View Other Languages

We’ve gone social!

Follow us on our facebook pages and join the conversation.

From the birth of nations to global sports events... Join our discussion of news and world events!
Democracy Is…the freedom to express yourself. Democracy Is…Your Voice, Your World.
The climate is changing. Join the conversation and discuss courses of action.
Connect the world through CO.NX virtual spaces and let your voice make a difference!
Promoviendo el emprendedurismo y la innovación en Latinoamérica.
Информация о жизни в Америке и событиях в мире. Поделитесь своим мнением!
تمام آنچه می خواهید درباره آمریکا بدانید زندگی در آمریکا، شیوه زندگی آمریکایی و نگاهی از منظر آمریکایی به جهان و ...
أمريكاني: مواضيع لإثارة أهتمامكم حول الثقافة و البيئة و المجتمع المدني و ريادة الأعمال بـ"نكهة أمريكانية

18 février 2009

Grâce au « pouvoir intelligent », la diplomatie scientifique redore son blason

Il s'agit de fédérer la puissance militaire et les capacités civiles des États-Unis dans des partenariats et des programmes d'échange.

 
Construction du système de détection de tsunami international
Des experts américains et indonésiens œuvrent de concert afin de mettre au point un système de détecton de tsunami météologique.

Washington - La secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton préconise un changement dans la manière dont s'acquitte le département d'État de ses tâches de politique étrangère. La réorientation souhaitée renforcera notamment le rôle de la coopération scientifique dans les relations internationales.

« La direction des États-Unis laisse à désirer dans ce domaine, mais elle est désirée », a-t-elle dit à la commission sénatoriale des affaires étrangères lors de son audition de confirmation, le 13 janvier. « Nous devons utiliser ce qui a été baptisé "puissance intelligente", toute la gamme d'outils dont nous disposons - diplomatiques, économiques, militaires, politiques, juridiques et culturels -, choisir l'outil ou le groupe d'outils adéquats à chaque situation. Fondée sur ces bases avec intelligence, notre diplomatie sera à l'avant-garde de la politique étrangère. »

On entend par pouvoir intelligent un équilibre judicieux entre les moyens militaires dont disposent les États-Unis et leurs capacités considérables en matière de diplomatie, de développement, d'échanges culturels, d'éducation et de sciences. L'un des outils les plus prometteurs de la puissance intelligente est la diplomatie scientifique, c'est-à-dire la pratique d'appuyer et de promouvoir les échanges, la coopération et les recherches scientifiques entre les États-Unis et les autres pays - même parfois ceux qui n'ont aucune autre relation diplomatique avec les États-Unis.

Par le biais de son Bureau des affaires océanographiques, environnementales et scientifiques (OES), le département d'État invite des gouvernements, des entreprises du secteur privé, des universités, des organisations non gouvernementales et internationales, et des particuliers de toutes les régions du monde, à s'associer à ses programmes de coopération et d'éducation.

« Nous avons récemment conclu des accords dans le domaine des sciences et techniques avec l'Algérie, le Maroc, la Libye et la Jordanie », a dit Jeff Miotke, sous-secrétaire d'État adjoint pour l'OES, en avril 2008, à la commission sur les sciences et la technologie de la Chambre des représentants. Un accord avec l'Arabie saoudite a été mis au point et signé en décembre 2008.

« Nous avons porté nos relations dans le domaine des sciences et techniques avec le Pakistan à un niveau supérieur », a-t-il ajouté. « Avec le Pakistan et l'Égypte, nous avons des fonds de coopération scientifique et technologique de gouvernement à gouvernement, les deux seuls fonds de ce genre qui existent encore. »

Renforcer les relations

En juillet 2008, l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS), une organisation scientifique internationale sans but lucratif basée à Washington, a annoncé la création d'un Centre de la diplomatie scientifique.

Celui-ci œuvre de concert avec les organismes scientifiques et de politique étrangère pour mettre en valeur la diplomatie scientifique et identifier des projets potentiels de collaboration qui pourraient renforcer les relations de la société civile entre les pays, en particulier lorsque les relations officielles sont tendues ou inexistantes.

« J'envisage deux aspects pour nos activités », a dit à America.gov M. Vaughan Turekian, directeur du Centre et chef des affaires internationales de l'AAAS. « L'une est d'agir, l'autre est d'inspirer. »

Sandra Magnus et des petits Indiens
Mme Sandra Magnus, une astronaute de la NASA rencontre des écoliers indiens à l'occasion d'une conférence scientifique sur l'espace.

Dans le premier cadre des activités opérationnelles, on trouve, entre autres, la création de délégations et la collaboration avec l'étranger pour organiser des séjours dans d'autres pays, et la création de programmes bilatéraux.

En l'occurrence, le Centre pour la diplomatie scientifique œuvre de concert actuellement avec l'Organisation israélo-palestinienne pour les sciences - un groupe sans tendance politique et sans but lucratif, basé à Jérusalem - pour appuyer la mission de celui-ci qui est d'encourager la coopération entre Israéliens et Palestiniens et de promouvoir le dialogue et les échanges entre universitaires et chercheurs dans ces communautés.

« L'objectif des efforts visant à inspirer - qui sont d'une importance vitale - est de faciliter les liens entre des experts de différentes communautés pour qu'ils puissent découvrir les possibilités d'activités conjointes qui serviraient à entamer et à établir des relations à long terme », a dit M. Turekian.

Bâtir des liens

En novembre 2008, l'Association des universités américaines a organisé une tournée en Iran pour les présidents de six universités importantes dans le cadre d'efforts visant à identifier les moyens d'améliorer les liens scientifiques et éducatifs entre les États-Unis et l'Iran.

Le 22 janvier, des chercheurs et des universitaires éminents de l'Iran et des États-Unis se sont réunis à l'AAAS, à Washington. C'était la dernière en date des visites récentes d'échanges entre les deux pays, et ce, alors que le gouvernement américain examine sa politique envers l'Iran.

Un autre exemple de diplomatie scientifique est la Bibliothèque scientifique virtuelle de l'Irak, lancée en 2006 pour aider à rebâtir l'infrastructure éducative et scientifique de ce pays.

Cette bibliothèque consiste en un portail informatique qui permet à 80 % des universités et instituts de recherche irakiens d'avoir accès à des millions d'articles publiés dans plus de 17.000 revues scientifiques et d'ingénierie, plus des ressources technologiques et éducatives, grâce à une plateforme Internet mise au point par Sun Microsystems.

Un groupe de chercheurs d'AAAS a commencé ce projet, qui est devenue une collaboration entre différentes administrations, financée par l'Agence militaire pour la réduction des menaces, le département d'État, la Fondation pour les recherches et le développement civils, et par des dons fournis par des éditeurs et des sociétés professionnelles, des universités et des entreprises privées.

« Le gouvernement des États-Unis n'a pas apprécié jusqu'ici l'étendue du pouvoir de la diplomatie scientifique », a dit à America.gov, Kristin Lord, spécialiste de politique étrangère au Centre Saban pour la politique au Proche-Orient, de l'Institution Brookings.

« Notre gouvernement s'est très peu intéressé à la diplomatie scientifique », a-t-elle souligné. « Au département d'État, il y a des gens qui se sont très engagés dans la diplomatie scientifique, mais le personnel affecté à ce domaine est infime et le budget est absolument minuscule. »

« La coopération scientifique présente de très grandes possibilités pour bâtir des ponts, étant donné qu'elle se fonde sur le respect et l'entente mutuels », a dit M. Turekian. « Et cela est au cœur de notre engagement. »

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?