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05 août 2009

La sécurité alimentaire figure au programme du voyage de Mme Clinton en Afrique

 
Distribution de denrées alimentaires au Kénya en 2006
Un petit Kényan examine un sac de denrées alimentaires offerte lors d'une période de sécheresse en 2006.

Washington – La secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton mettra l’accent sur la sécurité alimentaire et les partenariats pour y parvenir tout au long de son premier voyage officiel en Afrique subsaharienne, où la sous-alimentation est répandue selon l’organisation non-gouvernementale (ONG) World Vision.

Avant de quitter Washington pour une tournée dans sept pays africains du 4 au 14 août, Mme Clinton a déclaré lors de la remise du Prix alimentaire mondial au département d’État : « La question de la sous-alimentation chronique et de la sécurité alimentaire est à la tête de notre ordre du jour ici au département d’État et dans tout le gouvernement Obama. »

Appelé parfois « le prix Nobel de l’agriculture », le Prix alimentaire mondial a été établi en 1990 par le philanthrope John Ruan pour rendre hommage aux personnes qui cherchent à améliorer la qualité, la quantité et la disponibilité des produits vivriers dans le monde pour le bien de toute l’humanité.

Après avoir remis le Prix alimentaire mondial de 2009 au professeur d’agronomie Gebisa Ejeta, de l’université Purdue, Mme Clinton a dit : « Attaquer le problème de la faim directement à sa source fait partie intégrante de nos efforts pour réaliser nos objectifs de politique étrangère, qu’il s’agisse du redressement économique, de la stabilisation des sociétés fragiles, de la création de partenariats plus solides, du nettoyage de notre planète ou de la création de possibilités économiques. »

« L’agriculture durable sur laquelle se fonde la sécurité alimentaire n’est donc pas pour nous un simple projet annexe. C’est un élément central de notre politique étrangère, » a-t-elle affirmé.

Les États-Unis continuent d’être le pays qui fournit la plus grande aide alimentaire. Ils ont consacré 5,5 milliards de dollars l’an dernier à la lutte contre la faim et apporté à ce titre une aide à 16 pays subsahariens en ce qui concerne l’aide alimentaire d’urgence, la production vivrière et les techniques agricoles.

Lors de sa tournée africaine, Mme Clinton se rendra au Kénya, en Afrique du Sud, en Angola, en République démocratique du Congo (RDC), au Nigéria, au Libéria et au Cap Vert. Son voyage fait suite au discours que le président Obama a prononcé au Ghana le 11 juillet et dans lequel il a souligné l’engagement des États-Unis à fournir 3,5 milliards de dollars pour redynamiser le secteur agricole africain.

« Je me suis engagé à augmenter fortement notre aide à l'étranger, ce qui correspond à l'intérêt de l'Afrique et à celui des États-Unis », a-t-il déclaré au Parlement ghanéen. « Toutefois, le véritable signe de réussite n'est pas de savoir si nous sommes une source d'aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur. ».

Un haut responsable de l’ONG World Vision, M. Robert Zachritz, a fait l’éloge de l’engagement pris par M. Obama d’affecter 3,5 milliards de dollars à la lutte contre l’insécurité alimentaire, en mettant l’accent sur les partenariats et les réformes agricoles. Il a déclaré : « Nous nous félicitons du rôle primordial que le président Obama a promis de jouer dans ce domaine. Œuvrer pour répondre aux besoins alimentaires inclut des programmes de développement agricole durable pour cultiver des aliments de haute qualité nutritionnelle, mais aussi des programmes d’aide, et cette initiative de M. Obama est une mesure audacieuse fondée sur une approche plus généralisée au problème de la faim dans le monde dans le but d’y mettre fin. Nous exhortons les dirigeants à appuyer cette approche avec des fonds et avec des mesures concrètes. ».

Au Kénya, où la secrétaire d’État participe au Huitième forum de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), World Vision administre un projet d’irrigation financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Selon le site Internet de l’USAID, le projet d’irrigation Morulem dans la région de Turkana au Kénya a permis des cultures beaucoup plus variées ; de même, le nombre d’agriculteurs en mesure de vendre des cultures de rente « s’est accru de manière significative ».

Ce projet inclut un programme d’agronomie forestière dont le but était de lutter contre le déboisement dans la région aride de Turkana en plantant plus de 26.000 plants d’arbre, notamment d’arbres fruitiers. Il a également permis d’améliorer l’alimentation des agriculteurs et de créer 938 emplois dans le secteur agricole.

D’autres programmes agricoles de l’USAID en Afrique appuient les technologies de recherche et de développement afin d’améliorer les pratiques de production. Dans le passé, des projets liés à la biotechnologie ont permis aux agriculteurs africains d’avoir un meilleur accès aux semences de qualité, aux engrais, aux services agricoles et au financement dont ils ont besoin.

Plusieurs de ces projets sont mis en pratique avec la contribution de volontaires du Corps de la Paix qui œuvrent de concert avec les Africains pour renforcer les associations et les coopératives agricoles et pour aider les petits exploitants à vendre leurs récoltes sur les marchés.

En 2008, le Corps de la Paix a créé le Groupe de travail sur la sécurité alimentaire mondiale qui fournit aux volontaires les ressources, les informations et la formation nécessaires pour exécuter des programmes locaux visant à mettre fin à la sous-alimentation, à améliorer l’alimentation et à apporter un soutien aux agriculteurs.

A l’heure actuelle, 40 % des 7.800 volontaires du Corps de la Paix participent à des programmes visant à améliorer la sécurité alimentaire dans les 74 pays où ils sont à l’œuvre.

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