09 mai 2008
Les étudiants indiens et chinois constituent les deux groupes les plus importants.
Washington - Le nombre d'étudiants étrangers des deuxième et troisième cycles inscrits dans des universités américaines s'est accru de 7 % en 2007 par rapport à 2006, ce qui représente l'augmentation la plus forte depuis 2002, indique une nouvelle étude que le Council of Graduate Schools (association d'établissements d'enseignement supérieur ou CGS) a rendue publique le 5 novembre.
Cette étude indique aussi que 87 % des doyens des établissements d'enseignement supérieur des États-Unis ont participé ces deux dernières années à des activités visant à faire connaître leur établissement et que près de la moitié d'entre eux se sont rendus à l'étranger pour établir un partenariat avec d'autres universités.
La présidente du CGS, Mme Debra Stewart, a déclaré qu'il était encourageant de constater que les doyens jouaient maintenant un rôle actif pour inciter des étudiants étrangers très qualifiés à venir aux États-Unis pour poursuivre leurs études.
Le nombre total d'étudiants originaires de l'Inde et de la Chine, les deux pays qui comptent le plus d'étudiants aux États-Unis, inscrits dans une université américaine a augmenté de 14 % et de 15 % respectivement.
Le nombre des étudiants du Moyen-Orient inscrits pour la première fois a augmenté de 12 %, alors que le nombre total des étudiants originaires de cette partie du monde s'est accru de 5 %. Étant donné que les diplômes de deuxième et troisième cycles exigent parfois de longues années d'études, l'augmentation du nombre d'étudiants inscrits pour la première fois peut prendre plusieurs années avant de figurer pleinement dans les statistiques relatives au nombre total des inscriptions.
En 2006, le nombre des étudiants étrangers de deuxième et troisième cycles n'avait augmenté que de 1 %, et celui des étudiants inscrits pour la première fois de 12 %. L'augmentation de 7 % enregistrée en 2007 s'est accompagnée d'un accroissement de 4 % du nombre des étudiants inscrits pour la première fois.
Le département d'État a pris un certain nombre de mesures pour accélérer l'examen des demandes de visa des étudiants. Il a notamment créé des postes supplémentaires d'agent consulaire, négocié des accords prolongés de réciprocité de manière à ce que les étudiants n'aient pas à faire une demande de visa aussi fréquemment et demandé aux ambassades et aux consulats des États-Unis de donner la priorité aux étudiants et aux universitaires quand ils fixent la date de l'entretien préalable à la délivrance d'un visa.
Selon ce ministère, le nombre de visas accordés à des étudiants et à des universitaires pendant l'année budgétaire 2006 a augmenté de 15 % pour atteindre le chiffre record de 591.050.
Un haut responsable de ce ministère a indiqué en juin, devant une commission parlementaire, que les États-Unis souhaitaient accueillir un plus grand nombre d'étudiants étrangers et qu'ils étaient prêts à aider des étudiants sans moyens financiers à faire des études dans des universités américaines.
En effet, le plus grand obstacle pour les étudiants étrangers n'est pas l'obtention d'un visa mais le niveau élevé des frais d'études dans l'enseignement supérieur, a indiqué un haut responsable de la direction des affaires éducatives et culturelles du département d'État, M. Thomas Farrell. À l'heure actuelle, 78 % des étudiants étrangers couvrent leurs frais d'études grâce à l'aide de leur famille ou au moyen de leurs ressources personnelles. Un autre problème est dû à l'insuffisance des connaissances de la langue anglaise, en particulier chez les étudiants issus de milieux défavorisés, a-t-il dit en juin à une sous-commission parlementaire.
Offrir la possibilité de faire des études supérieures à un groupe large et divers de jeunes étrangers, y compris des jeunes filles, des membres de minorité et des jeunes de milieux défavorisés, constitue une question prioritaire pour les États-Unis, a-t-il dit indiqué à cette occasion.
Selon un rapport que la Fondation nationale des sciences a rendu public en 2006, les États-Unis sont devenus un éducateur du monde au XXe siècle. Alors qu'en 1960 les étudiants étrangers n'obtenaient que moins de 10 % de tous les doctorats décernés aux États-Unis, en 1999 ils ont obtenu plus d'un tiers de tous les doctorats scientifiques et d'ingénieur et 17 % des doctorats dans les autres domaines.
Les statistiques établies par le CGS sont confirmées par les résultats de travaux de recherche de la Fondation nationale des sciences, dont un rapport diffusé il y a quelques mois montre que le nombre d'étudiants étrangers de deuxième et troisième cycles inscrits pour la première fois pour faire des études scientifiques ou d'ingénieur a commencé à augmenter en 2005.
D'après une étude de l'Institut de l'éducation internationale, environ 565.000 étudiants sont venus du monde entier en 2006 pour poursuivre leurs études dans des établissements d'enseignement supérieur aux États-Unis. Le principal pays d'origine est l'Inde (76.503 étudiants), suivie de la Chine (62.582 étudiants) et de la Corée du Sud (58.847 étudiants).
Quant aux disciplines choisies par les étudiants étrangers, le nombre des inscriptions a augmenté, selon le CGS, de 10 % en gestion des entreprises, de 8 % dans les sciences de l'ingénieur, 3 % dans les sciences de la vie et dans l'agronomie et 1 % dans les lettres, sciences humaines et arts. Il n'y a eu aucune augmentation dans les sciences physiques et de la terre, et le nombre des inscriptions des étudiants désireux de se consacrer à l'enseignement a diminué de 2 %.
Les statistiques du CGS se fondent sur les réponses de 172 établissements d'enseignement supérieur, dont 76 % des 25 universités qui comptent le plus d'étudiants étrangers.