14 octobre 2008

Extraits du discours sur la politique étrangère des États-Unis prononcé le 26 mars 2008, devant le World Affairs Council de Los Angeles.
Le leadership n'a plus le même sens que dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, lorsque l'Europe et les autres démocraties continuaient à se remettre des dévastations de la guerre et que les États-Unis étaient la seule superpuissance mondiale. À l'heure actuelle, nous ne sommes plus seuls. Il y a la puissante voix collective de l'Union européenne et ces grands pays que sont l'Inde et le Japon, l'Australie et le Brésil, la Corée du Sud et l'Afrique du Sud, la Turquie et Israël, pour ne nommer que quelques-uns des principaux États démocratiques. Il y a également des États de plus en plus puissantes comme la Chine et la Russie, qui exercent une grande influence au sein du système international
Dans un tel monde, où la puissance sous toutes ses formes est plus largement et plus également répartie, les États-Unis ne peuvent plus jouer un rôle de premier plan en s'appuyant uniquement sur leur puissance. Nous devons être forts dans les domaines politique, économique et militaire. Toutefois, nous devons également jouer un rôle de premier plan en gagnant les autres pays à notre cause, en montrant une fois de plus les mérites de la liberté et de la démocratie, en défendant les règles de la société civilisée internationale et en créant les institutions internationales nécessaires pour faire progresser la paix et les libertés qui nous sont chères. Dans le monde actuel, le leadership signifie peut-être avant tout l'acceptation et l'exécution de nos responsabilités en tant que grande nation.
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Le respect mutuel et la confiance doivent être au cœur de ce nouveau contrat. Souvenons-nous des paroles des fondateurs de notre nation,
dans la Déclaration d'indépendance, sur le respect dû à l'opinion de l'humanité. Notre grande puissance ne signifie pas que nous pouvons faire ce que nous voulons quand nous le voulons, pas plus que nous ne devrions partir du principe que nous possédons toute la sagesse et toutes les connaissances nécessaires pour réussir. Nous devons prêter attention à la volonté collective de nos alliés démocratiques et la respecter. Lorsque nous jugerons une action internationale nécessaire, qu'elle soit militaire, économique ou diplomatique, nous tenterons de persuader nos amis de la justesse de notre position. En contrepartie, nous devons être disposés à nous laisser persuader par eux.
Les États-Unis doivent se comporter en citoyens modèles si nous voulons que les autres nous prennent pour modèle. La façon dont nous nous comportons dans notre pays influe sur la façon dont on nous considère à l'étranger. Nous devons combattre les terroristes tout en défendant les droits qui constituent les fondements de notre société.
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La bonne citoyenneté internationale existe. Nous devons être de bons intendants de notre planète et nous joindre aux autres nations pour contribuer à préserver notre habitat commun. Les risques posés par le réchauffement de la planète n'ont pas de frontière. Avec les autres pays, nous devons nous attaquer sérieusement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les années qui viennent si nous ne voulons pas léguer à nos petits-enfants un monde considérablement affaibli.
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Les États-Unis n'ont pas remporté la guerre froide à eux seuls ; c'est l'alliance transatlantique qui l'a fait de concert avec nos partenaires à travers le monde. Nos liens avec l'Europe sur le plan de l'histoire, des valeurs et des intérêts sont exceptionnels. Les Américains devraient se réjouir de l'essor d'une Union européenne forte et sûre d'elle-même tandis que nous continuons à soutenir une OTAN forte. L'avenir des relations transatlantiques dépend de la façon dont nous ferons face, à l'échelle mondiale, aux défis internationaux du XXIe siècle, à savoir élaborer une politique énergétique commune, créer un marché commun transatlantique qui unira plus étroitement nos économies, faire face aux dangers posés par une Russie revancharde et institutionnaliser notre coopération dans des domaines tels que les changements climatiques, l'aide à l'étranger et la démocratisation.
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Si nous parvenons à organiser une coalition mondiale pour la paix et la liberté, si nous jouons un rôle de premier plan en assumant nos responsabilités internationales et en montrant la voie menant à un avenir meilleur et plus sûr pour l'humanité, je suis convaincu que nous obtiendrons des avantages tangibles en tant que nation.
Source : http://www.lawac.org/speech/indexes/2007-08_index.htm