27 octobre 2008
Cette multinationale de services et produits médicaux encourage depuis longtemps la justice sociale et le bien-être.

Johannesburg (Afrique du Sud) - La filiale sud-africaine de Johnson & Johnson (J&J), le premier groupe mondial travaillant au service de la santé, a joué un rôle de premier plan, sur le plan commercial, pour renverser le régime d'apartheid et elle contribue activement, à l'heure actuelle, à la lutte contre l'épidémie de VIH/sida.
Johnson & Johnson a été sélectionnée pour le prix Corporate Citizenship Award du secrétaire d'État pour 2008 en récompense de l'influence positive qu'elle exerce sur les sociétés qu'elle sert.
Selon Roger Crawford, directeur exécutif de Johnson & Johnson pour l'Afrique du Sud, l'engagement de sa société en faveur du bien-être de la communauté est confirmé par ses actes. M. Crawford a lu à haute voix une partie du credo de Johnson & Johnson : « Nous avons des responsabilités envers la communauté dans laquelle nous vivons et travaillons (... ) Nous devons encourager l'amélioration de la société. «
« Durant les années 1980, lorsque la lutte contre l'apartheid s'intensifiait, nous avons jugé que nous devions prendre position en faveur de la justice sociale », a dit M. Crawford. Il était alors un jeune cadre de Johnson & Johnson qui pensait que les sociétés éclairées pouvaient faire davantage, pour mettre fin à l'apartheid, en restant engagées plutôt qu'en quittant le pays.
Johnson & Johnson adopta les principes Sullivan en faveur d'un comportement responsable des milieux d'affaires en Afrique du Sud, principes qui comprenaient la fin de la ségrégation raciale dans les restaurants, les vestiaires et les lieux de travail et une politique de l'emploi équitable pour l'ensemble du personnel. M. Crawford se lia d'amitié avec l'auteur de ces principes - le révérend Léon Sullivan, pasteur baptiste américain et critique acharné de l'apartheid - et il fut chargé de mobiliser les milieux d'affaires internationaux pour appliquer ces principes.
M. Crawford fut le coordinateur national de la campagne de Sullivan de 1982 à 1984 et présida l'association de sociétés qui s'étaient engagées à œuvrer pour la chute de l'apartheid. Cette association fut dissoute en 1994 quand les premières élections démocratiques eurent lieu en Afrique du Sud.

« Peu après m'être joint à Johnson & Johnson, dit M. Crawford, je me suis rendu compte du fait que les milieux d'affaires américains devaient s'organiser convenablement. Les mesures que nous avons prises à l'égard de nos employés enfreignaient la législation sud- africaine du travail. » En dehors de la scène politique, Johnson & Johnson a fait d'importants investissements en 1990 - environ 3,8 millions de dollars actuels - pour construire et équiper un service spécial consacré aux grands brûlés dans un important hôpital de Soweto, la vaste cité noire située en dehors de Johannesburg où avait débuté le soulèvement contre l'apartheid.
À l'époque, Soweto n'avait ni gaz ni électricité. Ses frêles habitations en tôle ondulée étaient chauffées à l'aide de fourneaux à pétrole et éclairées par des bougies après le coucher du soleil. Les incendies y étaient fréquents et mortels. Johnson & Johnson passa à l'action, face à un gouvernement insensible et raciste, pour montrer qu'il se souciait de la communauté noire. Lorsque Robert Crawford se rend aujourd'hui dans la salle des grands brûlés, il y est accueilli avec des étreintes et des poignées de main par les médecins, les infirmières et les thérapeutes. Johnson & Johnson continue à fournir à la section des grands brûlés des fournitures et de l'équipement, et à parrainer des échanges dans le domaine de la recherche médicale. Cette unité est indépendante de la supervision de Johnson & Johnson.
La section des grands brûlés a été reconnue comme étant l'unité médicale gérée le plus efficacement en Afrique du Sud et le ministère sud-africain de la santé a l'intention d'en faire un modèle pour l'amélioration du traitement des malades dans les hôpitaux à travers le pays. Johnson & Johnson déclare désirer trouver des moyens d'améliorer le traitement hospitalier à l'échelle nationale, en association avec le ministère sud-africain de la santé.
Actuellement, une bonne partie des 3 % de ses bénéfices que la filiale sud-africaine de Johnson & Johnson verse aux œuvres de bienfaisance va à la lutte contre l'épidémie de VIH/sida. Elle a affecté en outre 65.000 dollars à l'œuvre Humana People to People qui forme des agents sociaux pour les bidonvilles surpeuplés et miséreux dans lesquels sévit la maladie.
L'expertise principale de Johnson & Johnson se situe dans la gestion des affaires, la recherche et le développement. « Nous sommes constamment à la recherche de partenaires auxquels nous pouvons fournir de l'aide sur le plan financier et en matière de gestion, dans la lutte contre le VIH/sida », a indiqué M. Crawford.
Johnson & Johnson a fourni une mise de fonds initiale à deux sociétés biotechnologiques, Tibote et Virotec, pour la mise au point de nouveaux médicaments pour lutter contre l'épidémie. Il en a résulté un nouveau produit, Prezista, qui soulage les patients ayant acquis une résistance aux autres médicaments. Johnson & Johnson a cédé les droits d'exploitation de Prezista à un fabricant sud-africain de médicaments génériques, Aspen.
En cédant ces droits d'exploitation, Johnson & Johnson a rendu le médicament disponible en Afrique du Sud, a dit M. Crawford.
Johnson & Johnson distribue également des trousses de ses produits - analgésiques, shampoings, crèmes pour la peau, coton-tige - aux travailleurs sociaux qui font des visites à domicile aux malades.
« Ces travailleurs aident le personnel médical à faire la toilette des patients et lorsque ces derniers sont propres, il est plus facile à leurs proches de prendre soin d'eux et de leur témoigner leur affection », selon M. Crawford.