03 novembre 2008
Ils vont notamment assister à la préparation du scrutin et aux procédures électorales.

Washington - Le monde suit l'élection présidentielle américaine de très près et, grâce au département d'État, certains responsables étrangers suivront le déroulement du scrutin aux États-Unis.
Dans le cadre de l'Initiative en faveur des partenariats au Moyen-Orient (MEPI, Middle East Partnership Initiative), 44 dirigeantes politiques du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord sont aux États-Unis depuis le 14 octobre afin d'observer directement comment fonctionne la politique présidentielle aux États-Unis. Ces femmes, dont certaines ont brigué des postes électifs dans leur propre pays, ont participé à des ateliers et à des séminaires politiques à Washington avant de se rendre dans plusieurs États pour y suivre divers événements locaux liés à la campagne.
Lors d'une réception organisée le 22 octobre à Washington, nombre des participantes ont déclaré à America.gov qu'elles étaient très enthousiastes à l'idée d'observer l'élection présidentielle, mais qu'elles avaient également hâte d'en tirer des enseignements, des astuces susceptibles de les aider à orchestrer des campagnes politiques dans leur pays.
« Les élections américaines ont des conséquences sur le monde entier, et tout particulièrement sur d'autres responsables politiques », a dit Fatiha Saddas, une politicienne marocaine. « Il y a une différence entre observer les élections en personne et les suivre à la télévision. »
Sumar Sleem, une avocate libanaise, a déclaré espérer acquérir certaines tactiques de campagne au cas où elle déciderait de briguer un poste électif dans son pays. Elle cherche avant tout à savoir comment planifier une campagne, comment impliquer les médias et comment collecter des fonds. « Le concept de collecte de fonds est inexistant au Liban », a-t-elle dit.

Elle a déjà appris qu'aux États-Unis, un candidat armé d'un message percutant et de bons conseillers pouvait « partir de zéro. C'est beaucoup plus facile que de se lancer dans une campagne au Liban. »
Durant leur séjour à Washington, ces femmes ont eu l'occasion de s'entretenir avec divers hauts responsables américains, dont le président Bush, qui a organisé une réunion de 45 minutes avec elles à la Maison-Blanche. Ils ont abordé les diverses difficultés auxquelles se heurtait le Moyen-Orient, et l'importance du soutien à la démocratie et aux réformes dans cette région.
Cent autres visiteurs étrangers pourront également observer de près l'action politique. Il s'agit des participants au programme dit International Visitors Observe the Elections (I-Vote) parrainé par le Bureau des affaires éducatives et culturelles du département d'État. Ils observeront diverses activités politiques dans certains des États les plus âprement disputés du pays, notamment le Missouri, le Colorado et l'Ohio.
« Alors que notre pays se prépare à élire son 44e président, des parlementaires et des milliers de responsables locaux, vous serez témoins de l'histoire en marche », a déclaré le sous-secrétaire d'État à la diplomatie et aux affaires publiques, M. James Glassman, le 27 octobre.
Certains responsables étrangers observeront l'élection présidentielle à titre officiel. Conformément à leurs engagements en tant que membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), les États-Unis ont invité des membres du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme à observer le scrutin.
Ces observateurs s'assureront que les États-Unis respectent bien leurs engagements et les normes internationales relatives aux élections démocratiques. Ces observateurs, dont certains ont commencé leurs travaux il y a des mois, examinent la mise en œuvre des lois fédérales, le déroulement de la campagne, les médias, le vote électronique, les inscriptions sur les listes électorales, la vérification de l'identité des électeurs et le respect des droits de ces derniers.
Une équipe de l'OSCE a commencé les préparatifs de sa mission en août dernier en s'entretenant avec des experts en politique, en faisant des recherches sur les grands dossiers de l'élection et en surveillant la couverture médiatique de la campagne. De nombreux officiels se trouvent déjà aux États-Unis. Ils visitent notamment les États clés pour voir comment les responsables électoraux se préparent à faire face à une participation électorale record le 4 novembre.
Près de 100 membres de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE observeront le déroulement du scrutin du 4 novembre et publieront un rapport sur leurs conclusions.