Économie et commerce | La croissance par l'ouverture des marchés

25 novembre 2008

M. Bush est optimiste au sujet de la solution des problèmes financiers mondiaux

Les échanges commerciaux et les investissements sont, selon lui, essentiels pour mettre fin à la crise actuelle.

 
Réunion des représentants de l'APEC en 2008
Réunion des représentants de l'APEC (zone de Coopération économique Asie-Pacifique) le 22 et 23 novembre à Lima (Pérou).

Washington - Le président Bush estime que l'économie mondiale se redressera probablement bien avant la période de dix-huit mois fixée par l'APEC (zone de Coopération économique Asie-Pacifique) lors de sa réunion au sommet qui a eu lieu à Lima (Pérou) les 22 et 23 novembre.

Selon un responsable de la Maison-Blanche, M. Dan Price, qui accompagnait M. Bush à Lima, le président considère que les mesures prises par le gouvernement des États-Unis et par d'autres États devraient donner des résultats rapidement.

Le communiqué diffusé à l'issue de l'APEC, dont les membres se composent de 21 pays d'Asie, d'Amérique du Nord et d'Amérique du Sud, reflète les conclusions des chefs d'État et de gouvernement des États membres du G20, qui se sont réunis le 15 novembre à Washington. Tout comme le G20, les États membres de l'APEC se sont engagés à ne pas ériger de nouveaux obstacles au commerce et aux investissements pendant les douze prochains mois et à œuvrer en faveur de la reprise des négociations commerciales du cycle de Doha. Les délais prévus par l'APEC pour mettre fin à la crise financière sont semblables à ceux du Fonds monétaire international, selon lequel la croissance économique des pays industriels n'augmentera que de 0,9 % en 2009, mais devrait être plus robuste en 2010.

Les engagements pris par les États membres de l'APEC alliés à ceux du G20, a indiqué M. Price, mettent le monde dans une bonne position pour relancer la croissance et pour surmonter la crise actuelle. « Nous avons constaté que, dans le cadre de cette crise économique mondiale, nous sommes étroitement liés les uns aux autres », a-t-il dit.

Le président Bush, a-t-il expliqué, veut éviter les erreurs que l'on a commises à la suite du krach boursier de 1929. « Il a beaucoup lu et étudié, au cours des années, ce qui s'est passé en 1929, lorsque notre pays a augmenté les impôts et qu'il a adopté la loi protectionniste Smoot-Hawley. Il s'ensuivit la décennie très difficile de la dépression. »

Les échanges commerciaux entre les États membres de l'APEC

La réunion au sommet de l'APEC à Lima est la huitième à laquelle M. Bush a assisté. Pendant ses huit années à la présidence, les relations commerciales entre les pays situés des deux côtés du Pacifique se sont élargies et renforcées, a indiqué la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice.

Au moment de son entrée en fonctions, les États-Unis avaient conclu avec des pays d'Amérique latine et d'Asie 3 accords de libre-échange qui étaient alors en vigueur. Ce nombre est maintenant passé à 14 sans compter 3 accords qui ne sont pas encore entrés en vigueur et 3 autres conclus avec le Panama, la Colombie et la Corée du Sud que le Congrès n'a pas encore ratifiés.

Les accords de libre-échange conclus avec des États membres de l'APEC sont les plus élaborés en ce qui concerne l'économie, les droits des travailleurs et la protection de l'environnement. « Ce sont des modèles du genre d'accord progressiste de libre-échange », a-t-elle dit.

La grande réussite de la participation des États-Unis avec les États de la zone Asie-Pacifique est, selon Mme Rice, l'amélioration des relations avec la Chine. « Les États-Unis, a-t-elle dit, ont avec la Chine des relations meilleures que jamais en général, bien qu'il ne soit pas facile d'entretenir des relations très complexes avec un pays qui émerge de la façon dont la Chine le fait. »

Alors que le gouvernement Bush se préoccupe des divergences avec ce pays dans les domaines des droits de l'homme et de l'économie, « le président n'a pas cessé de souligner qu'il importait que les États-Unis restent ouverts aux avantages d'une économie chinoise en expansion en résistant aux pressions d'ordre protectionniste, en ayant recours à un dialogue économique stratégique (…) de manière à inciter la Chine à ouvrir davantage son économie. »

Parmi les autres réussites du gouvernement Bush en Asie dans le cadre de l'APEC figurent les progrès réalisés en ce qui concerne le programme nucléaire de la Corée du Nord ainsi que la réduction des tensions entre la Chine et Taïwan du fait du fort accroissement des échanges commerciaux et des investissements entre eux.

Pour ce qui est de l'Amérique latine, Mme Rice a déclaré que M. Bush avait aidé les pays latino-américains à adopter une politique plus pragmatique. « Le président, a-t-elle dit, a réussi à ouvrir une brèche dans l'ancienne lutte au sujet de l'idéologie en Amérique latine. Il ne s'agit pas de savoir si des pays appartiennent à la gauche ou à la droite, mais de savoir s'ils gouvernent judicieusement, démocratiquement, que leur économie est ouverte aux investissements et qu'ils investissent dans le domaine social. » Les États-Unis, a-t-il précisé, ont des liens d'amitié avec des gouvernements de tendance de gauche, tels que ceux du Brésil, du Chili et de l'Uruguay, et de tendance conservatrice tels que celui de la Colombie.

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