View Other Languages

We’ve gone social!

Follow us on our facebook pages and join the conversation.

From the birth of nations to global sports events... Join our discussion of news and world events!
Democracy Is…the freedom to express yourself. Democracy Is…Your Voice, Your World.
The climate is changing. Join the conversation and discuss courses of action.
Connect the world through CO.NX virtual spaces and let your voice make a difference!
Promoviendo el emprendedurismo y la innovación en Latinoamérica.
Информация о жизни в Америке и событиях в мире. Поделитесь своим мнением!
تمام آنچه می خواهید درباره آمریکا بدانید زندگی در آمریکا، شیوه زندگی آمریکایی و نگاهی از منظر آمریکایی به جهان و ...
أمريكاني: مواضيع لإثارة أهتمامكم حول الثقافة و البيئة و المجتمع المدني و ريادة الأعمال بـ"نكهة أمريكانية

30 mars 2009

Les principales puissances économiques vont se pencher sur la relance

Le G20 se rapproche d'un accord sur les fonds d'urgence et la réglementation des opérations financières.

 
Les ministres des finances des pays du G20 le 14 mars 2009
Le chancellier du Royume-Uni, M. Alistair Darling, entouré des ministres des finances des pays du G20 lors d'une réunion le 14 mars.

Washington - Une augmentation des fonds internationaux d'urgence et un accord sur la réglementation des marchés financiers internationaux compteront vraisemblablement parmi les résultats concrets du sommet du G20 qui se tiendra le 2 avril à Londres.

Les chefs d'État et de gouvernement des pays développés et en développement qui composent le G20 doivent en effet se réunir dans la capitale britannique afin d'envisager des mesures de lutte contre la récession et la crise financière. La détérioration des conditions économiques a donné un sentiment d'urgence à cette réunion, qui devrait faire fond sur les principes approuvés par les dirigeants lors de leur sommet de novembre 2008 à Washington.

Les spécialistes pensent que le document final du sommet de Londres sera sans doute plus axé sur l'action, mais que son libellé sera suffisamment vague pour que tout le monde soit d'accord. « Rien de fracassant ne peut sortir d'un groupe aussi large qui représente autant de points de vue différents », a déclaré Adam Lerrick, maître de recherche à l'American Enterprise Institute, un organisme de recherche en politique générale dont le siège est à Washington.

Comme de nombreux experts, M. Lerrick s'attend à ce que l'un des rares résultats concrets du sommet de Londres soit un engagement d'étoffer les ressources du Fonds monétaire international (FMI) afin d'aider les pays particulièrement frappés par cette crise à assumer leurs obligations financières. Les États-Unis, l'Union européenne et le Japon ont déjà pris des mesures pour augmenter la capacité de prêt du Fonds.

Mais certains analystes attendent plus. Ainsi John Kirton, directeur du Groupe de recherche du G8 à l'université de Toronto, est d'avis que l'ébauche d'un consensus entre les ministres des finances du G20 qui se sont réunis le 14 mars dernier laisse à penser que le sommet de Londres débouchera sur des changements considérables dans la façon dont agissent les sociétés financières.

Lors de cette réunion, en effet, les ministres des finances du G20 se sont mis d'accord sur le principe de la réforme de leurs systèmes financiers, y compris tous les marchés, les produits et les grandes sociétés sujets à réglementation, et sur l'application de cette réglementation à l'échelle internationale. Toutefois, de nombreux spécialistes se demandent comment on va mettre à jour les règlements qui contrôlent les opérations financières dans le monde alors que la règlementation demeure un dossier national épineux.

La dérive américaine ou la précaution européenne ?

De nombreux analystes sont persuadés que plusieurs puissances économiques, particulièrement celles qui ont d'importants excédents commerciaux comme le Japon et l'Allemagne, doivent rapidement mettre en œuvre un plan plus ambitieux de relance économique afin d'augmenter les chances d'une reprise mondiale. Sinon, pensent-ils, ce sommet sera essentiellement considéré comme un échec.

À la mi-mars, les États-Unis se sont engagés dans des dépenses pour la relance qui équivalent à près de 6 % de leur produit intérieur brut (PIB), alors que celles de la Chine n'atteignent que 5 % de son PIB et celui de la France moins de 1 %. Selon Eswar Prasad, de la Brookings Institution, un organisme de recherche de Washington, les plans de relance du Japon et de l'Allemagne se situent respectivement à 2 % et 3,5 % de leur PIB.

De plus, les membres du G20 ont des vues divergentes sur les sources de l'actuelle crise et, en conséquence, sur les mesures qui s'imposent pour stimuler la reprise.

Les médias se sont concentrés sur les priorités divergentes des États-Unis et de l'Europe continentale, principalement l'Allemagne et la France. Les dirigeants des États-Unis et du Royaume-Uni ont réclamé des politiques monétaires beaucoup plus robustes, alors que leurs homologues européens souhaitent mettre l'accent sur une « refonte » du système financier international, comme l'a dit le président français Nicolas Sarkozy, refonte qui reposerait sur une réglementation internationale.

Un responsable du ministère américain des finances, qui a souhaité garder l'anonymat, a déclaré que les médias grossissaient ces divergences et que les deux côtés s'étaient beaucoup rapprochés lors de la réunion des ministres des finances.

Dans un communiqué diffusé à l'issue de cette réunion, les membres du G20 se sont en effet mis d'accord pour augmenter les dépenses aussi longtemps que ce serait nécessaire, préférablement de façon concertée, et de charger le FMI d'identifier ceux qui lambinent.

« Nous ne voulons pas nous trouver dans une situation où certains pays font des efforts extraordinaires pendant que d'autres attendent dans l'espoir que ceux qui font le travail sortiront tout le monde de la crise », a déclaré le président Obama lors d'une conférence de presse tenue le 24 mars dernier.

Il reste des divergences entre les partenaires de part et d'autre de l'Atlantique

Les Européens résistent aux pressions américaines en faveur d'une augmentation des dépenses publiques, a dit M. Lerrick, parce qu'ils ne font pas confiance à un remède qui ressemble trop à la cause du problème. Ils font également valoir que leurs programmes sociaux entraînent automatiquement plus de dépenses publiques que ceux des États-Unis et qu'ils ne peuvent pas risquer de déstabiliser leur économie en gonflant la dette publique.

Mais les analystes américains rejettent ces arguments, particulièrement en ce qui concerne l'Allemagne, l'une des grandes puissances économique du monde et l'un des principaux exportateurs. « L'Allemagne se trompe » si elle pense qu'elle a fait assez, a affirmé Desmond Lachman, de l'American Enterprise Institute.

D'après M. Kirton, le débat transatlantique sur les mesures à mettre en place pour lutter contre la récession passe à côté d'un élément important. Des mesures de stimulation économique sont de mise tant qu'elles sont accompagnées d'initiatives visant à dégeler les marchés du crédit. « Il ne sert à rien de verser de l'argent à un bout du tuyau s'il est obstrué ailleurs », a-t-il dit.

Selon lui, la politique monétaire des États-Unis et du Royaume-Uni visant à stimuler le crédit et l'activité économique n'a pas encore produit les effets désirés à cause des contraintes qui pèsent sur le crédit au sein de l'industrie bancaire.

Le gouvernement Obama a récemment annoncé une série de mesures visant à assainir les comptes des banques afin de leur permettre de prêter de nouveau.

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?