15 octobre 2008
La mondialisation présente des difficultés mais aussi des avantages réels.
(L'article ci-après appartient à la publication du département d'État intitulée USA : L'économie en bref.)
L'expansion économique ne peut se perpétuer indéfiniment, cela est évident. Depuis 1854, l'économie américaine a connu 32 cycles d'expansion et de contraction. Dans les époques récentes, les périodes d'expansion ont tendance à devenir plus longues et les périodes de contraction plus courtes : ainsi, au cours des 10 cycles allant de 1945 à 2001, les premières duraient en moyenne 57 mois et les secondes 10 mois contre 38 et 17 mois en moyenne sur l'ensemble des 32 cycles.
Un accroissement continu de la productivité - la production horaire d'un travailleur - est le seul moyen de maintenir une augmentation soutenue de l'expansion économique et une hausse des revenus. Depuis le point culminant atteint en 2002, les gains de productivité enregistrent un ralentissement aux États-Unis.
La sécurité de l'emploi est de plus en plus le principal sujet d'inquiétude des travailleurs de la classe moyenne face aux changements technologiques et à la concurrence d'une main-d'œuvre étrangère aux salaires plus bas. Si la plupart des économistes soutiennent sans équivoque les énormes bénéfices commerciaux, d'autres - dont le petit nombre ne cesse de croître - mettent en garde contre le risque que des dizaines de millions d'emplois américains soient délocalisés à l'étranger et que les États-Unis perdent même des secteurs industriels entiers.
Pourtant, rester à l'écart de l'intégration de l'économie mondiale semble quasiment impensable. Les échanges bilatéraux de biens et de services représentaient 27 % du PIB américain en 2005, soit une hausse de 11 % par rapport à 1970. Les emplois d'au moins 12 millions de travailleurs américains dépendent aujourd'hui des exportations.
Alors que de nombreux travailleurs américains doivent encore relever d'énormes défis à venir, le plus important étant certainement de recevoir un enseignement et une formation adéquats, les optimistes considèrent que les États-Unis sont bien placés pour tirer parti du bouillonnement de l'économie mondiale car ils ont à leur actif une forte aptitude au changement.
« Il ne fait pratiquement pas de doute que les États-Unis verront leur place se réduire au sein d'une économie mondiale en expansion du fait des changements structurels à l'œuvre dans le monde, estime le Council on Competitiveness, mais il n'y a aucune raison pour que les États-Unis ne parviennent pas à conserver la position de pays le plus prospère du monde. »