Élections 2008 | Le peuple américain choisit ses dirigeants

28 août 2008

L'ancien président Clinton encourage le parti démocrate à s'unir derrière M. Obama

Le discours de M. Bill Clinton à la Convention nationale du parti démocrate

 
Bill Clinton
L'ancien président Bill Clinton a prononcé un discours lors de la Comvention nationale du parti démocrate le 27 août.

Washington - Aux États-Unis, les partis politiques ont une longue histoire de luttes intestines, d'arguments passionnés et de désaccords internes profonds qui finalement se résolvent en une unité retrouvée et en une nouvelle énergie dirigée vers un but précis.

Dans la soirée du 27 août, l'ancien président Bill Clinton a joué le rôle qu'on attendait de lui pour aplanir les divisions qu'avait provoquées au sein du parti démocrate la longue saison des élections primaires qui avait vu le nombre des candidats démocrates se réduire progressivement à deux : Hillary Clinton, sénatrice du New York et épouse de l'ancien président, et Barack Obama, sénateur de l'Illinois.

Pendant toute cette première campagne électorale, M. Clinton avait fortement appuyé son épouse et émis certaines des critiques les plus vives contre l'adversaire de cette dernière, M. Obama. Pourtant, au moment de la Convention nationale, tout cela était oublié : l'ancien président a exprimé son soutien énergique à M. Obama et s'est engagé à faire tout son possible pour le faire élire président des États-Unis en novembre.

« Hillary, a-t-il dit, nous a dit en des termes on ne peut plus clairs qu'elle ne ménagerait aucun effort en faveur de Barack Obama. Cela vaut pour nous deux. En fait cela vaut pour 18 millions d'entre nous parce que, tout comme Hillary, je tiens à ce que vous tous qui lui avez apporté votre soutien votiez pour Barack Obama en novembre. »

Faisant part de sa propre expérience, M. Clinton a tenté d'écarter les doutes dont son épouse et lui avaient fait état pendant la campagne électorale au sujet des qualifications de M. Obama.

« Nous l'avons emporté (en 1992) dans une campagne au cours de laquelle les républicains ont dit que j'étais trop jeune et trop inexpérimenté pour être commandant en chef. Refrain familier, n'est-ce pas ? Cet argument n'a pas produit l'effet souhaité en 1992, parce que nous étions du bon côté de l'histoire. Il en sera de même en 2008, parce que Barack Obama est du bon côté de l'histoire. »

M. Clinton a également souligné le contraste qu'il prévoyait entre la présidence éventuelle de M. Obama et celle du candidat républicain, John McCain.

« Les républicains vont investir un homme généreux, qui a servi notre pays de façon héroïque et qui a terriblement souffert au Vietnam. Il aime notre pays tout autant que nous tous », a-t-il dit en ajoutant cependant qu'il était convaincu que M. McCain poursuivrait en grande partie la politique du gouvernement Bush, dont les résultats étaient pour le moins contestables.

« Fait encore plus important, a-t-il dit, Barack Obama sait que les États-Unis ne peuvent pas être forts à l'étranger s'ils ne le sont pas au niveau national. Les gens du monde entier sont toujours plus impressionnés par la puissance de notre exemple que par l'exemple de notre puissance. »

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?