Aide à l'étranger | La générosité au service du développement

15 juin 2009

Les É.-U. favorables à une nouvelle méthode de lutte contre la faim

Il s'agira dans un premier temps de faire le point des meilleures pratiques dans ce domaine.

 
La secrétaire d'État, Mme Hillary Clinton
Lors de la remise du Prix alimentaire, Mme Clinton a déclaré q'une nouvelle approche au problème de la faim mondiale est nécessaire.

Washington - Dans les semaines à venir, le président Obama, le ministre de l'agriculture Tom Vilsack et la secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton vont demander aux donateurs, aux groupes sans but lucratif, aux universités et aux entreprises de leur dire quelles sont les meilleures pratiques qui devraient faire partie d'une nouvelle façon de lutter contre la faim dans le monde.

Le 11 juin, lors d'une cérémonie organisée au département d'État afin d'annoncer le lauréat du Prix mondial de l'alimentation pour 2009, Mme Clinton a donné un exemple d'instance avec laquelle les États-Unis vont coopérer : le Programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique (PDDAA), une initiative de l'Union africaine visant à stimuler les rendements agricoles.

Pendant trop longtemps, en effet, la réaction à la faim a consisté à expédier de l'aide d'urgence « lorsqu'une crise atteint son paroxysme. Cela sauve des vies, mais ne s'attaque pas aux racines du mal. »

Mme Clinton a affirmé que les États-Unis soutenaient la création de mécanismes agricoles efficaces et durables dans les régions et les pays où les méthodes actuellement employées ne donnent pas de résultats.

Une nouvelle méthode de lutte contre la faim profitera également aux États-Unis, a ajouté Mme Clinton. En contribuant à améliorer la productivité agricole - objectif louable en lui-même - les États-Unis vont renforcer leur capacité d'endiguer l'extrémisme, la violence et les conflits.

Les groupes voués à la lutte contre la faim dans le monde réclament en effet une nouvelle façon d'aborder le problème et une augmentation des fonds consacrés à l'aide alimentaire.

« Nous sommes très encouragés par l'appel qu'a lancé la secrétaire Clinton à une approche fondée sur la demande en matière de sécurité alimentaire et de développement agricole, une approche qui met en outre l'accent sur un engagement profond avec les parties concernées », a dit Julie Howard, directrice exécutive du Partnership to Cut Hunger and Poverty in Africa (Partenariat de lutte contre la faim et la pauvreté en Afrique), à America.gov. Nous avons une occasion formidable de mettre cette nouvelle méthode à l'épreuve en Afrique subsaharienne, où plusieurs pays sont en train d'achever la mise en œuvre de nouvelles stratégies agricoles dans le cadre du PDDAA. »

Des accords d'aide entre les États-Unis et d'autres pays aideront les partenaires à atteindre leurs objectifs prioritaires, a précisé Mme Howard.

Un programme plus efficace d'aide à l'étranger, doté notamment d'une meilleure coordination et d'une obligation de rendre des comptes, « signifie que les gens obtiendront de l'aide plus rapidement et plus efficacement », a déclaré l'association Bread for the World, dont le siège est à Washington, dans une lettre publique.

Mme Clinton a énuméré les stratégies qui guideraient les États-Unis dans leurs efforts de soutien à des systèmes agricoles durables :

• Accès facilité à des semences de qualité, des engrais, des outils d'irrigation, du crédit et de la formation.

• Aide aux agriculteurs pour leur permettre d'acheminer leurs produits vers les marchés grâce à l'amélioration des capacités d'entreposage et de traitement, ainsi que des routes rurales.

• Entretien des ressources naturelles afin de préserver les terres pour les générations futures et aider les pays à s'adapter au changement climatique.

• Expansion de la recherche et du développement afin de préparer la prochaine génération de botanistes.

• Appui aux réformes politiques et à la bonne gouvernance.

• Augmentation des échanges de façon que les petits agriculteurs puissent vendre leurs produits sur plus de marchés.

• Soutien aux femmes - qui constituent la vaste majorité des agriculteurs du monde - et à leurs familles.

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