View Other Languages

We’ve gone social!

Follow us on our facebook pages and join the conversation.

From the birth of nations to global sports events... Join our discussion of news and world events!
Democracy Is…the freedom to express yourself. Democracy Is…Your Voice, Your World.
The climate is changing. Join the conversation and discuss courses of action.
Connect the world through CO.NX virtual spaces and let your voice make a difference!
Promoviendo el emprendedurismo y la innovación en Latinoamérica.
Информация о жизни в Америке и событиях в мире. Поделитесь своим мнением!
تمام آنچه می خواهید درباره آمریکا بدانید زندگی در آمریکا، شیوه زندگی آمریکایی و نگاهی از منظر آمریکایی به جهان و ...
أمريكاني: مواضيع لإثارة أهتمامكم حول الثقافة و البيئة و المجتمع المدني و ريادة الأعمال بـ"نكهة أمريكانية

11 juin 2008

Hillary Clinton jette l'éponge et annonce son soutien à Barack Obama

Les primaires à peine terminées, M. Obama croise déjà le fer avec John McCain.

 
Hillary Clinton le 7 juin 2008
Mme Hillary Clinton a demandé à ses partisans de soutenir M. Barack Obama lors de son discours le 7 juin à Washington.

Washington - Le 7 juin, la sénatrice du New York, Mme Hillary Clinton, a mis fin à sa campagne en vue de l'investiture du parti démocrate à l'élection présidentielle américaine, affirmant qu'elle soutenait désormais Barack Obama.

Dans un discours prononcé à Washington, elle a remercié ses sympathisants et les a invités à soutenir le sénateur de l'Illinois, M. Barack Obama, qui a accumulé suffisamment de délégués pour obtenir l'investiture de son parti.

« Bon, quand j'ai commencé cette campagne, j'avais l'intention de reconquérir la Maison-Blanche et de faire en sorte que nous ayons un président qui replacerait le pays sur la voie de la paix, de la prospérité et du progrès. Et c'est exactement ce que nous allons faire en nous assurant que Barack Obama franchira la porte du bureau ovale le 20 janvier 2009 », a dit Mme Clinton.

« Je vous demande à tous de vous joindre à moi et de travailler pour Barack Obama aussi dur que vous l'avez fait pour moi. Désormais, la façon de continuer notre combat et d'atteindre les objectifs que nous défendons est de mettre notre énergie, notre passion et notre force au service de Barack Obama, et de faire tout ce que nous pouvons pour aider à faire de lui le prochain président des États-Unis. »

Mme Clinton a ensuite évoqué l'importance du fait qu'elle avait été la première candidate sérieuse à la présidence de l'histoire des États-Unis. « Songez à tous les progrès que nous avons accomplis. Lorsque nous avons commencé, les gens, dans tout le pays, se posaient les mêmes questions. Une femme peut-elle vraiment devenir le commandant en chef des armées ? Même si nous n'avons pas réussi à briser cette ultime barrière, grâce à vous, j'y ai porté près de 18 millions de coups », a-t-elle dit, faisant allusion au nombre de suffrages qu'elle avait recueillis lors des primaires.

« Vous pouvez être si fiers que dorénavant, le fait qu'une femme remporte des élections primaires, soit en tête de liste de la course à l'investiture de son parti ou brigue la Maison-Blanche n'aura plus rien d'extraordinaire. » Elle a également affirmé que la campagne de 2008 avait une portée historique en ce que c'était la première fois qu'un Afro-Américain obtenait la nomination de son parti pour l'élection présidentielle.

Aucun des deux candidats démocrates n'a obtenu suffisamment de délégués pour garantir sa nomination. Toutefois, on considère que M. Obama décrochera l'investiture parce que suffisamment de super-délégués ont fait savoir qu'ils voteraient pour lui lors de la Convention nationale démocrate qui se tiendra à Denver en août. Cela lui permettra de dépasser les 2.118 votes nécessaires pour obtenir la nomination.

L'élection générale commence par un désaccord sur le changement

Barack Obama le 5 juin 2008
M. Barack Obama remercie ses partisans le 5 juin 2008 en Virginie.

Les élections primaires étant désormais derrières eux, MM. Obama et McCain s'attachent à convaincre les électeurs américains qu'ils sont chacun le meilleur candidat à la présidence.

Sur le plan de leur parcours politique et de leur style personnel, les deux candidats sont on ne peut plus différents. S'il est élu, M. McCain, sénateur de l'Arizona, deviendra le président le plus âgé à entrer à la Maison-Blanche. Il a à son actif une carrière de 25 ans au Congrès, et a souvent été qualifié de « tête brûlée » pour sa volonté de s'opposer à son propre parti pour défendre certaines causes auxquelles il est attaché. M. Obama a 25 ans de moins que lui, et il effectue son premier mandat au Sénat des États-Unis. Il a cependant déjà acquis un vaste soutien de la part d'électeurs des deux partis, et nombre d'entre eux viennent en masse l'écouter chaque fois qu'il paraît en public.

Si l'on en juge par les discours que les deux candidats ont prononcés le 3 juin, à savoir au soir de la dernière élection primaire, le mot « changement » reviendra souvent sur les lèvres de MM. McCain et Obama durant la campagne.

« Un changement auquel on peut croire » est le slogan de la campagne de M. Obama, et ses partisans l'ont utilisé fréquemment au cours des derniers mois. Dans un discours prononcé à Saint-Paul, dans le Minnesota, M. Obama a défini le changement comme « une politique étrangère qui ne commence pas et ne s'achève pas par une guerre qui n'aurait jamais dû être autorisée (…) Le changement consiste à prendre conscience du fait que faire face aux menaces du monde d'aujourd'hui ne nécessite pas seulement la puissance des armes, mais aussi celle de notre diplomatie. »

Selon M. Obama, le fait que son rival soit favorable au renfort de troupes en Irak signifie qu'il n'apportera jamais de changement.

« Si John McCain peut se prévaloir légitimement de certains moments d'indépendance vis-à-vis de son parti dans le passé, cette indépendance n'est pas la marque de sa campagne (…) Lorsque John McCain a décidé de soutenir George Bush dans 95 % des cas, comme il l'a fait l'année dernière au Sénat, ce n'est pas du changement. »

Dans un discours prononcé à Kenner, en Louisiane, M. McCain a réfuté les accusations de M. Obama : « Pourquoi le sénateur Obama juge-t-il nécessaire de rabâcher cette idée ? Parce qu'il sait qu'il est très difficile d'amener les Américains à croire quelque chose quand ils savent que c'est faux. »

M. McCain est cependant d'accord avec M. Obama pour dire que le changement est au cœur de cette campagne. « Quel que soit le vainqueur de cette élection, la direction que prend ce pays va changer radicalement. Mais il faut choisir entre le bon et le mauvais changement, entre le progrès et le recul. »

Abordant ensuite l'importance de la restructuration de l'armée américaine, d'une meilleure application des lois, du resserrement des alliances et de l'amélioration des capacités de réaction aux catastrophes, M. McCain a déclaré : « Le mauvais changement se tourne non pas vers l'avenir, mais vers le passé, pour trouver des solutions qui ont échoué auparavant, et qui ne manqueront pas de nous mener de nouveau à l'échec. »

« J'ai quelques années d'avance sur mon rival, et je suis surpris qu'un jeune homme ait avalé tant d'idées fallacieuses. » M. McCain a en outre accusé M. Obama de soutenir des programmes publics superflus qui gaspilleraient des ressources, limitant ainsi les choix des Américains.

Les deux candidats discuteront de leurs idées lors de débats organisés à l'automne, si ce n'est plus tôt. M. McCain a en effet proposé l'organisation de plusieurs réunions publiques entre maintenant et les conventions nationales. La campagne de M. Obama se déclare ouverte à cette idée, mais aucune décision définitive n'a encore été prise.

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?