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19 août 2008

Les États-Unis envoient des secours supplémentaires à la Géorgie

Les organisations caritatives constatent que l'accès à l'Ossétie du Sud est restreint.

 
Envoi de sacs de couchage en Géorgie
Une équipe de soldats américains préparent des sacs de couchage et autres fournitures destinés aux réfugiés en Géorgie.

Washington - L'aide humanitaire des États-Unis destinée aux victimes du conflit entre la Géorgie et la Russie va continuer d'arriver, malgré les inquiétudes exprimées par les associations caritatives au sujet de l'accès à la région séparatiste d'Ossétie du Sud.

L'aide des États-Unis s'inscrit dans un vaste effort international déployé par divers gouvernements et organisations non gouvernementales (ONG) afin d'aider les quelque 100.000 personnes déplacées par ce conflit. L'aide des Nations unies, des États baltes, du Royaume-Uni, de la Norvège, de la Turquie, de la Pologne et de l'Ukraine a commencé à arriver.

Dans son discours hebdomadaire radiodiffusé du 16 août, le président Bush a déclaré que des avions de l'armée de l'air des États-Unis avaient récemment atterri en Géorgie afin de livrer des secours, et que « d'autres vont arriver dans les prochains jours ».

Il a également demandé à la Russie de respecter le plan de cessez-le-feu en six points négocié par l'intermédiaire du président français Nicolas Sarkozy au nom de l'Union européenne et signé par la Russie et la Géorgie. Le libre accès du personnel humanitaire aux personnes dans le besoin est l'un des éléments de ce plan.

Le commandement européen de l'armée des États-Unis a dans un premier temps envoyé deux C-17 de l'armée de l'air transportant des fournitures médicales. Ils sont arrivés à Tbilissi les 13 et 14 août. Deux avions-cargos de type C-130, transportant d'autres fournitures médicales d'urgence et des abris, sont arrivés en Géorgie le 15 août.

À ce jour, les États-Unis ont fourni pour plus de 3,6 millions de dollars d'aide humanitaire d'urgence aux citoyens géorgiens touchés par les combats, a affirmé l'administratrice de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), Mme Henrietta Fore, lors d'une conférence de presse tenue le 15 août.

« Nous nous préparons à envoyer plus d'aide au peuple de la Géorgie au fur et à mesure de l'évaluation des besoins. Nous sommes prêts à aller au-delà de l'aide humanitaire. Nous envisageons, à long terme, des programmes de reconstruction et de développement qui aideront les Géorgiens à retomber sur leurs pieds et à reconstruire après le conflit. »

Une équipe DART (équipe de secours aux victimes de catastrophes) de l'USAID est arrivée le 15 août à Tbilissi, la capitale géorgienne. Elle va évaluer les besoins humanitaires afin de faciliter la coordination de l'action des États-Unis avec celle des autorités géorgiennes et des ONG.

Les 3,6 millions de dollars que les États-Unis ont consacrés à l'aide humanitaire comprennent un don d'un million de dollars au Programme alimentaire mondial de l'ONU aux fins d'achat, sur les marchés locaux et régionaux, de 650 tonnes de denrées alimentaires. La distribution de ces denrées a commencé le 15 août à Gori, ville où ont eu lieu les combats les plus violents.

L'USAID, a déclaré Mme Fore, a reçu des rapports de ses ONG partenaires indiquant que les secours n'ont pas pu être distribués en Ossétie du Sud, qui est sous contrôle russe. Toutefois, une partie de la mission de l'équipe DART consiste à trouver les moyens de distribuer l'aide dans cette région.

De même, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré que l'actuelle situation sur le terrain ne permettait pas d'accéder à l'Ossétie du Sud, mais que ses équipes étaient prêtes à intervenir dès qu'elles auraient reçu les assurances nécessaires quant à leur sécurité.

Le président du CICR, M. Jakob Kellenberger, s'est vu refuser l'entrée en Ossétie du Sud alors qu'il avait l'intention d'y diriger une mission humanitaire le 18 août. Le CICR attend des éclaircissements de la part de la Russie.

La Commission européenne, le pouvoir exécutif de l'Union européenne, a également exprimé son inquiétude au sujet de la zone de conflit.

« La cessation des hostilités annoncée par Moscou n'a entraîné aucune amélioration particulière de la liberté de circulation du personnel humanitaire », a déclaré le porte-parole de la commission, M. John Clancy, à Bruxelles (Belgique).

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