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11 décembre 2009

Les États-Unis exhortent à l'action sur les changements climatiques

Propos de l'administratrice de l'Agence de protection de l'environnement à Copenhague

 
Lisa Jackson le 9 décembre 2009.
Mme Lisa Jackson, la directrice de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) le 9 décembre 2009 à Copenhague.

Washington - Les changements climatiques sont réels, et il faut agir dès aujourd'hui, a déclaré l'administratrice de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA), Mme Lisa Jackson, à la conférence internationale de Copenhague sur le climat. « Nous sommes arrivés à un point où les activités humaines de tous les jours, pour la première fois de l'histoire, ont un effet sur la salubrité de notre planète tout entière », a-t-elle dit. « Nos activités et échanges commerciaux, notre croissance démographique et notre comportement social ont de profondes conséquences sur notre environnement. »

Mme Jackson a tenu ces propos sur le réchauffement planétaire et ses effets, le 9 décembre, au troisième jour de la Conférence de l'ONU sur les changements climatiques. D'autres membres du gouvernement des États-Unis doivent faire des déclarations à cette conférence cette semaine et la suivante, tandis que l'allocution du président Obama est prévue pour le 18 décembre, a indiqué la Maison-Blanche. Cette conférence, à laquelle participent les délégués de 192 pays, vise à établir le texte préliminaire d'un traité international ayant force obligatoire, visant à contrôler les émissions de gaz à effet de serre qui sont généralement reconnues comme étant la cause première du réchauffement planétaire.

Depuis son entrée en fonction, M. Obama déploie d'importants efforts pour faire en sorte que la conférence de Copenhague porte fruit, bien que de l'avis de la plupart des spécialistes, elle ne constitue qu'un tremplin vers un accord général qui ne serait conclu que dans le courant de 2010.

« La décision du président Obama de se rendre à Copenhague reflète son engagement durable sur ce dossier et le rôle important qu'il souhaite jouer afin de trouver une solution mondiale au problème des changements climatiques, mais aussi pour établir les fondations d'un nouvel avenir dans le domaine de l'énergie où les sources propres seront utilisées de manière durable tout en suscitant la prospérité », indique un communiqué de la Maison-Blanche.

Des délégués de 192 pays participent à la 15e Conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), comme elle est officiellement appelée, qui se déroule du 7 au 18 décembre à Copenhague. Le projet d'accord qui en découlerait prendrait la relève du Protocole de Kyoto, conclu en 1997, lequel exigeait une réduction d'environ 5 % d'ici 2012 des émissions de gaz à effet de serre de la part de 37 pays industriels.

La question des engagements que prendraient les principaux pays industriels, tels les États-Unis et le Japon, mais aussi les économies émergentes, comme la Chine et l'Inde, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sont au centre des négociations internationales sur les changements climatiques. « Le président est prêt à soumettre à la table des négociations l'intention des États-Unis de cibler une réduction de quelque 17 % d'ici à 2020, par rapport aux niveaux de 2005, ce qui serait conforme aux projets de lois sur l'énergie et le climat qui seraient adoptés aux États-Unis. Pour atteindre l'objectif établi par M. Obama d'une réduction de 83 % d'ici 2050, les projets de lois actuellement examinés par les deux chambres du Congrès exigeraient une réduction de 30 % d'ici 2025 et de 42 % en 2030 », selon le communiqué de la Maison-Blanche.

Les initiatives lancées des États-Unis

Mme Jackson a dit que le gouvernement Obama œuvrait depuis son entrée en fonction, en janvier 2009, en faveur de la promotion de l'énergie propre et de la prévention d'une dégradation accrue de l'environnement.

Le 7 décembre, l'EPA a annoncé avoir déterminé que les gaz à effet de serre « menacent la santé humaine et l'environnement ». Elle est parvenue à cette conclusion après que la Cour suprême lui eût demandé, dans une décision rendue en 2007, de déterminer si le dioxyde de carbone (le gaz carbonique) et cinq autres gaz ayant des effets sur le climat constituaient un danger à la santé, et dans l'affirmative, de prendre des mesures pour les réguler. La décision de la plus haute instance judiciaire du pays se fondait sur la loi sur la salubrité de l'air (Clean Air Act), promulguée en 1970 pour protéger la qualité de l'air.

« Ce verdict reflète ce que de nombreux scientifiques, décideurs politiques et citoyens préoccupés de ce dossier disent depuis de nombreuses années : il n'y plus d'excuse pour les tergiversations », a dit Mme Jackon. Elle a souligné que le gouvernement Obama avait établi de nouvelles normes énergétiques pour divers produits industriels et résidentiels, notamment les appareils ménagers. Le gouvernement fédéral œuvre aussi à promouvoir les projets d'énergie renouvelable au large des côtes, telle l'énergie éolienne, et il a proposé des normes d'économie de carburant pour les nouveaux véhicules qui exigeraient une consommation moyenne de 6,6 litres au 100 kilomètres d'ici 2016.

Dès janvier, le gouvernement des États-Unis commencera à surveiller environ 85 % des émissions de gaz à effet de serre dans le pays - une mesure qui est considérée comme étant la première étape d'efforts exhaustifs pour réduire ces émissions, a ajouté Mme Jackson. « Nous saurons exactement quel est le total des émissions de gaz à effet de serre de chaque grande usine, et ainsi nous pourrons déterminer dans lesquelles de ces usines les investissements pour l'utilisation efficace de l'énergie et les nouvelles technologies seront le plus utiles pour réduire ces émissions », a-t-elle expliqué.

(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

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