22 octobre 2008
Les dirigeants du Groupe des Vingt sont invités à y participer.
Washington - Les dirigeants de 20 pays ont été invités à participer à un sommet économique qui se tiendra à Washington le 15 novembre prochain afin de discuter de l'actuelle crise financière, de ses causes et des moyens d'y mettre fin par des règlements plus efficaces et des réformes.
« Nous pensons en outre que les dirigeants concernés discuteront des effets de la crise sur les économies naissantes et les pays en développement », a déclaré la secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Mme Dana Perino, le 22 octobre. Un nombre croissant de pays en développement s'inquiètent en effet de l'effet qu'aura l'actuelle crise financière sur leurs perspectives de développement à long terme et sur l'aide de l'étranger.
Ce sommet du 15 novembre, consacré à l'actuelle crise économique, sera le premier d'une série de réunions des pays du G-20 qui se concertent habituellement sur les questions relatives au système financier international.
Durant le weekend du 18 octobre, le président Bush a reçu le président français Nicolas Sarkozy et le président de la commission européenne José Manuel Barroso à Camp David (Maryland) afin de discuter de la crise économique. Le projet de sommet est né de ces entretiens, a expliqué Mme Perino.
Les membre du G-20 sont les suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie et Union européenne. « Le G-20, qui regroupe les principaux pays développés et émergents, a été créé en 1999 dans la foulée de la crise financière qui a secoué le monde cette année-là », a précisé Mme Perino.
Le directeur général du Fonds monétaire international, M. Dominique Strauss-Kahn, le président de la Banque mondiale, M. Robert Zoellick, le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, et le président du Forum de stabilité financière internationale (SFS), M. Mario Draghi, ont également été invités à ce sommet.
Les principes qui y seront élaborés seront peaufinés par divers groupes de travail durant de futures réunions. Mme Perino a déclaré que l'on n'avait pas encore décidé si le prochain président-élu des États-Unis serait invité au sommet du 15 novembre. (L'élection présidentielle américaine a lieu le 4 novembre.)
« Il est évident que nous demanderons l'avis du président élu », a ajouté Mme Perino. Ce sommet est programmé à point nommé, parce que nombre des mesures d'urgence mises en œuvre par les pays concernés auront eu le temps de commencer à dégeler des marchés du crédit. »