13 novembre 2009
Les propos de la secrétaire d'État américaine à Singapour

Washington - La Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP15) qui se tiendra en décembre à Copenhague peut devenir le tremplin vers un accord complet et juridiquement contraignant pour peu qu'elle vise à un dosage judicieux de mesures pratiques et de principes.
C'est ce qu'a déclaré la secrétaire d'État américaine, Mme Hillary Clinton, lors d'une conférence de presse donnée le 11 novembre à Singapour où se déroulait la réunion des ministres des affaires étrangères dans le cadre du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC). Le dossier des changements climatiques était l'un des nombreux sujets abordés par ces hauts responsables en prévision du Sommet de l'APEC qui devait se tenir les 14 et 15 novembre.
« Les États-Unis ont pris des mesures impressionnantes au cours de l'année écoulée afin de transformer le paysage énergétique national et nous avons pris notre place à la table des négociations internationales sur le climat », a déclaré Mme Clinton.
La Quinzième Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) rassemblera à Copenhague, du 7 au 18 décembre, des représentants de 192 États. Tout accord conclu lors de cette conférence prendra la relève du Protocole de Kyoto de 1997, qui prévoyait que 37 pays industriels réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % en moyenne de là à 2012.
« Si nous déployons chacun l'effort maximum et faisons preuve d'un mélange approprié de pragmatisme et de principe, je pense que nous pourrons assurer une issue solide de cette conférence qui deviendra alors un tremplin vers un accord complet », a affirmé la secrétaire d'État, précisant que les États-Unis allaient juger les résultats de Copenhague d'après un ensemble de critères techniques.
Tout accord doit impliquer une action immédiate et mondiale sur les changements climatiques, et tous les pays doivent assumer leur part respective de responsabilité, a souligné Mme Clinton. Il doit en outre couvrir tous les grands sujets, notamment l'adaptation, le financement, la coopération technique et la protection du couvert forestier, a-t-elle dit.
L'accord doit également assurer le financement d'une aide aux pays en développement, qui sont souvent les États les moins capables d'appliquer des accords complexes, a-t-elle ajouté.
« Nous sommes disposés à apporter notre concours à un fonds mondial vert qui appuiera les efforts d'adaptation et d'atténuation ainsi qu'à une entité de contrepartie destinée à aider les pays en développement à répondre à leurs besoins selon les ressources disponibles », a déclaré la secrétaire d'État.
« Les apports financiers réalisés grâce au nouveau fonds mondial vert et à un mécanisme technologique aideront les pays en développement à déterminer ce dont ils ont besoin, où ils pourront l'obtenir et comment le financer, le gérer et l'entretenir », a-t-elle dit.
Mme Clinton a souligné que la conférence de Copenhague n'était nullement la fin d'un processus, comme le laissaient entendre certains membres des médias et des milieux écologiques, mais faisait partie d'un engagement collectif plus vaste en faveur d'une responsabilisation commune, de la transition à une économie mondiale moins polluante en gaz carbonique et d'une planète plus propre et plus verte.
(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)