Aide à l'étranger | La générosité au service du développement

15 juillet 2008

L'allocution de Mme Rice lors de la signature de l'accord entre la MCC et le Burkina Faso

Cet accord porte sur 481 millions de dollars.

 

On trouvera ci-après le texte de l'allocution que la secrétaire d'Etat, Mme Condoleezza Rice, a prononcée lors de la signature, le 14 juillet 2008, de l'accord entre la Société du compte du millénaire (MCC), qui a à sa tête M. John Danilovich, et le Burkina Faso, qui était notamment représenté par son président, M. Blaise Compaoré.

(Début de la transcription)

Je vous remercie beaucoup, John (Danilovich), de votre présentation. Nous avons tous travaillé très dur pour la MCC, mais surtout vous et le personnel de votre organisme.

Je tiens à souhaiter la bienvenue aux nombreux responsables éminents du Burkina Faso qui sont présents ici aujourd'hui, en particulier l'ambassadeur, M. Yonli, le ministre des finances, M. Compaoré, le ministre des affaires étrangères, M. Bassolé, et surtout vous, monsieur le Président, le président Compaoré. Je vous remercie d'être venus et je vous remercie du rôle primordial que vous avez joué pour rendre ce jour possible.

Je voudrais aussi souhaiter la bienvenue à M. Enzi, sénateur (du Wyoming), et à notre ambassadrice des Etats-Unis, Mme Jeanine Jackson, et aux nombreuses personnalités distinguées qui se sont jointes à nous, y compris notre ami, l'ancien président de la Banque mondiale, M. Paul Wolfowitz, qui m'a dit que le Burkina Faso était le deuxième pays (africain) où il s'était rendu. Il est donc ici pour apporter son soutien à ce grand accord. Merci, Paul, d'être venu.

Un des points distinctifs du gouvernement des Etats-Unis et du peuple américain est leur engagement ferme en faveur du développement à travers le monde et de la suppression du fléau que constitue la pauvreté qui prive la population d'espoir et de possibilités.

Les Etats-Unis continuent aussi d'être un ami loyal de l'Afrique, où malgré les problèmes de développement incroyablement difficiles nous voyons un continent très prometteur et de plus en plus disposé à s'attaquer à ses problèmes pour que tous les Africains puissent avoir une vie meilleure.

Au cours des dernières années, et avec le grand soutien de nos parlementaires, le président Bush et son gouvernement ont décidé d'appuyer les dirigeants et les habitants des pays en développement qui s'emploient à créer de nouvelles possibilités pour eux-mêmes. L'idée de partenariat est au centre de nos nombreux grands programmes de développement, en particulier le plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida, mais surtout dans le cadre du Compte du millénaire (Millenium Challenge Account).

La Société du compte du millénaire (Millenium Challenge Corporation ou MCC) représente une transformation de la manière dont nous apportons notre aide à l'étranger. Il s'agit d'aider les pays qui gouvernent avec justice, qui investissent dans le domaine social - santé et enseignement - et qui favorisent la liberté dans le domaine économique.

Les investissements de la MCC réduisent la pauvreté au moyen de la croissance économique en Afrique, en Amérique centrale, en Eurasie et en Océanie en aidant les pays les plus résolus à favoriser leur développement en prenant des réformes difficiles, en aidant leur population à sortir de la pauvreté et en supprimant les obstacles à la croissance économique. L'aide financière de la MCC va aux projets de ces pays qui donnent de réels résultats durables. Avec la signature de l'accord d'aujourd'hui, nous avons maintenant accordé près de 6 milliards de dollars aux 17 pays partenaires de la MCC situés dans diverses parties du monde.

L'accord de la MCC que nous signons aujourd'hui avec le Burkina Faso porte sur 481 millions de dollars et est axé sur les résultats. C'est un plan stratégique destiné à améliorer la productivité du secteur agricole, la propriété foncière et l'aménagement des terres, les routes reliant les exploitations agricoles aux marchés ainsi que l'enseignement primaire des filles. Cet accord se fonde sur le programme du seuil que le Burkina Faso a déjà exécuté avec succès en collaboration avec l'USAID.

Cet accord traduit l'ordre de priorité fixé par le peuple burkinabé ; il est issu de longues consultations avec les divers groupes de la société et montre les responsabilités que les dirigeants et le peuple burkinabés sont disposés à assumer en vue de développer leur pays. En outre, il aidera le Burkina Faso à accroître durablement la productivité du secteur agricole ; cet accroissement constituera un antidote contre la crise due à la hausse mondiale des prix des produits de base qui touche les pays les plus pauvres.

Les Etats-Unis souhaitent que l'accord conclu avec le Burkina Faso soit couronné de succès dans tous les domaines pour le bien du peuple burkinabé et qu'il soit un modèle de stabilité et de croissance en Afrique de l'Ouest et un exemple montrant au monde qu'il est possible de surmonter la pauvreté et de la remplacer par la prospérité.

Monsieur le Président,

Votre direction avisée en matière de développement, et maintenant dans l'application de l'accord entre votre pays et la MCC, a joué et continuera de jouer un rôle déterminant dans sa réussite. Je souhaite vous remercier à titre personnel pour l'engagement en faveur du progrès que vous manifestez. Vous figurez parmi les chefs d'Etat les plus responsables de l'Afrique et vous entreprenez des réformes qui sont nécessaires pour donner à vos concitoyens les moyens d'avoir une vie empreinte d'espoir et pour les aider à tourner une nouvelle page de l'histoire africaine.

Monsieur le Président,

Je félicite votre pays et vos concitoyens d'avoir atteint ce jalon de grande importance dans votre développement. Avant de vous céder la place sur cette tribune, j'aimerais dire quelques mots de plus au sujet du programme de la MCC. Je vois de nombreux bénéficiaires dont l'accord avec la MCC a été couronné de succès. Je vois de nombreux aspirants. La MCC a donné naissance dans les pays en développement à un esprit extraordinaire, qui consiste à penser à ce que ces pays peuvent faire pour eux-mêmes et à avoir les Etats-Unis en tant que partenaire. Et si c'est en fait le dernier accord que notre gouvernement (Bush) signera à Washington, je sais que l'avenir de ce programme sera brillant.

Je tiens à exprimer ma reconnaissance au premier président de la MCC, M. Paul Applegarth, qui est ici présent et qui a mis en route ce programme.

Si c'est donc peut être le dernier accord de la MCC auquel je participe en qualité de secrétaire d'Etat, je sais que le président Bush et l'équipe de la MCC laissent un modèle important sur la manière dont il convient de considérer le développement, d'apporter un soutien aux dirigeants les plus responsables et les plus tournés vers l'avenir. Et comme vous êtes l'un d'entre eux, monsieur le Président, je vous cède la place à la tribune.

(Fin de la transcription)

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?