22 janvier 2009
Extraits de son allocution devant des membres du personnel de ce ministère
Lors de l'allocution qu'elle a prononcée au département d'État à l'occasion de son entrée en fonction le 22 janvier, la nouvelle secrétaire d'État, Mme Hillary Clinton, a notamment déclaré qu'une « diplomatie vigoureuse et un développement efficace» étaient « les meilleurs moyens durables pour assurer l'avenir des États-Unis ».
On trouvera ci-après des extraits de cette allocution.
(Début de la transcription)
(…) Je suis très honorée et enchantée au-delà de toute expression d'être ici avec vous en qualité de 67e secrétaire d'État de notre pays. Je crois de tout mon cœur que c'est une nouvelle ère pour l'Amérique.
Le président Obama a donné le ton dans son discours d'investiture. Le gouvernement Obama-Biden est résolu à assurer la sécurité nationale des États-Unis, à défendre les intérêts des États-Unis ainsi qu'à respecter et illustrer les valeurs des États-Unis à travers le monde.
Les trois piliers de la politique étrangère américaine sont la défense, la diplomatie et le développement. Nous sommes responsables de deux de ces trois piliers. Nous montrerons clairement, alors que nous progresserons, que la diplomatie et le développement sont des moyens essentiels pour réaliser les objectifs à long terme des États-Unis. Je ferai tout ce que je pourrai, en travaillant avec vous, pour indiquer très clairement qu'une diplomatie vigoureuse et un développement efficace sont les meilleurs moyens durables pour assurer l'avenir des États-Unis.
Lors de ma déclaration devant la commission sénatoriale des affaires étrangères, j'ai beaucoup parlé du pouvoir « intelligent ». Eh bien, au cœur du pouvoir « intelligent » se trouvent des personnes intelligentes, et vous êtes ces personnes. Vous êtes les personnes sur qui nous compterons et à qui nous nous adresserons pour obtenir les conseils, les compétences et l'expérience nécessaires à la réalisation des engagements de notre nouveau gouvernement.
(…)
La période à venir va être difficile et elle exigera que nous utilisions les instruments et les solutions du XXIe siècle pour résoudre nos problèmes et pour saisir les occasions qui se présenteront à nous. Je vais exiger beaucoup de vous. Je tiens à ce que vous pensiez en dehors des idées toutes faites. Je tiens à ce que vous me donniez les meilleurs conseils possibles. Je tiens à ce que vous compreniez qu'il n'y a rien que j'aime mieux qu'un bon débat et le genre de dialogue qui nous rendront meilleurs.
(…) Je ferai tout ce que je pourrai, en œuvrant de concert avec notre président, pour veiller à ce que nous exécutions les engagements qui sont au cœur même de ce que notre nouveau gouvernement et cette nouvelle époque représentent. Il nous faudra donc collaborer et faire preuve d'une ouverture d'esprit et de franchise dans notre bâtiment (département d'État). (…)
Je tiens aussi à dire un mot aux membres de l'USAID. J'irai les voir demain, notamment pour les remercier de ce qu'ils ont fait en vue du développement pendant des années très difficiles, parce qu'ils sont nos partenaires.
(…) Notre tâche va être difficile. Si elle n'était pas difficile, quelqu'un d'autre que les membres du service diplomatique, de la fonction publique et de notre corps diplomatique et du développement pourrait la faire.
(…)
Il ressort des nombreuses conversations que j'ai eues avec le président et avec le vice-président au cours des dernières années, mais surtout au cours des dernières semaines (…) que nous voulons exprimer un message clair et sans équivoque, à savoir que nous sommes une équipe et que vous en faites partie. Il n'y a rien que je puisse faire du septième étage (du département d'État) ou que le président puisse faire de la Maison-Blanche si nous n'indiquons pas clairement que nous faisons tous partie de l'équipe américaine. Nous n'allons plus tolérer le genre de dissensions qui ont paralysé et affaibli notre capacité d'agir pour le compte des États-Unis.
Le président viendra ici aujourd'hui, dès le lendemain de son entrée en fonction, pour vous faire savoir, à vous et à tous ceux qui travaillent pour nous dans le monde entier, combien il est résolu à œuvrer de concert avec nous. Il s'agira donc d'une grande aventure. Nous aurons des hauts et des bas. Nous nous heurterons à des obstacles en cours de route. Mais restez enthousiastes et prenez courage alors que nous tenterons de faire le bien au nom de notre pays et du reste du monde.
Je pense qu'il s'agit d'une époque pleine de possibilités. Je ne me lève pas tous les matins en pensant seulement aux menaces et aux dangers, bien qu'ils soient bien réels. Je pense aussi à ce que nous pouvons faire, à ce que nous sommes et à ce que nous représentons. Je prends donc mes fonctions avec un grand sentiment de joie, de responsabilité, de détermination et de collaboration. Et maintenant, mesdames et messieurs, au travail !
(…)
(Fin de la transcription)