12 novembre 2008
Le président et le président élu ont eu leur premier entretien privé à la Maison-Blanche.

Washington - Le 10 novembre, le président Bush et le président élu Barack Obama ont eu leur premier entretien privé à la Maison-Blanche. Le gouvernement Bush a promis « son entière coopération » jusqu'au 20 janvier 2009, date à laquelle M. Obama prendra ses fonctions. M. Bush tient en effet à ce que la transition se fasse sans heurts.
Lors de leur entrevue, les deux hommes se sont serré la main, tandis que Mme Laura Bush a accueilli Michelle, l'épouse de M. Obama, en la serrant dans ses bras. Les deux couples ont ensuite visité la Maison-Blanche. Puis MM. Bush et Obama ont eu une discussion privée dans le bureau ovale au sujet de l'économie américaine et de la sécurité nationale.
Par ailleurs, le secrétaire général de la Maison-Blanche, M. Josh Bolten, s'est entretenu avec son prédécesseur du gouvernement Clinton, M. John Podesta, qui dirige actuellement l'équipe de transition de M. Obama.
La secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Mme Dana Perino, a rappelé aux journalistes que le président avait invité M. Obama dès le 4 novembre, lorsqu'il lui avait téléphoné pour le féliciter de sa victoire.

« Je pense que le président et le président élu ont choisi la voie de la coopération pour aller de l'avant. Ils ont bien entendu certaines divergences de vues sur la politique à mener, mais ils aiment tous deux également leur pays et c'est ce qui les motive en premier lieu (….) »
Dans son discours radiodiffusé du 8 novembre, M. Bush a déclaré : « S'assurer que la transition s'opère en douceur est la priorité du reste de ma présidence. Notre pays connaît des difficultés économiques qui ne vont pas s'atténuer pour laisser un nouveau président s'installer. Ce sera également la première fois depuis des décennies que la transition s'effectuera alors que le pays est en guerre. »
Il a précisé que son gouvernement avait fourni des renseignements sur les questions de sécurité à M. Obama et accordé des habilitations de sécurité aux membres de son équipe de transition de façon qu'ils soient pleinement informés de l'état des marchés financiers et de la guerre en Irak. Il s'est également engagé à tenir M. Obama au courant des décisions prises au niveau de l'exécutif durant cette période.
« Prises dans leur ensemble, ces mesures représentent un effort sans précédent de garantie de la continuité du pouvoir exécutif », a dit M. Bush.
Dans son discours radiodiffusé le même jour, M. Obama a déclaré que l'offre de coopération de M. Bush était la preuve fondamentale qu'en Amérique, on pouvait mener une campagne électorale énergique en vue des élections et critiquer les idées de ses adversaires, et s'unir après le scrutin afin de servir des objectifs communs.
Les États-Unis ont de graves défis à relever, notamment à la lumière de bilans économiques « troublants », et M. Obama a affirmé que de ce fait, il tenait à agir dès qu'il aurait prêté serment. « Il n'y a pas un moment à perdre », a-t-il dit.
Il estime notamment qu'il y aura des choix difficiles à faire pour sortir de la crise économique. « Je sais que, si nous dépassons les luttes partisanes et agissons ensemble, nous réussirons. C'est ce que j'ai l'intention de faire. »