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13 novembre 2008

L'allocution du président Bush lors de la cérémonie de remise de prix d'Africare

L'Africare décerne au président Bush sa médaille pour service humanitaire

 
George Bush a obtenu la médaille pour service humanitaire distingué de l'association Africare
Le président George Bush, immédiatement après son discours au du Dîner à la mémoire de l'évêque John Walker organisé par Africare.

Lors du Dîner à la mémoire de l'évêque John Walker, qui s'est tenu le 12 septembre 2008 à Washington, l'œuvre caritative américaine Africare a décerné au président des États-Unis, M. George W. Bush, sa médaille pour service humanitaire distingué afin de le récompenser du travail qu'il a accompli au long des huit dernières années en faveur de l'Afrique.

Ce prix et ce dîner honorent la mémoire de l'évêque John Walker, le premier évêque afro-américain de l'église épiscopale de Washington et qui fut longtemps président du conseil d'administration d'Africare.

Les recettes du dîner sont versées chaque année à cette œuvre qui se consacre à l'amélioration des conditions de vie et de travail des Africains grâce à des programmes liés à la sécurité alimentaire, à l'agriculture et à la santé, en particulier la lutte contre le sida.

On trouvera ci-après les principaux extraits de l'allocution du président Bush.

(Début de la transcription)

(...)

Je tiens à remercier les membres du conseil d'administration d'Africare pour cet honneur, mais surtout pour ce que leur organisme accomplit en Afrique.

Je remercie mon ami, M. Don Payne, qui est l'un des grands spécialistes des affaires africaines au Congrès des États-Unis. Je suis heureux que des membres de mon gouvernement aient pu se joindre à moi et que Laura soit présente ici ce soir.

(…)

Je suis vraiment heureux que Laura soit ici parce que notre travail en Afrique, et je dirais notre travail collectif en Afrique, est pour nous une tâche empreinte d'amour. Laura et moi sommes allés en Afrique à plusieurs reprises. Elle a œuvré avec efficacité en vue de contribuer à encourager l'enseignement et la santé. Nos deux filles, Barbara et Jenna, ont aussi beaucoup fait pour contribuer à défendre dans le continent africain la dignité, en particulier celle des personnes séropositives ou atteintes du sida. Je suis fier de ce qu'elles ont fait et je suis fier de ce que font des millions de nos concitoyens. Je trouve incroyable le fait que, lorsqu'on se rend en Afrique, on rencontre un grand nombre d'Américains qui suivent le précepte « aime ton prochain comme toi-même » et qui ont entendu l'admonition selon laquelle il sera beaucoup demandé à ceux qui ont beaucoup reçu.

Je suis reconnaissant à ceux qui apportent leur soutien à Africare. Je vous remercie pour votre action en faveur de la prise en charge des orphelins en Ouganda, de la lutte contre la poliomyélite en Angola ou de la réinstallation des réfugiés en provenance du Soudan. Je vous remercie pour ce que vous faites dans vingt pays du continent africain, en exécutant la mission prévue par l'homme auquel nous rendons hommage, l'évêque John Walker.

Alors qu'il était un jeune pasteur dans les années 1960, il s'est rendu en Ouganda où il a été accueilli dans les foyers de personnes qui avaient besoin de son message d'amour. Son séjour l'a convaincu que le plus grand trésor de l'Afrique n'était pas ses paysages spectaculaires ou ses richesses naturelles, mais l'esprit déterminé de ses peuples.

L'évêque Walker a compris que la maladie, la pauvreté et l'injustice constituaient d'immenses problèmes, mais il savait aussi que les peuples africains avaient le talent, l'ambition et la détermination nécessaires pour les résoudre. Et franchement, c'est ce qui est au cœur de notre politique africaine. Nous ne sommes pas en faveur du paternalisme ; nous sommes en faveur du partenariat, parce que nous croyons au potentiel des peuples du continent africain.

Depuis mon accession à la présidence, de nombreuses réalisations m'ont réchauffé le cœur, notamment le fait d'observer qu'une nouvelle période empreinte d'optimisme se dessinait dans le continent africain. Au cours des huit dernières années, il a été émouvant de voir des Africains courageux extirper la corruption, ouvrir leur économie et investir dans la prospérité de leurs concitoyens. Les États-Unis se tiennent aux côtés de ces dirigeants en qualité de partenaire, d'ami et d'allié pour l'espoir dans le cadre de l'action de la Société du compte du millénaire.

Lors de ma tournée africaine de février dernier, j'ai signé avec le président de la Tanzanie, M. Kikwete, un accord d'une durée de cinq ans, portant sur une aide de 700 millions de dollars du Compte du millénaire, qui aidera la Tanzanie à développer son infrastructure. Dans le cadre de cet accord, Africare aide à électrifier les habitations et les entreprises de certaines des zones les plus reculées du pays. Mes concitoyens ont besoin d'entendre ce qu'a dit le président Kikwete. Il a déclaré que l'action du Compte du millénaire était « une source de fierté » qui permettait « au peuple tanzanien de préparer un avenir meilleur ».

Il convient de remarquer qu'il n'a pas dit que cette action permettait au peuple américain de préparer un avenir meilleur pour la Tanzanie, mais qu'il permettait aux Tanzaniens de préparer leur propre avenir.

Il est réconfortant de voir des gens libérés de la faim et de la soif. Et je suis fier du fait que les Américains ont soutenu des programmes visant à aider à nourrir des dizaines de millions d'habitants du continent. J'apprécie tout ce qu'ont fait les gens d'Africare pour appuyer cette œuvre. Votre organisation a coopéré avec notre gouvernement pour remédier au manque d'eau saine et potable. C'est l'un des plus grands obstacles au développement des pays africains - et vos efforts contribuent à le surmonter.

L'un des moyens par lesquels notre pays coopère avec des gouvernements africains est de fournir de l'eau potable par le biais de partenariats entre secteurs public et privé, l'un de ces programmes novateurs étant appelé la PlayPumps Alliance. M. Dales Jones, de la société PlayPumps International, est avec nous ce soir. (...) Voici comment ça marche : ces pompes-jeu sont des tourniquets reliés à une pompe à eau qui alimente un réservoir. Lorsque les enfants jouent sur le tourniquet, de l'eau saine est pompée vers le réservoir.

(...)

Ce sont des moyens novateurs d'exprimer la compassion du peuple américain à l'égard du continent africain. (...)

Lors de mes tournées en Afrique, j'ai été heureux de voir des gens réaliser leur potentiel inné grâce à une bonne éducation. On a évoqué l'Initiative pour l'éducation en Afrique, et un volet important de cette initiative est que nous avons formé 700.000 enseignants, distribué plus de dix millions de manuels scolaires et offert des centaines de milliers de bourses d'études pour aider les filles à aller à l'école.

Au Libéria, j'ai rencontré une femme qui s'appelle Deddeh Zaizay. Elle m'a dit que son mari l'avait abandonnée ainsi que ses trois enfants parce qu'elle était illettrée. Deddeh est en train d'apprendre à lire. Elle a déclaré avec fierté, devant la présidente de son pays, qu'elle avait l'intention d'aller à l'université. Et elle a placé la barre très haut : elle a l'intention de devenir un jour la présidente du Libéria.

Je ne vois pas comment il est possible de garder l'espoir lorsqu'on a des parents qui sont en train de mourir du VIH/sida, ou lorsqu'on est en train de perdre un enfant à cause de la piqûre d'un moustique. C'est pourquoi nous avons agi fermement contre des maladies mortelles. Par le biais de l'Initiative de lutte contre le paludisme, nous avons coopéré avec des pays africains pour réduire considérablement les taux d'infection et sauver des vies. Laura et moi-même avons observé les bonnes œuvres (...) d'Africare à l'hôpital du district de Meru en Tanzanie. De jeunes mères amenaient leurs enfants à l'hôpital, où on leur faisait des tests de dépistage du paludisme et du VIH. Des infirmières leur remettaient des coupons pour l'achat d'une moustiquaire traitée aux insecticides.

Laura et moi avons rencontré ces mères. Et je ne saurais décrire l'expression de fierté qui illuminait leur visage lorsqu'elles montraient leur enfant et nous disaient qu'il était en bonne santé. Il n'y a rien de plus réconfortant que la joie sur le visage d'une mère qui réalise que son enfant a échappé au fléau de la maladie mortelle qu'est le paludisme. (...)

Et ensuite, bien sûr, il y a les résultats extraordinaires liés au PEPFAR. Nous avons lancé cette initiative en 2003. À l'époque, seulement 50.000 personnes en Afrique subsaharienne recevaient un traitement antirétroviral. Aujourd'hui, comme cela a été dit plus tôt, nous finançons le traitement de près de 1,7 million de personnes dans cette région. Africare apporte d'importantes contributions à cet effort. Et, grâce à votre aide, des habitants de toute l'Afrique parlent d'un effet Lazare : des communautés que l'on donnait pour mortes renaissent à la vie.

Laura et moi avons vu ce miracle de nos propres yeux. (...) Laura s'est rendue en Afrique du Sud en 2005, où elle a visité une clinique soutenue par le PEPFAR et destinée aux femmes enceintes séropositives. Elle y a rencontré Kunene Tantoh. Lorsque celle-ci est arrivée à la clinique, elle n'avait presque plus de système immunitaire. Mais, grâce au traitement qu'elle a reçu, elle a survécu. Non seulement elle a survécu, mais, deux ans plus tard, elle est venue à la Maison-Blanche, accompagnée de son fils Baron. Baron est un symbole des nombreuses vies qui ont été touchées et sauvées par la compassion du peuple américain. Et il représente l'avenir radieux et prometteur qui attend les peuples de l'Afrique.

Durant nos visites sur le continent, nous avons été très touchés par les marques d'affection et de gratitude des Africains à l'égard des Américains. Oh ! Je sais que de nombreuses personnes se demandent pourquoi elles devraient se préoccuper de l'Afrique. Qu'est-ce que ça peut me faire, Monsieur le Président, que notre gouvernement soutienne l'Afrique ? Et bien, je vais vous le dire. Premièrement, il est dans notre intérêt national de vaincre le désespoir. Il est dans notre intérêt économique d'aider les économies à se développer. Et les États-Unis ont le devoir d'intervenir de façon robuste et énergique partout où ils trouvent la faim et la souffrance.

Je remercie Africare d'être à la pointe de ces initiatives transformatrices. J'espère que vous êtes aussi fiers de vos contributions que je le suis de celles de notre gouvernement. Je suis honoré de recevoir ce prix. Je suis honoré d'être le président de la nation la plus noble et la plus compatissante du monde. Que Dieu vous bénisse, et qu'il bénisse les peuples d'Amérique et d'Afrique.

Je vous remercie tous.

(Fin de la transcription)

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