Économie et commerce | La croissance par l'ouverture des marchés

10 octobre 2008

Chapitre 2 : Une économie de services

Les secteurs des banques, des assurances et des investissements sont les clés de la croissance économique des États-Unis.

 

(L'article ci-après appartient à la publication du département d'État intitulée USA : L'économie en bref.)

En 2006, les services produits par l'industrie privée représentaient 67,8 % du PIB des États-Unis ; les services liés aux secteurs de l'immobilier et de la finance - banques, assurances et investissements - arrivaient en tête. Parmi les autres catégories de services, citons : ventes en gros et au détail ; transports ; santé ; services administratifs, scientifiques et juridiques ; éducation ; arts ; spectacles ; loisirs ; restauration et hôtellerie.

La production de biens représentait 19,8 % du PIB : les produits manufacturés (tels que ordinateurs, automobiles, avions, machines), 12,1 % ; le bâtiment, 4,9 % ; les forages pétroliers, l'extraction du gaz et l'exploitation minière, 1,9 % ; l'agriculture, moins de 1 %. Les pouvoirs publics à l'échelon fédéral, des États et des collectivités locales représentaient 12,4 % du PIB.

Les secteurs dont l'expansion est la plus rapide sont les services financiers ; les services techniques, scientifiques et les professions libérales ; les biens durables, notamment les ordinateurs et les produits électroniques ; l'immobilier ; et la santé.

Les secteurs dont la part du PIB a diminué sont l'agriculture et l'exploitation minière, et d'autres industries, comme le textile.

Selon le Council on Competitiveness, « l'industrie rudimentaire qui repose sur les produits de base est en train de disparaître aux États-Unis et est transférée dans les pays en développement où la fabrication courante peut être effectuée à bon marché ».

Pourtant, les États-Unis demeurent le premier pays industriel du monde, ses usines produisant des biens d'une valeur de 1,49 billion de dollars en 2005, soit 1,5 fois plus que le pays arrivant au second rang, le Japon. Et la valeur de la production agricole américaine n'est dépassée que par celle de la Chine et de l'Inde.

Même si l'agriculture ne représente aujourd'hui qu'une part modeste du PIB, les agriculteurs demeurent des forces puissantes tant sur le plan économique que politique. En 2002, la valeur de la production agricole américaine représentait plus de 200 milliards de dollars, dont 45 milliards de dollars pour les bovins ; près de 40 milliards de dollars pour les céréales (comme le maïs et le blé) et les oléagineux (comme le soja) ; près de 24 milliards de dollars pour les volailles et les œufs ; 20 milliards de dollars pour les produits laitiers ; et 12 milliards de dollars pour les porcins.

Même si les États-Unis comptent plus de 2 millions d'exploitations agricoles, un nombre relativement faible de grandes exploitations dominent - ainsi, en 2002, 1,6 % d'exploitations réalisaient la moitié du total des ventes.

Malgré un déficit commercial global, les États-Unis ont un excédent agricole. Selon les projections, les exportations agricoles américaines devraient atteindre 78 milliards de dollars en 2007, la plus grande part étant destinée à l'Asie. Environ le quart de la production agricole des États-Unis est exporté.

Les États-Unis conservent aussi un excédent commercial dans les services : 79,7 milliards de dollars en 2006. Dans ce secteur, la catégorie la plus importante est constituée par les voyages d'étrangers aux États-Unis : 85,8 milliards de dollars en 2006.

En revanche, les États-Unis enregistrent un déficit commercial important et croissant dans le secteur des marchandises. Tandis que les États-Unis exportaient plus de un billion de dollars de biens en 2006, ils en importaient pour plus de 1,8 billion de dollars.

Les importations les plus importantes pour la même année étaient de loin les automobiles et les pièces détachées, 211,9 milliards de dollars, et le pétrole brut, 225,2 milliards de dollars. Les premières sources des importations américaines étaient le Canada, la Chine, le Mexique, le Japon et l'Allemagne.

Parmi les premiers produits exportés par les États-Unis en 2006 figuraient les automobiles et les pièces détachées, les semiconducteurs et les avions civils. Les premiers pays destinataires étaient le Canada, le Mexique, le Japon, la Chine et le Royaume-Uni.

Entre 2000 et 2006, même si les exportations de biens ont augmenté de 33 %, les importations de biens ont grimpé encore plus vite : 52 %. Et le déficit de la balance des biens a presque doublé au cours de cette période.

Le déficit commercial de 758,5 milliards de dollars représentait 5,7 % du PIB en 2006 - un déficit qui, selon de nombreux économistes, n'est pas viable parce qu'il dépend du flux continu des investissements étrangers pour le financer.

Mais qu'est-ce qui rend cette économie si dynamique ?

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