14 septembre 2009

Charlotte West
La technologie du réseautage social a pratiquement éliminé les frontières géographiques pour les jeunes qui veulent se renseigner sur les programmes éducatifs ou garder le contact avec leurs camarades. Aujourd'hui rédactrice indépendante, Charlotte West a elle aussi participé à un programme d'échanges d'étudiants.
Les étudiants ont de plus en plus souvent recours aux sites de réseautage social, comme Facebook, pour obtenir des renseignements sur l'endroit où ils iront faire leurs études à l'étranger et se mettre en contact avec des gens qui ont une expérience personnelle en la matière. Cette technologie se révèle importante aussi bien pour garder le contact avec ses vieilles connaissances que pour se faire des amis le temps d'un séjour à l'étranger.
Le groupe Café Abroad a été fondé en 2006 par Dan Schwartzman, à l'époque un jeune homme de 24 ans titulaire d'un diplôme de l'université Pennsylvania State et qui venait de rentrer d'Australie où il avait fait un séjour dans le cadre de ses études. Il voulait « créer un site qui serait géré par des étudiants, pour les étudiants, où ceux-ci pourraient se poser des questions entre eux et recevoir des réponses qui tiennent compte de la perspective de l'étudiant. »
Katherine Lonsdorf, détentrice depuis peu d'un diplôme en diplomatie et affaires mondiales de l'Occidental College, à Los Angeles, a rédigé une série d'articles pour Café Abroad. Ses articles ont incité plusieurs étudiants à la contacter parce qu'ils voulaient lui poser des questions sur l'année qu'elle a passée en Jordanie et au Moyen-Orient.
« Quand j'écrivais pour Café Abroad, dit-elle, j'ai été contactée par une bonne dizaine d'étudiants, si ce n'est plus, provenant des quatre coins du pays et qui voulaient que je leur parle de mon expérience parce qu'ils souhaitaient eux-mêmes faire des études en Jordanie. Ils entendaient généralement parler de moi sur Facebook, quand ils voyaient mon nom sous le titre d'un article. »

Café Abroad InPRINT
Quelques années seulement après son lancement, Café Abroad est aujourd'hui une revue imprimée, Café Abroad InPRINT, qui est distribuée dans plus de 330 collèges et universités à travers l'ensemble des États-Unis. Dan Schwartzman a également mis au point ce qu'il appelle « The Café Abroad Networking Solution ». Il explique qu'il s'agit d'un « réseau social destiné aux bureaux qui facilitent les séjours d'étudiants à l'étranger pour les aider à mettre leurs propres étudiants en contact avec un réseau privé d'administrateurs spécialisés dans les études à l'étranger - en sus d'un réseau mondial au sein duquel les étudiants peuvent parler plus ouvertement de leur expérience à l'étranger avec d'autres inscrits dans leur établissement. »
Les établissements d'enseignement eux-mêmes sont de plus en plus conscients de l'importance que revêtent les informations dispensées par les étudiants, comme les articles sous la plume de Katherine Lonsdorf. La State University of New York (SUNY) à New Paltz, par exemple, a mis en place une série de blogues consacrés aux études à l'étranger et qui sont rédigés par des étudiants inscrits dans divers programmes.
Penny Schouten, une conseillère en marketing qui a apporté son concours à la création de ces blogues, explique que le but initial, à savoir alléger la charge de travail des employés concernés, a été largement dépassé. Loin de se limiter à présenter la chronique des activités des étudiants à l'étranger, ces blogues jettent un pont entre les étudiants qui veulent tenter cette expérience et ceux qui sont en train de la vivre, ces derniers considérant en outre qu'ils rendent « un grand service » à leur campus.
Penny Schouten a elle aussi souligné l'importance qu'il y a pour les étudiants d'obtenir des informations de la bouche de leurs camarades. « Les étudiants ne veulent pas savoir où, à mon avis, on trouve les clubs les plus branchés à Londres ; ils veulent savoir ce que pensent les autres étudiants », explique-t-elle.
Un esprit de collaboration
Penny Schouten et Dan Schwartzman se rendent pleinement compte du degré auquel les sites de médias sociaux peuvent transformer le processus par lequel les étudiants font leurs choix en matière d'études à l'étranger. Dan Schwartzman, pour sa part, espère que les blogues, Facebook et la construction individuelle de réseaux sociaux ne constituent qu'une première étape.
« À mes yeux, ajoute-t-il, le prochain niveau de réseautage social sur le thème des études à l'étranger est un esprit de collaboration véritable qui permettra l'échange d'informations sur les programmes, les établissements d'enseignement, les prestataires et les destinations possibles dans le cadre d'un forum centralisé et sans entraves. Dans ce forum, les étudiants pourront communiquer entre eux ouvertement et en l'absence de toute censure. Bien sûr, c'est une perspective un peu idéaliste - mais c'est un objectif qui mérite d'être poursuivi. »
Le lecteur peut consulter ces services de réseautage social en ligne aux sites http://www.cafeabroad.com et http://www.abroadblogs.newpaltz.edu.
Les opinions exprimées dans le présent article ne reflètent pas nécessairement les vues ni les politiques du gouvernement des États-Unis.