Économie et commerce | La croissance par l'ouverture des marchés

28 septembre 2009

Les États membres du G20 décident de maintenir pour le moment leurs plans de relance

 
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La réunion des membres du G20 à Pittsburgh en 2009.
Les chefs d'État et de gouvernement des pays membres du G20 réunis à Pittsburgh (Pennsylvanie) le 25 septembre 2009.

Washington - Les chefs d'État et de gouvernement des États membres du groupe des Vingt (G20) se sont mis d'accord sur des mesures visant à remettre sur pied le système économique mondial et sont aussi convenus de poursuivre l'exécution de leurs plans de relance tant que la reprise ne sera pas totale.

Ils ont également décidé de faire du G20 le principal forum en matière de coopération économique internationale, au lieu de l'ancien groupe des Huit (G8) composé de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon, du Royaume-Uni et de la Russie. Enfin, ils se sont engagés à faire aboutir les négociations commerciales multilatérales dites de Doha, qui visent à libéraliser le système commercial mondial.

Dans le communiqué final qu'ils ont adopté le 25 septembre, les chefs d'État et de gouvernement déclarent : « Pour le court terme, nous devons continuer de mettre en œuvre nos programmes de relance de l'activité économique jusqu'à ce que la reprise soit clairement bien établie. Il nous faut aussi élaborer des méthodes transparentes et crédibles pour mettre fin à notre soutien extraordinaire en matière budgétaire et monétaire et au secteur financier, que l'on devra appliquer lorsque la reprise deviendra totalement sûre. »

En vue de donner un meilleur équilibre au système économique mondial, les États membres du G20 sont convenus que ceux d'entre eux qui avaient un déficit commercial important et de longue durée devraient prendre des mesures pour favoriser l'épargne des ménages tout en maintenant l'ouverture de leur marché et en renforçant l'ensemble des entreprises exportatrices. Par ailleurs, les États membres connaissant des excédents commerciaux importants et de longue durée se sont engagés à renforcer leurs sources nationales de croissance en augmentant les investissements, en réduisant les effets de distorsion du marché, en accroissant la productivité, en améliorant la protection sociale de leurs habitants et en supprimant les obstacles à la croissance.

« Notre intervention énergique a contribué à arrêter la forte baisse dangereuse de l'activité mondiale et à stabiliser les marchés financiers. La production industrielle est maintenant en voie d'augmentation dans presque tous nos pays. Les échanges commerciaux internationaux commencent à s'accroître de nouveau. Nos établissements financiers lèvent les capitaux dont ils ont besoin, les marchés financiers se montrent disposés à investir et à prêter des capitaux et la confiance s'est accrue », indique le communiqué.

Lors de la conférence de presse qu'il a donnée le 25 septembre à l'issue du sommet de Pittsburgh, le président Obama a déclaré que la réunion du G20 qui avait eu lieu à Londres il y a six mois avait constitué un tournant important dans les efforts déployés par le G20 en vue de prévenir une catastrophe économique mondiale. « Ici à Pittsburgh, a-t-il dit, nous avons pris plusieurs mesures importantes pour garantir la reprise de notre activité économique et le passage à une croissance économique forte, durable et équilibrée. »

Il a indiqué que le G20, dont les membres comprennent des pays industriels et des pays émergents à croissance rapide, avait ramené l'économie mondiale du bord du précipice où elle se trouvait et qu'il venait de poser les fondements d'une prospérité durable.

Les chefs d'État et de gouvernement des États membres du G20 se sont réunis pendant deux jours en vue de renforcer la réglementation financière internationale, de donner un meilleur équilibre à l'économie mondiale et de limiter la rémunération des cadres de direction des banques et des établissements financiers. Le sommet de Pittsburgh constitue la troisième réunion de ces dirigeants en moins d'un an.

Le groupe des Vingt s'était réuni en novembre 2008 alors que la récession économique empirait, puis à Londres en avril à un moment où l'économie mondiale paraissait sur le point de connaître la pire récession depuis les années 1930.

Le président Obama a indiqué que les chefs d'État et de gouvernement réunis à Pittsburgh étaient convenus de maintenir leurs plans de relance tant que la croissance ne serait pas rétablie et de mettre en place un nouveau cadre favorable à la prospérité.

« Nos plans de relance concertés, a-t-il fait remarquer, ont joué un rôle indispensable pour ce qui est de prévenir une catastrophe. Maintenant, nous devons veiller à ce que, lorsque la croissance reprendra, les emplois augmentent aussi. C'est pourquoi nous poursuivrons nos mesures de relance jusqu'à ce que nos concitoyens aient de nouveau un emploi et nous les supprimerons graduellement dès que notre reprise sera forte. »

Les chefs d'État et de gouvernement, a-t-il précisé, sont aussi convenus d'élaborer une réglementation financière plus stricte en vue d'empêcher qu'une autre crise économique de ce genre ait lieu. « Nous allons apporter plus de transparence au marché des dérivés et nous allons renforcer les normes nationales en matière de fonds propres afin que les banques puissent supporter leurs pertes et couvrir leurs risques. Nous allons créer des instruments plus puissants pour rendre responsables les grands établissements financiers mondiaux et des méthodes pour faire face aux faillites sans imposer une charge aux contribuables. »

Le G20 est aussi convenu d'éliminer progressivement les subventions aux combustibles fossiles, qui sont actuellement de l'ordre de quelque 300 milliards de dollars.

« Nous avons décidé d'un commun accord, a dit M. Obama, de réformer notre régime mondial de coopération et de gouvernance économiques. Pour que nos institutions reflètent la réalité de notre époque, nous confierons davantage de responsabilités aux économies émergentes au sein du Fonds monétaire international et y augmenterons leurs pouvoirs. »

Afin de bâtir de nouveaux marchés et d'aider les habitants les plus pauvres du monde à sortir de la pauvreté, le G20 va créer à la Banque mondiale un nouveau fonds fiduciaire destiné à soutenir les investissements en faveur de la sécurité alimentaire et le financement de sources d'énergie propre et d'un coût abordable.

« Au G20, nous avons établi un niveau inédit de coopération économique mondiale et concrète, tout en prenant des mesures en vue de faire face aux défis des changements climatiques », a souligné le président.

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