Environnement | Protéger les ressources naturelles

01 octobre 2008

Les É.-U. financent des projets relatifs à l'eau dans le monde entier

Leur savoir-faire en la matière aide de nombreuses collectivités, notamment en Afrique.

 
Un ruisseau du bassin de la rivière Mara en Afrique de l'Est.
Un ruisseau du bassin de la rivière Mara que partagent le Kénya et la Tanzanie.

Littleton (Colorado) - Les êtres humains ainsi que la faune et la flore sauvages ont absolument besoin d'eau pour survivre, et cela mène souvent à des conflits. Par exemple en Afrique, les petits agriculteurs kényans doivent se disputer des quantités limitées d'eau avec les réserves naturelles de renommée mondiale de la Tanzanie. Dans le monde, les disputes entre pays et entre les puissants et les démunis au sujet de l'accès à l'eau créent des situations complexes dont le règlement équitable est essentiel.

Afin d'aider à démêler ces situations complexes, l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a mis en œuvre son programme Global Water for Sustainability (GLOWS) afin d'aider à régler les conflits liés à l'eau sur trois continents. Ce programme est soutenu par un consortium de partenaires internationaux et locaux qui œuvre à fournir, de façon durable, de l'eau propre aux populations et aux écosystèmes.

Le programme GLOWS repose sur la méthode de gestion intégrée des ressources en eau (IWRM). « La communauté internationale considère que l'IWRM est la meilleure façon de gérer les ressources en eau », a déclaré M. Michael McClain, directeur du programme, à America.gov. « Cette méthode consiste à équilibrer les besoins de l'homme et ceux de l'environnement. »

Le programme GLOWS comprend les activités suivantes :

- la coopération avec les responsables et gouvernements locaux, régionaux et nationaux ;

- le souci de la santé écologique de l'ensemble du bassin fluvial ;

- l'implication des femmes et des hommes dans les objectifs des projets afin d'en garantir le succès ;

- l'insistance sur l'équité entre les usagers, et le soutien des groupes qui ont peu d'influence.

Culture de riz dans le bassin de la rivière Wakal (Inde)
Culture de riz dans le bassin de la rivière Wakal dans le sud de l'État du Rajasthan (Inde).

Le Kénya et la Tanzanie

Dans une région de l'Afrique connue pour ses magnifiques réserves de faune sauvage, le Kénya et la Tanzanie dépendent de la Mara pour l'agriculture, l'activité touristique et la faune sauvage. Afin d'aider ces deux pays à s'entendre, GLOWS les encourage à collaborer et à utiliser leurs ressources en eau de façon productive.

« Heureusement, ces deux pays ont adopté des lois et une politique fondées sur la méthode IWRM de gestion intégrée pour régler ce conflit lié à l'eau », a dit M. McClain. « C'est une base excellente pour trouver une solution satisfaisante. »

« GLOWS espère tirer les leçons de ce projet africain afin d'aider à résoudre d'autres conflits relatifs à des centaines de rivières dans le monde. »

Ailleurs dans le monde

Dans les régions riches en pétrole de l'Équateur et du Pérou, GLOWS cherche à résoudre un conflit entre les peuples indigènes qui vivent des terres du bassin du fleuve Pastaza et des intérêts économiques extérieurs qui ne pensent qu'à l'exploitation du pétrole et à la pêche commerciale.

Dans ce cas, GLOWS a l'intention de renforcer la capacité des populations indigènes de négocier avec des gouvernements et des intérêts économiques puissants afin non seulement de protéger l'environnement, mais aussi de l'utiliser de façon productive, a dit Allan Rosenbaum, directeur de l'Institute for Public Management and Community Service de l'université internationale de Floride.

« GLOWS est un partenariat entre plusieurs organisations, chacune d'entre elles apportant son savoir-faire spécifique. Leur combinaison permet une présence quasiment mondiale », a déclaré M. McClain. Le consortium, mis en place par l'USAID et dirigé par l'université internationale de Floride, comprend notamment le World Wildlife Fund, World Vision, CARE et Winrock International.

En Inde, GLOWS a lancé des projets dans une région désertique afin d'aider les collectivités qui dépendent de l'agriculture de subsistance. « Les femmes marchent près d'une heure avec 10 kilos d'eau sur la tête », a dit M. Rosenbaum.

« Notre objectif est d'enseigner aux citoyens de meilleures techniques d'utilisation des sols et de gestion de l'eau, par exemple des systèmes d'irrigation, ainsi que des méthodes efficaces de stockage de l'eau et de récupération des eaux de pluie. Nous les encourageons également à utiliser l'eau de façon plus rationnelle. »

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