04 septembre 2009
Le Corporate Council on Africa lui décernera un prix pour son dévouement au continent.

Washington - L'ambassadeur Andrew Young recevra le prix du Corporate Council on Africa (CCA) pour l'œuvre de toute une vie en faveur de l'Afrique. Cette association qui vise à développer les partenariats et les contrats d'affaires entre les États-Unis et l'Afrique lui décernera ce prix lors de son septième sommet annuel sur le commerce entre les États-Unis et l'Afrique qui se tiendra du 29 septembre au 1er octobre prochains à Washington.
« L'ambassadeur Young a toujours milité en faveur des droits de l'homme et des questions humanitaires de même qu'il a consacré sa vie à promouvoir la prospérité en Afrique », a déclaré le président directeur général du Corporate Council on Africa, Stephen Hayes, le 3 septembre, en annonçant la décision de son organisation de lui décerner ce prix. « Nous sommes heureux d'avoir ainsi l'occasion d'honorer l'attachement dont M. Young a fait la preuve à l'Afrique tout au long de sa carrière. »
Créé en 1993, le Corporate Council on Africa (CCA) a pour objectif de renforcer et de faciliter les relations d'affaires entre les États-Unis et le continent africain. Cette association collabore étroitement avec les gouvernements, les organismes multilatéraux et les entreprises en vue de favoriser un climat propice au commerce et aux investissements sur le continent africain et de promouvoir l'Afrique dans le monde des affaires aux États-Unis.
Au début de sa carrière, M. Young avait été proche collaborateur du pasteur Martin Luther King à l'époque du mouvement des droits civiques aux États-Unis. Il avait ensuite été élu député à la Chambre des représentants en 1972, le premier Américain noir à représenter l'État de Géorgie au Congrès depuis la Reconstruction, à l'issue de la guerre de Sécession. En 1977, il devait devenir aussi le premier Afro-Américain à diriger la délégation des États-Unis à l'ONU, le président Jimmy Carter l'ayant nommé au poste de représentant permanent.
Élu maire d'Atlanta en 1981 puis réélu pour un second mandat, M. Young avait réussi à attirer à cette ville des milliards de dollars en nouveaux investissements privés.
En 1994, le président Bill Clinton avait nommé M. Young à la tête du Fonds pour le développement des entreprises en Afrique australe, un organe dont l'objectif est de susciter la création et l'épanouissement de petites et moyennes entreprises locales dans toute la sous-région et qui avait été créé en partie à l'initiative du président sud-africain à l'époque, Nelson Mandela. En sa qualité de président de ce Fonds, M. Young avait contribué à établir le Centre médical du fleuve Eerste au Cap, qui a permis d'alléger le fardeau des hôpitaux surchargés de malades.
M. Young est aussi coprésident de GoodWorks International, une société d'experts-conseils à but lucratif fondée sur le principe que le secteur privé peut promouvoir des initiatives qui viendront appuyer l'éducation, le développement social et économique et renforceront les capacités de l'Afrique et des Antilles. M. Young se rend souvent en Afrique, où il encourage les partenariats entre le secteur privé et les collectivités locales pour le bénéfice de tous. En 2008, la Fondation GoodWorks a formé un partenariat avec la Fondation Wanawake na Maendeleo dont l'objectif est de fournir des bourses d'études en Tanzanie.
Un réalisateur de télévision primé
En juin 2009, M. Young a reçu trois prix Emmy pour sa série de documentaires intitulée « Andrew Young présente » qui a été diffusée aux États-Unis de même qu'en Afrique centrale et orientale. L'un de ces prix lui a été décerné pour le documentaire intitulé « On marche l'arme à la main » qui portait sur la violence et l'usage des armes de poing chez les jeunes ; le film présentait aussi l'organisation caritative de New York Wheelchair Charities (Chaises roulantes) qui aide des milliers de paraplégiques et de quadriplégiques, dont nombre d'entre eux ont été paralysés des suites de blessures par balles.
M. Young a aussi réalisé le documentaire primé intitulé « Rwanda Rising » qui met l'accent sur le retour en force de ce pays sur la scène internationale.
Le dévouement de M. Young à la cause de l'éducation et du service à la communauté mondiale est mis en évidence à l'École Andrew Young de sciences politiques, qui a été établie pour perpétuer ses idéaux en offrant des programmes qui, dit-il, permettront aux pauvres du monde d'avoir une chance équitable de réussir dans la société.
Les professeurs et les chercheurs à cette école fondent leurs activités sur le principe que bâtir des économies nationales solides sont la clé qui mettra fin à la pauvreté. Ils œuvrent, comme M. Young lui-même qui enseigne parfois des cours, pour que les pays en développement de l'Afrique puissent parvenir à la prospérité économique.
Cette école fonctionne dans plus de trente pays de même qu'aux États-Unis, et cible les secteurs de la santé, de l'environnement, de la fiscalité, des soins aux personnes âgées et aux enfants, de l'éducation et de la question de la diversité. Parmi les différentes activités de cette école, on peut citer le programme d'échange de boursiers Mandela qui doit commencer entre l'École Andrew Young et l'université de Pretoria (Afrique du Sud), et le programme d'études fiscales en cours en Russie.
M. Young a réagi à l'annonce que le CCA lui décernait son prix en disant : « Je suis très reconnaissant au Corporate Council on Africa pour ce prix. Depuis 1993, GoodWorks International et le CCA œuvrent de concert pour promouvoir en partenaires le développement, les investissements et le commerce sur le continent africain. J'espère que nous continuerons à collaborer avec le CCA dans ce cadre. »
Le CCA décerne aussi un prix pour une personne ou entité qui a joué un rôle primordial dans le monde des affaires, et des prix d'excellence pour des projets en négoce agricole, d'infrastructure, de financement et de gestion des ressources naturelles.