22 septembre 2009

Washington - Alors que l'économie des États-Unis commence à ressortir de la crise la plus grave qu'elle ait connue depuis la dépression des années 1930, le défi le plus important à relever est maintenant de s'assurer que le pays ne glissera pas vers un avenir qui ne soit pas à la hauteur de ses pleines potentialités, a déclaré le président Obama.
« Nous devons plutôt choisir de faire ce qu'ont fait les générations qui nous ont précédés, à savoir construire un avenir meilleur par notre labeur et nos innovations », a dit M. Obama dans un discours prononcé le 21 septembre au Hudson Valley Community College, un établissement d'études supérieures situé à Troy, dans l'État de New York. Pour être concurrentielle sur le marché mondial, l'économie des États-Unis doit être assez solide pour éviter les fluctuations entre les périodes d'effondrement et de prospérité, mais aussi pour créer et préserver les emplois et les industries de l'avenir, a expliqué M. Obama.
Celui-ci s'exprimait ainsi trois jours avant le sommet du groupe des Vingt (G20) à Pittsburgh, prévu pour les 24 et 25 septembre et auquel participeront les dirigeants des économies industrielles et émergentes. Parmi les principaux thèmes à l'ordre du jour : décider de la voie à adopter alors que l'économie internationale émerge de la récession et ajuster le système de réglementation pour prévenir de futures crises du genre.
Un aspect de la stratégie d'innovation du président Obama mise à tirer profit des plus de 100 milliards de dollars alloués par la Loi sur le redressement et les investissements aux États-Unis à des projets favorisant l'innovation, l'éducation et l'infrastructure, et des initiatives connexes instituées dans le cadre du budget, de la réglementation et des décrets-lois présidentiels, a indiqué la Maison-Blanche dans son communiqué. En février, le Congrès a adopté le plan de relance économique proposé par le président Obama, de 787 milliards de dollars, dans le but de susciter la croissance par le biais de la réduction d'impôts, de l'extension des prestations d'assurance chômage, du financement de projets liés au secteur de l'énergie et d'assistance sociale, de même qu'aux domaines de l'éducation, des soins de santé et de l'infrastructure.
La stratégie d'innovation comporte trois volets, indique la Maison-Blanche :
• s'assurer que l'économie est dotée des ressources humaines et des outils concrets et technologiques nécessaires à la recherche et au développement qui conduiront aux innovations et à l'utilisation de celles-ci sur le plan pratique ;
• promouvoir les marchés qui favorisent la concurrence et créent un climat national propice à l'esprit d'entreprise et à la volonté de prendre des risques au niveau des investissements pour que les compagnies américaines soient concurrentielles sur le marché international ;
• encourager et utiliser les avancées qui répondent aux priorités nationales, dont la mise au point de sources d'énergies alternatives, la réduction des coûts des soins médicaux et l'amélioration de la santé en ayant recours à la technologie informatique, et la fabrication de véhicules plus avancés.
M. Obama a dit que cette stratégie ne vise pas seulement à susciter la relance économique et son retour à l'état antérieur à la crise mais aussi d'encourager une croissance durable et une prospérité fondée sur une base plus diversifiée. Il a ajouté qu'un aspect significatif de cette stratégie consiste à offrir des possibilités d'éducation à un ensemble plus vaste d'Américains et à augmenter le nombre de doctorants aux États-Unis.
« Nous savons que les pays qui nous dépassent aujourd'hui sur le plan de l'éducation nous dépasseront demain sur celui de la concurrence commerciale », a précisé le président. « La capacité des nouvelles industries à s'épanouir dépend de travailleurs qui ont les connaissances et le savoir-faire nécessaires pour y contribuer. »
M. Obama a dit qu'il avait établi comme objectif d'avoir aux États-Unis, d'ici à 2020, la plus grande proportion de diplômés universitaires du monde. Pour atteindre ce but, a-t-il ajouté, le gouvernement fédéral accroîtra les programmes de dons à l'éducation, simplifiera les crédits d'impôts pour les études supérieures et établira un nouveau fonds qui permettra aux soldats américains d'obtenir une éducation universitaire.