et les particuliers de tout ordre devront s'efforcer d'instaurer une bonne gouvernance, des institutions transparentes et des services de base dont dépendra la sécurité des peuples.
« Nous apportons des augmentations importantes à notre aide extérieure. Cela dit, nous aurons toujours besoin de la société civile pour aider les pays bénéficiaires à distribuer cette aide sans tomber dans la corruption », a poursuivi le président. « La raison d'être de l'aide doit être de mettre en place les conditions qui rendent cette dernière inutile, de contribuer à augmenter la capacité de transformation positive d'une société. »