16 juin 2008
Ce plan ambitieux envisage également des mesures visant à répondre aux besoins futurs de sécurité alimentaire.

Washington - Les États-Unis ont approuvé, avec 180 autres pays, un plan ambitieux conçu pour lutter contre la crise alimentaire mondiale et pour assurer la sécurité alimentaire future au moyen d'investissements dans la science et la technologie.
Les États-Unis se sont notamment accordés avec les auteurs du plan en ce qui concerne les biocarburants, décrits comme étant porteurs d'importants « défis et possibilités », a dit le ministre de l'agriculture des États-Unis Ed Schafer le 5 juin, à l'issue d'un sommet de trois jours organisé par les Nations unies à Rome.
Il a déclaré que les États-Unis étaient attachés à la production et à l'utilisation « durables » de biocarburants. Le ministère de l'agriculture des États-Unis (USDA) définit la durabilité comme l'application de techniques appropriées selon des façons qui répondent aux besoins économiques, environnementaux et sociaux sans compromettre les ressources. M. Schafer dirigeait la délégation américaine ayant participé à la conférence.
Le plan des Nations unies appelle à une intensification du débat international public-privé sur les biocarburants, compte tenu de la nécessité d'instaurer et de maintenir la sécurité alimentaire mondiale, a déclaré le 6 juin l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). La FAO était l'hôte de la réunion.
Plusieurs participants à la réunion ont déclaré leur intérêt pour la recherche de solutions en faveur de la production des biocarburants, de manière à ce que leurs pays respectifs accèdent à l'indépendance énergétique, a déclaré M. Schafer lors d'une conférence de presse téléphonique.
Outre la coopération avec la communauté internationale pour apporter de l'aide aux populations les plus vulnérables et les plus menacées par la faim, les États-Unis cibleront leur aide pour aider les pays à accroître leur production alimentaire de manière à ce que ceux-ci soient en mesure de répondre eux-mêmes à leurs propres besoins futurs, a dit M. Schafer.
Il s'agira de montrer aux agriculteurs comment accroître les rendements en employant des méthodes culturales (engrais, irrigation) spécifiques des sites selon des modalités qui soient efficaces par rapport aux coûts et qui minimisent les atteintes environnementales.
Lors des délibérations au cours du sommet, les représentants de certains pays ont déclaré qu'ils réévaluaient leur « résistance » à l'emploi des biotechnologies en vue d'obtenir un accroissement substantiel de la production, a noté M. Schafer.
De même, durant la conférence, les représentants ont examiné la nécessité d'un accroissement de l'investissement dans le développement de l'infrastructure et certains ont annoncé des engagements financiers accrus à cette fin, a indiqué M. Schafer.
Les États-Unis prévoient de dépenser environ 150 millions de dollars en 2008 pour aider les pays à améliorer leur infrastructure, notamment pour l'aménagement des routes de desserte nécessaires pour acheminer les produits agricoles jusqu'aux marchés ainsi que pour la construction d'installations frigorifiques qui permettront d'éviter les pertes après récolte, a-t-il dit.
Les États-Unis ont également convenu de répondre à l'appel du plan concernant le maintien des efforts de libéralisation des échanges commerciaux agricoles en réduisant ou en éliminant les obstacles au commerce, a noté M. Schafer.
Appel au Zimbabwé en faveur de la levée de la suspension de l'aide
Également présente à la conférence en tant que représentante des États-Unis, Henrietta Fore, administratrice de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), a saisi l'occasion pour demander au Zimbabwé de lever la suspension des activités humanitaires des organisations non gouvernementales internationales dans le pays. (Voir « La communauté internationale suit l'évolution de la situation au Zimbabwé ».)
Mme Fore a noté dans une déclaration de l'USAID : « Cette suspension ne peut qu'aggraver les difficultés et les souffrances des populations les plus vulnérables du Zimbabwé. »