08 mai 2009
Entretien avec Matthew Brown et David Fridley
L'efficacité énergétique semble, au premier abord, un objectif des plus valables. Qui, en effet, ne voudrait pas utiliser l'énergie de manière efficace ? Mais lorsqu'on entreprend d'examiner les multiples façons dont l'énergie est imbriquée dans notre structure économique et sociale, et que l'on analyse les coûts de l'extirpation d'une productivité accrue de chaque dollar d'énergie dépensé par rapport aux avantages à en espérer, on commence à se rendre compte de la complexité de la quête du rendement énergétique. D'un point de vue historique, on s'est intéressé à l'efficacité énergétique quand les prix étaient élevés, pour s'en désintéresser dès que les prix baissaient.
Les entreprises, les industries et les instances gouvernementales nationales et locales abordent le problème de multiples manières. Charlene Porter, rédactrice en chef de eJournal USA, s'est entretenue avec deux experts qui ont observé les diverses mesures et politiques mises à l'essai par les secteurs public et privé aux États-Unis et ailleurs afin d'améliorer l'efficacité énergétique.
Matthew Brown est l'un des partenaires de ConoverBrown, cabinet-conseil ayant son siège à Centennial (Colorado) qui offre ses services à des instances fédérales et locales, ainsi qu'à des gouvernements étrangers pour étudier diverses questions ayant trait à l'énergie.
David Fridley est un scientifique, membre du personnel de la Division des technologies énergétiques environnementales du Lawrence Berkeley National Laboratory à San Francisco. Il travaille également avec le China Energy Group, qui vise à faire progresser la Chine sur la voie du développement durable par une amélioration de son efficacité énergétique.
Question - L'efficacité énergétique fait l'objet de débats publics depuis plusieurs décennies. Bien que le principe puisse paraître plutôt simple, existe-t-il un moyen unique, bien défini, de parvenir à l'efficacité énergétique ?
Matthew Brown - Il n'y a ni formule magique, ni méthode unique. L'efficacité énergétique est l'aboutissement d'un ensemble de politiques gouvernementales et d'initiatives du secteur privé, de programmes et de normes facultatifs, de codes obligatoires et de mécanismes de financement. C'est un mélange subtil de toutes ces composantes qui, à terme, entraîne un accroissement d'efficacité.
Question - Quel est le point de vue du Lawrence Berkeley National Laboratory sur la question, David Fridley ? Vos scientifiques ont-ils trouvé une voie directe vers l'efficacité énergétique ?
David Fridley - Le chemin est difficile. Nous exigeons tous un service énergétique ou un autre. De la lumière pour lire, du chauffage pour nos maisons, ou encore des moyens de locomotion et de transport. En fait, la notion d'efficacité énergétique se réduit à ceci : comment pouvons-nous obtenir une plus grande quantité de ces services en consommant moins d'énergie ? C'est là le hic. Parfois, il existe une solution technologique ; parfois, un changement de comportement est nécessaire. Toutes ces choses ont un double résultat. En termes de société, le but de l'efficacité énergétique est d'économiser de l'énergie. Quand on économise de l'énergie, on réduit les émissions et on minimise aussi certaines des conséquences de la production de cette énergie sur l'environnement.
Pour vous et moi, les consommateurs, l'efficacité énergétique se traduit par des économies d'argent. Il y a donc deux motivations distinctes. Si l'efficacité énergétique nous permet d'économiser de l'argent, pourquoi tout le monde ne s'y attache-t-il pas automatiquement ? C'est dû à une combinaison d'un manque de compréhension, ou d'incitations doubles, ou « d'échecs du marché », comme on les appelle, à laquelle il faut réagir par les méthodes, les politiques et les technologies dont Matthew a parlé.
Question - Matthew, vous vous êtes penché sur le problème dans de nombreuses juridictions, au niveau de l'État, des autorités locales et de gouvernements étrangers. Voyez-vous des prédispositions culturelles particulières susceptibles de compliquer, ou de favoriser, la mise en œuvre de plans visant à promouvoir l'efficacité énergétique ?
Matthew Brown - Tout le monde est aux prises avec les facteurs fondamentaux que David a mentionnés, mais oui, il existe bien des prédispositions culturelles qui se manifestent dans ce domaine de politique publique. Lorsque j'ai travaillé en tant que consultant à l'Agence internationale de l'énergie à Paris, il y a quelques années, j'ai vu certains programmes japonais d'économie d'énergie qui reflétaient l'importance de « sauver la face » dans la culture japonaise. Ces programmes sont dénommés « programmes des coureurs de tête » et ils sont fondés sur le principe que si une entreprise ne tient pas ses engagements et ne réalise pas les objectifs qu'elle s'est fixés en matière d'efficacité énergétique, la chose est publiée.
Question - L'échec de l'entreprise est exposé en public ?
Matthew Brown - Oui. Donc si les normes sont, en un sens, facultatives, il y a ainsi une forte incitation à les respecter.
Des sanctions de ce type seraient-elles aussi efficaces en Amérique du Nord ou du Sud ? Ou en Europe ? Elles n'auraient sans doute pas le même effet. Quand il s'agit de concevoir des sanctions et des encouragements, je crois que le choix se porte sur des programmes très différents. Au cours des dix dernières années, en gros, les États-Unis ont eu tendance à recourir aux incitations financières et à reculer devant les codes ou les règlements. Je crois que c'est caractéristique des États-Unis, par comparaison à un certain nombre de pays européens qui ont pu faire appel de manière plus systématique aux mesures contraignantes.
Question - David, comment envisagez-vous la prise en compte des normes culturelles de la Chine dans la mise en œuvre de ses politiques d'efficacité énergétique ?
David Fridley - Il y a des différences culturelles très nettes qui influencent les programmes d'efficacité énergétique. Aux États-Unis, nous avons recours dans une grande mesure à l'autodiscipline lorsqu'il s'agit de respecter des normes obligatoires d'efficacité minimum pour les appareils électroménagers, par exemple. C'est parce que nous avons une culture où les entreprises se font concurrence et où elles savent toutes ce que font les autres : elles achètent les produits des concurrentes, elles les testent, et si elles constatent des tricheries, elles n'hésitent pas une seconde à les signaler aux médias ou aux autorités. En Chine, les entreprises ne se dénoncent pas les unes les autres. L'autoréglementation n'est donc pas un moyen efficace d'assurer le respect des normes.
Nous coopérons avec le gouvernement chinois pour formuler diverses politiques visant à promouvoir l'application et le respect des normes. L'une de ces politiques fait largement appel à ce trait culturel de la honte publique dont Matthew a parlé à propos du programme Coureurs de tête. Ils effectuent tous les ans des vérifications ponctuelles, par sondage, pour déterminer si les normes d'efficacité sont respectées, et ils publient les noms des contrevenants.
Question - Le programme Energy Star des États-Unis donne l'équivalent d'un prix de « bonne citoyenneté » aux fabricants d'appareils électroménagers qui ont un bon rendement énergétique. Diriez-vous que ce programme est fondé sur le principe culturel inverse ?
David Fridley - C'est un exemple très intéressant. J'ai travaillé plusieurs années avec l'Agence des États-Unis pour la protection de l'environnement [EPA] sur le programme chinois de label des produits à bon rendement énergétique. L'un des objectifs était d'appliquer au programme chinois une bonne partie de l'expérience et des procédures du programme Energy Star, qui a fait ses preuves.
Mais c'est sur ce point-ci que les différences culturelles ont joué. Energy Star a réussi en partie parce qu'il vise à communiquer avec les acheteurs des produits. Le principe est de donner envie aux consommateurs de choisir le produit à bonne efficacité énergétique. C'est toute l'idée des programmes volontaires. Vous devez axer votre message sur le consommateur, promouvoir votre programme et coopérer avec les fabricants, les détaillants et le secteur public. C'est une démarche qui donne de très bons résultats aux États-Unis.
En Chine, il n'existe pas culturellement de tendance à satisfaire les souhaits du consommateur. Le secteur manufacturier domine dans ce pays et c'est lui qui a le plus grand pouvoir de décision. Donc bien qu'il y ait ce programme facultatif de label d'efficacité énergétique, celui-ci n'a pas, tant s'en faut, donné les mêmes résultats qu'Energy Star, parce qu'il n'y a pas vraiment ce souci d'attirer les consommateurs.
La Chine est l'atelier du monde et, étant donné les revers actuels de l'économie mondiale, elle fait face aujourd'hui à une énorme surcapacité dans pratiquement tous les secteurs. Il y a donc une concurrence à couteaux tirés. Les fabricants aiment le label de rendement énergétique parce que c'est pour eux une façon de se distinguer de leurs concurrents qui produisent exactement les mêmes produits.
Il y a deux ou trois ans, nous avons eu un programme dans lequel les États-Unis, l'Australie et la Chine ont formulé conjointement des spécifications d'efficacité minimum pour les adaptateurs extérieurs de courant, ces petites briques noires qui alimentent les téléphones, ordinateurs portables et autres dispositifs électroniques. La Chine fabrique environ la moitié des adaptateurs commercialisés dans le monde. C'est un secteur à faible marge bénéficiaire et à forte concurrence, donc l'obtention d'un label haute efficacité offrait aux fabricants chinois une façon de se distinguer du reste du peloton et, peut-être, d'obtenir un petit avantage commercial.
Question - Nous avons parlé de certains obstacles culturels au niveau de l'adaptation de programmes d'efficacité énergétique d'un pays à un autre, mais Matthew, vous avez dû aussi voir des cas où cela s'est fait en douceur ?
Matthew Brown - Energy Star est sans doute l'un des programmes facultatifs qui réussit le mieux. L'EPA s'est efforcée activement de coopérer avec d'autres pays. L'autre cas est celui du label des bâtiments. En Europe, plusieurs pays ont lancé des initiatives et conçu des programmes de ce type, et on cherche beaucoup à les imiter aux États-Unis. Ce qu'ils font généralement, c'est de divulguer les caractéristiques de consommation d'énergie des bâtiments et aussi, très souvent, des statistiques sur les émissions d'un bâtiment donné.
Question - À quel point cette pratique est-elle répandue en Europe ?
Matthew Brown - Cela devient assez courant dans un certain nombre de pays européens et les États fédérés des États-Unis s'y intéressent beaucoup.
Un autre concept qui revêt un certain intérêt est celui des « étiquettes blanches ». L'idée est ici que les compagnies de services publics réduisent leurs ventes de X pour cent - un pour cent par an, par exemple. Pour y parvenir, elles doivent avoir assez de produits à étiquettes blanches. L'étiquette blanche équivaut à un volume prédéterminé de réduction des ventes d'énergie, un mégawatt-heure, par exemple. Les compagnies de services publics peuvent acheter cette étiquette blanche à une entreprise qui a réduit sa consommation d'énergie d'un mégawatt-heure et pour laquelle cette réduction a été vérifiée. Ce système est à la fois un mécanisme d'assurance de conformité, du fait que la compagnie de services publics doit accumuler suffisamment d'étiquettes blanches pour satisfaire ses exigences d'efficacité, et une source de revenus pour les entreprises qui investissent dans l'efficacité énergétique. C'est un programme qui donne certains résultats en Italie et dans plusieurs autres pays européens, et qui a suscité un certain intérêt aux États-Unis. Le Connecticut est sans doute l'État qui a réalisé le plus de progrès dans l'application de cette méthode.
Question - Nous avons parlé jusqu'ici de programmes visant à l'efficacité énergétique dans lesquels c'est soit une entité gouvernementale, soit l'industrie, qui est l'acteur principal. Quelle est la situation à cet égard en Chine, avec son passé d'économie planifiée, David ?
David Fridley - Il y a eu des changements spectaculaires en Chine sur ce point. La situation est caractérisée par le fait qu'il y a deux décennies, une grande partie de l'économie chinoise était dans les mains de l'État et qu'aujourd'hui, la majeure partie de l'économie est entre les mains du secteur privé. Le gouvernement chinois a appliqué certaines politiques de manière très efficace dans les années 1980 et 1990, telles que l'imposition de quotas d'énergie, les audits énergétiques, l'établissement de centres de services d'efficacité énergétique, l'élimination obligatoire d'équipements vétustes et ainsi de suite. Ces mesures ont donné de bons résultats dans une économie planifiée où le gouvernement avait vraiment les choses en main et où il imposait l'efficacité énergétique à l'économie. Mais ces politiques ont essentiellement disparu du fait du passage à la propriété privée de segments de plus en plus importants de l'économie.
Le problème que le gouvernement chinois s'attache actuellement à résoudre est celui de trouver des politiques axées sur le marché et susceptibles de donner les mêmes résultats, sans toutefois reposer sur une approche coercitive. Ceci a abouti à un différent type de partenariat entre l'État et le secteur privé. L'industrie utilise environ 65 % de l'énergie totale consommée par la Chine. C'est donc elle qui constitue le domaine critique. Aux États-Unis, nous tendons à accorder davantage d'attention au secteur commercial et résidentiel parce que l'industrie se comporte bien toute seule et qu'elle représente une part bien plus petite de notre économie.
Pour les Chinois, la question est de savoir comment introduire des politiques d'efficacité dans le secteur industriel. L'une des approches qu'ils ont adoptée a consisté à se renseigner et à voir ce qui se faisait ailleurs dans le monde. Nous les avons aidés à compiler les politiques industrielles d'efficacité énergétique du monde entier. Après de nombreux séminaires avec le gouvernement et les organisations industrielles, tout le monde a convenu d'essayer d'adapter les accords facultatifs des Pays-Bas. Il y a en effet eu des négociations entre le gouvernement néerlandais et une dizaine de secteurs industriels pour amener ceux-ci à réduire leurs émissions d'un pourcentage donné dans un délai donné. Les mesures appliquées ont réussi et certains secteurs ont même dépassé les objectifs fixés.
Les Chinois ont décidé de procéder à un essai dans le secteur de la sidérurgie dans la province de Shandong. Le gouvernement s'est contenté de dire : « Nous allons vous fournir une assistance technique, des auditeurs énergétiques et d'autres experts. » Et ce qui s'est avéré particulièrement valable pour les entreprises, c'est que le gouvernement a mis en avant et fait connaître leurs succès. Ici aussi, le secteur de l'acier est un secteur à gros volume et à faible marge bénéficiaire, et le fait pour les entreprises de pouvoir dire : « Nous avons un bon rendement énergétique et le gouvernement le reconnaît » a beaucoup de valeur.
Cela illustre bien l'évolution des relations entre le gouvernement et le secteur privé au cours des quelque dix dernières années, évolution selon laquelle le gouvernement fixe les politiques et donne les orientations, et où le secteur privé les applique.
La Chine a connu sa propre crise énergétique du fait de l'augmentation considérable de sa consommation résultant du boom économique de ces dernières années. Ceci a mené à un abandon des accords facultatifs en faveur de la mise en place de règlements assortis de cibles quantitatives à atteindre dans chaque secteur. Au lieu d'imposer aux différents secteurs les méthodes à employer pour atteindre les cibles, le gouvernement s'est contenté de fixer un certain volume d'économies d'énergie que les industries sont tenues de réaliser, chaque secteur devant déterminer comment procéder pour obtenir les résultats voulus. L'appui international fourni à cet égard consiste en partie à créer des outils pour aider chaque secteur, sidérurgie, produits chimiques, raffineries, cimenteries, à évaluer ses opérations pour déterminer comment atteindre de manière optimale les cibles de réduction de la consommation.
Question - Étant donné les multiples façons de concevoir des programmes d'efficacité énergétique, comment convient-il de commencer ?
Matthew Brown - Les programmes les plus performants sont toujours ceux qui reposent sur une combinaison de méthodes : lois et règlements, incitations et éducation et information des consommateurs.
Il y a cinq catégories de choses que l'on peut faire pour accroître l'efficacité énergétique. Dans le domaine des mesures obligatoires, il y a les normes d'efficacité d'utilisation des ressources. Il y a ensuite des normes pour les appareils et des codes de construction, en tant que possibilités d'action réglementaire. Il y a par ailleurs l'offre d'incitations : financières pour les particuliers, les entreprises, petites et grandes, etc., et axées sur la performance pour amener les compagnies de services publics à adopter certains comportements. Enfin, il y a les programmes d'information et d'éduction tels qu'Energy Star.
L'expérience des États-Unis est instructive et intéressante en ce que les activités d'accroissement de l'efficacité énergétique se déroulent simultanément sur deux plans. Il y a les mesures qui viennent du gouvernement fédéral et des États. Ces deux niveaux de gouvernement abordent différemment la question de l'efficacité énergétique. Le gouvernement fédéral s'est abstenu ces dernières années de renforcer les codes et les normes, ce qui fait que l'innovation dans ce domaine est venue des États. Ceux-ci, dans la mesure où ils le peuvent, élaborent des normes supérieures d'efficacité énergétique pour les appareils électroménagers, des codes de construction plus stricts et des normes d'efficacité des ressources énergétiques, en sus de programmes d'incitations financières. Le gouvernement fédéral s'intéresse davantage aux mesures d'encouragement. Il est donc intéressant de suivre l'évolution de ces deux démarches.
Question - Pourriez-vous me décrire l'une des initiatives les plus efficaces que vous ayez jamais vues dans ce domaine ?
David Fridley - Celle que je préfère est une initiative qui est arrivée à intégrer des solutions visant simultanément deux objectifs environnementaux. En vertu du Protocole de Montréal pour l'élimination des émissions de chlorofluorocarbones, la Chine s'est trouvée devant l'obligation d'éliminer progressivement l'emploi des CFC dans les réfrigérateurs et les climatiseurs. Parallèlement, elle avait commencé à s'efforcer, en coopération avec la communauté internationale, d'améliorer et de renforcer ses normes d'efficacité énergétique. L'un des programmes les plus concluants que j'ai vu ces derniers temps est le Programme de réfrigérateurs super-efficaces sans CFC. Le principe était que puisque les fabricants de réfrigérateurs étaient en trait de redessiner les compresseurs et autres éléments pour éliminer les CFC, ils pouvaient en même temps accroître leur efficacité énergétique. C'est un programme qui a été très réussi.
Matthew Brown - Il y a deux programmes que j'apprécie tout particulièrement. L'un est un programme de normes pour appareils électroménagers. La Californie fait véritablement figure de chef de file en ce qui concerne la formulation de normes pour l'électroménager, la détermination des niveaux d'efficacité réalisables et la coopération avec les fabricants. Elle a aussi, encore que de manière limitée, pris des mesures réglementaires et d'application des lois. L'un des succès des normes californiennes est qu'elles ont été imitées dans un grand nombre d'autres États. Et elles l'ont été aussi dans la législation fédérale. Donc il y a un effet tâche d'huile des normes fixées initialement en Californie.
L'autre programme qui me plaît est un programme de financement mis en œuvre dans le Connecticut, et qui est proposé directement sur la facture de gaz et l'électricité. La compagnie de services publics vous aide à déterminer les dispositifs que vous pouvez installer pour accroître l'efficacité énergétique de votre petite entreprise. Elle offre des rabais afin de réduire le coût de ces améliorations et elle octroie des prêts, généralement à zéro pour cent d'intérêt, pour le montant total des améliorations. Du fait de ces rabais et du prêt, le client se trouve d'entrée de jeu en situation de trésorerie positive nette, et il paie les améliorations sur sa facture d'énergie. Il n'a pas d'autres factures à payer. Deux ou trois États ont suivi l'exemple du Connecticut et c'est un programme efficace du fait de la situation de trésorerie immédiatement positive, parce qu'il est facile pour le client de participer au programme, et parce que tout se fait en passant par le secteur privé, y compris l'installation des dispositifs améliorés en question.
Les opinions exprimées dans le présent entretien ne coïncident pas nécessairement avec les vues ou les politiques du gouvernement des États-Unis.