View Other Languages

We’ve gone social!

Follow us on our facebook pages and join the conversation.

From the birth of nations to global sports events... Join our discussion of news and world events!
Democracy Is…the freedom to express yourself. Democracy Is…Your Voice, Your World.
The climate is changing. Join the conversation and discuss courses of action.
Connect the world through CO.NX virtual spaces and let your voice make a difference!
Promoviendo el emprendedurismo y la innovación en Latinoamérica.
Информация о жизни в Америке и событиях в мире. Поделитесь своим мнением!
تمام آنچه می خواهید درباره آمریکا بدانید زندگی در آمریکا، شیوه زندگی آمریکایی و نگاهی از منظر آمریکایی به جهان و ...
أمريكاني: مواضيع لإثارة أهتمامكم حول الثقافة و البيئة و المجتمع المدني و ريادة الأعمال بـ"نكهة أمريكانية

04 août 2009

Vers un nouveau partenariat économique américano-africain

Article écrit en prévision du Huitième Forum de l'AGOA

 
Culture de haricots verts en Éthiopie.
Des agriculteurs éthiopiens cueillent des haricots verts destinés à être exportés.

L'article ci-après de M. Ron Kirk, représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, a paru le 3 août dans plusieurs journaux du Kénya. Il appartient au domaine public et sa reproduction n'est assujettie à aucune restriction.

(Début de l'article)

Vers un nouveau partenariat américano-africain en matière de commerce et de développement

Ron Kirk

Lors du discours qu'il a prononcé le mois dernier devant le Parlement ghanéen, le président Obama a exposé sa conception d'un nouveau partenariat entre les États-Unis et l'Afrique, d'un partenariat qui prévoit d'apporter un soutien à un développement offrant des possibilités à un plus grand nombre de personnes.

Cette semaine à Nairobi, j'assisterai au Huitième Forum de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), tout comme la secrétaire d'État, Mme Hillary Clinton, le ministre de l'agriculture, M. Tom Vilsack, de hauts responsables américains et africains ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile. Au cours de ce forum, nous étudierons les moyens de faire progresser le partenariat entre les États-Unis et l'Afrique en matière de commerce et de développement.

L'AGOA, que le président Clinton a promulguée en 2000, supprime les droits de douane applicables à la plupart des produits exportés aux États-Unis par les pays africains qui remplissent les conditions nécessaires. Elle offre aussi un cadre pour la coopération entre les États-Unis et l'Afrique dans le domaine économique.

Le thème du forum de cette année est : « Tirer parti de toutes les possibilités offertes par l'AGOA en accroissant les échanges commerciaux et les investissements ».

La période actuelle est difficile pour les exportateurs du monde entier, et l'Afrique ne fait pas exception. Je suis résolu à trouver de nouvelles solutions aux problèmes auxquels se heurtent les exportateurs africains et de nouveaux moyens d'exploiter les possibilités de l'AGOA.

Il s'agit du premier Forum de l'AGOA depuis l'entrée en fonction du président Obama, et c'est un moment opportun pour envisager de nouvelles stratégies qui puissent se fonder sur les progrès réalisés dans le cadre de l'AGOA et tracer une nouvelle voie pour les échanges commerciaux entre les États-Unis et l'Afrique et pour les investissements.

Voici quelques points saillants dont on devrait à mon avis tenir compte pour progresser.

Il nous faut trouver des moyens nouveaux et plus efficaces de favoriser la compétitivité des entreprises africaines. L'expérience des pays en développement d'Asie laisse penser que les pays africains ont besoin d'accroître et de diversifier leurs échanges commerciaux en vue de stimuler la croissance économique et de la maintenir. Les Africains peuvent devenir plus compétitifs au niveau international en améliorant le climat des affaires dans leurs pays et en favorisant l'esprit d'entreprise, notamment en simplifiant les formalités douanières et en les modernisant. L'aboutissement des négociations du cycle de Doha sous l'égide de l'Organisation mondiale du commerce, s'il est ambitieux et équilibré, pourrait aussi aider l'Afrique à tirer de plus grands avantages du système commercial mondial.

L'amélioration de l'AGOA réside dans son application. L'AGOA a permis d'accroître les échanges commerciaux entre les États-Unis et l'Afrique et de les diversifier. Les produits africains exportés aux États-Unis comprennent maintenant des vêtements, des chaussures, des produits alimentaires et d'autres produits à valeur ajoutée. Nous savons cependant que l'on peut faire davantage pour augmenter les échanges dans le cadre de l'AGOA dans un plus grand nombre de pays et de secteurs. Il ne s'agit pas d'augmenter la liste des produits admissibles - ils le sont presque tous -, mais d'élargir l'application de l'AGOA. Nous le ferons pour notre part en offrant une assistance technique liée au commerce. Les États et les entreprises africains peuvent tirer davantage parti de l'AGOA en élaborant des stratégies communes de développement des exportations dans des secteurs spécifiques.

Des relations dynamiques et durables entre les États-Unis et l'Afrique doivent se fonder sur l'accroissement des échanges commerciaux dans les deux sens. Grâce à l'AGOA, le marché américain, qui constitue le marché le plus important pour les pays africains au niveau d'un seul pays - est plus ouvert aux produits africains que jamais auparavant. Les Africains peuvent contribuer à mettre nos relations durables en matière de commerce et d'investissement sur une base plus solide en s'attaquant davantage aux obstacles qui entravent les exportations américaines dans leurs pays. Il nous faudra œuvrer de concert pour trouver les moyens d'uniformiser les règles du jeu pour les exportateurs américains et pour accroître les échanges dans les deux sens.

L'intégration économique régionale est essentielle à l'avenir de l'Afrique. En octobre dernier, les dirigeants d'une vingtaine de pays africains se sont engagés à œuvrer en vue d'établir une zone de libre-échange allant de la Méditerranée au cap de Bonne-Espérance. Cette décision et d'autres mesures en faveur de l'intégration régionale sont prometteuses pour ce qui est de l'accroissement des échanges commerciaux entre pays africains et de l'amélioration des perspectives d'investissement en Afrique, ainsi que pour la compétitivité des entreprises africaines. Les États-Unis œuvreront de concert avec les organisations régionales africaines et avec leurs États membres à cet effet.

L'aide destinée à faciliter les échanges commerciaux doit constituer une question prioritaire tant pour les bailleurs de fonds que pour les pays bénéficiaires. Le gouvernement Obama est résolu à apporter une aide aux pays africains pour qu'ils puissent tirer parti le plus possible des possibilités en matière de commerce international. L'an dernier, les États-Unis ont consacré plus de 1 milliard de dollars à l'aide au renforcement des capacités commerciales des pays subsahariens. Il incombe aussi aux pays africains de faire du commerce une question prioritaire de leurs programmes de développement et de veiller à ce que les fonds soient utilisés judicieusement.

Comme le président Obama l'a dit au Ghana, ce que nous tentons de réaliser avec nos partenaires africains ne se limite pas à l'augmentation des chiffres figurant sur un bilan. Nous nous employons à créer des possibilités, des emplois et un avenir meilleur aussi bien pour les Africains que les Américains.

Les échanges commerciaux peuvent être un moyen puissant qui permettra à l'Afrique de réaliser son ordre de priorité en matière de développement. Les États-Unis sont résolus à œuvrer de concert avec leurs partenaires africains pour veiller à ce que le commerce et le développement aillent de pair.

(M. Ron Kirk est le représentant des États-Unis pour le commerce extérieur.)

(Fin de l'article)

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?